mercredi 30 novembre 2011

Des Scud syriens déployés à la frontière avec la Turquie

source : www.almanar.com.lb

La Syrie a déployé des missiles Scud tout au long de sa frontière avec la Turquie et l’Irak, et les a adressés vers la Turquie, a rapporté l’agence de presse iranienne anglophone Press TV, citant une source syrienne ayant gardé l’anonymat. Ces missiles balistiques sol-sol de fabrication soviétique ont été déployés dans les régions de Kamechli, et de Deir EzZor, c’est-à-dire a la frontière avec la Turquie et l’Irak. Elles ont pour mission de contrer une éventuelle attaque venant de la Turquie dont les dirigeants n’ont cessé de multiplier leurs condamnations au régime syrien ces derniers temps, de concert avec la Ligue arabe. Ce mercredi, Ankara a décidé de d'imposer des sanctions économiques et financières et de geler les transactions commerciales avec le gouvernement syrien. Une mesure similaire entre les banques centrales turque et syrienne est également envisagée. S’exprimant devant un parterre de journaliste, son chef de la diplomatie Ahmet Davutoğlu a estimé que le régime syrien "est dans l'impasse". Depuis l’éclatement de la crise syrienne, Ankara a adopté une position hostile au régime syrien et s’est érigé comme le fer de lance du projet occidentalo-arabe contre ce pays. Adoptant une version des faits qui refuse de reconnaitre la présence de groupes armés terroristes. L'Iran à la rescousse de la Syrie Le quotidien libanais arabophone AlAkhbar a écrit que l’Iran se prépare pour assister la Syrie par tous les moyens et amortir les séquelles dues aux sanctions imposées contre elle par les Occidentaux et les Arabes. Selon le chroniqueur du journal libanais Ely Chalhoub, c’est le guide suprême de la révolution iranienne le grand ayatollah Sayed Ali Khamenei qui a pris cette décision et l’a généralisée au parlement iranien et à tous les services iraniens concernés. Prise samedi, cette décision a été transmise à Damas qui a dépêché dimanche son vice-ministre des affaires étrangères Fayçal Mekdad lequel s’est concerté de longues heures avec les responsables syriens. Chalhoub estime que Téhéran a opéré un changement de comportement en passant de la défense défensive à la contre-offensive. Il indique que les tractations entre les responsables des deux parties battent leur plein ces derniers temps et sont presque quotidiennes. Des efforts sont actuellement déployés pour éviter une décision de l’organisation de la coopération islamique (OCI) (nouvelle appellation de l’Organisation de la Conférence islamique) similaire à celle de la Ligue arabe. Mais les concernés sont plutôt pessimistes, surtout que cette organisation est contrôlée par l’Arabie saoudite et la Turquie. Le chroniqueur d’AlAkhbar signale que Sayed Khamenei a tranché le différend qui divisait les milieux politiques iraniens sur la position à prendre avec la Syrie. Certains d’entre eux étaient contre le fait de mettre “ tous les œufs dans le panier du régime syrien” soutenant que « le renversement de Bachar el Assad n’est pas la fin du monde et qu’en fin de compte l’on peut traiter avec n’importe que régime installé à Damas ». Mais dès le début, le guide suprême avait demandé aux responsables « d'aller et de trouver les moyens opportuns qui puissent préserver le régime et accorder à la Syrie sa dignité et sa résistance». Citant des sources iraniennes, Chalhoub rapporte la position de Sayed Khamenei concernant la Syrie : « Il voit que la Syrie en tant qu’état et que pays est en danger et les revendications de réformes ne sont qu’un mensonge derrière lequel se cachent ceux qui aspirent à punir la Syrie pour ses positions concernant le conflit dans la région. Raison pour laquelle il faut la défendre par tous les moyens pour préserver la résistance et la Palestine ». Une aide pétrochimique est prévue, et devrait pallier aux sanctions arabes. Il est également question de faire entrer les tractations commerciales syriennes dans le cercle fermé que l’Iran a édifié durant de longues années.

mardi 29 novembre 2011

Syrie:les manifestations que personne ne veut voir

source : www.almanar.com.lb


Les manifestations millionièmes presque quotidiennes se poursuivent en Syrie, en soutien au régime et à ses réformes.
Les manifestations que l’Occident et ses alliés arabes et turc ne veulent pas voir

Pour la énième fois, des centaines de milliers de Syriens ont manifesté ce mercredi dans plusieurs grandes villes syriennes, pour exprimer leur soutien au régime syrien et aux réformes qu’il entreprend. Ces rassemblements surviennent alors que le gouvernement syrien a décidé de boycotter la réunion de la Ligue arabe qui devait se tenir ce mercredi dans la capitale marocaine. 
Selon l’agence de presse syrienne officielle Sana, qui a assorti sa dépêche d’images vidéos et de photographies, ces rassemblements immenses ont eu lieu dans la capitale Damas, dans les villes côtières Lattaquié et Tartous, ainsi que dans les provinces d’Alep, de Hama.  
La manifestation de la capitale Damas s’est étendue entre la place des 7 mers (Sabaa bahrate) et celle des Omeyyades. Les participants qui manifestaient sous la pluie ont scandé des slogans de soutien au président syrien : «  le peuple veut Bachar El Assad » ou encore «  nous nous sacrifierons pour toi Bachar », ponctuaient-ils. Certains slogans condamnaient les dernières décisions de la Ligue arabe de suspendre la participation de leur pays, et refusaient toute ingérence étrangère.



Dans la manifestation de Lattaquié, les manifestants ont ovationné le serment de fidélité au président : «  Nous jurons par Dieu, Le Tout-Puissant que nous Syriens, resterons unis, resterons attachés à ta voie, sauvegarderont ta politique de soutien à la résistance, soutiendrons ton armée glorieuse, et marcherons derrière le président Bachar ».


Des manifestations pro Bachar en Tunisie que personne n'évoque

Sana a révélé  que des dizaines de tunisiens ont manifesté ce mercredi devant le siège de la Ligue Arabe à Tunis pour protester contre sa dernière décision sur la Syrie. Les manifestants scandaient des slogans accusant l’instance panarabe  d’être un instrument aux mains de l’impérialisme et du sionisme, et qualifiant la Syrie de «  bastion de l’Arabité, de profondeur de la Palestine et de – de la résistance ».
Quant au parti de l’union démocratique unifié mettait en garde contre la décision de la ligue, y voyant l’amorcement d’une ingérence étrangère dans les affaires internes syriennes, pour permettre au plan occidentalo-sioniste de mettre en place une nouvelle carte dans la région.

Saisie d'équipements dont des « made in Israël », dont personne ne parle
Sana a rapporté que les services compétents ont confisqué une grande quantité d'appareils de communication et de diffusion satellitaire super sophistiqués utilisés par « les groupes terroristes armés et ceux qui avaient des contacts avec les chaînes satellitaires tendancieuses ».
Certains de ses équipements permettent de «  capter les fréquences des appareils de contacts des forces de sécurité et facilitent « la communication entre les terroristes pour organiser leur déploiement suivant le trajet des forces du maintien de l'ordre ».

De plus, ont été saisis des portables Surrayya qui assurent la communication entre les membres de l’opposition et les chaînes satellitaires étrangères et permettent une transmission rapide, via l'Internet, de fichiers, photos et de séquences vidéo.
Selon Sana, des informations enregistrées sur ces appareils ont révélé des numéros de téléphone de plusieurs chaînes satellitaires comme al-Jazeera, al-Arabiya, BBC, France24 et d'autres, en plus des numéros de téléphone des personnalités arabes et étrangères impliquées dans les événements en Syrie.
A également été confisquée une antenne spéciale pour la connexion avec les satellites, fabriquée en Israël. « Cet appareil fait partie d'un système de communication satellitaire à part entière qui opère sur un réseau de satellites militaires américains », précise l’agence. Laquelle fait état de saisine d’appareils de radios utilisés par les terroristes pour semer le chaos et les troubles parmi les gens.
Les tués de l’armée que les Occidentaux, et leurs alliés arabes et turcs commencent à compter

Concernant la situation sur le terrain, l’agence Sana a fait état ce mercredi « d’obsèques de 11 martyrs de l’armée et des forces de sécurité, tués par des groupes terroristes armés, à Homs, Idleb, et Deraa ».
Alors que l’AFP rapporte à la foi de l’Organisation syrienne des Droits de l’Homme (OSDH) qui siège à Londres que 34 soldats et 12 déserteurs ont péri lundi dans la province de Deraa (sud) lors d'affrontements armés, et que 3 déserteurs et un civil ont été tués ce mercredi par les forces de sécurité syriennes dans la localité de Keferzita dans la province de Hama (centre), et que "trois explosions ont secoué le quartier de Barzeh", dans la capitale, suivies de "tirs nourris", qui se poursuivaient dans la matinée de ce mercredi.

Une attaque contre un centre des services secrets syriens mise en exergue par l’AFP
L’Agence française a rapporté qu’un centre des services secrets syriens a été attaqué mercredi près de Damas par des militaires dissidents.
Citant la version des Comités locaux de coordination, présentée comme étant une organisation de l'opposition qui coordonne les manifestations sur le terrain contre le régime de Bachar al-Assad, il est dit que cette attaque, la première de ce type, a été menée à l'aube par "l'Armée syrienne libre", une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par le colonel Riad al-Assad, qui a déserté et s'est réfugié en Turquie. Selon les LCC, l’attaque a été perpétrée par des roquettes et des grenades RPG contre le quartier général des services de renseignements aériens situé à l'entrée de Damas.
   Les militants, qui ont joint au texte un plan de l'attaque, ont indiqué que les prisonniers détenus par les services secrets "allaient bien", mais que leur opération n'avait pas permis leur libération.
   "Des explosions ont secoué Zamalke, Hamouriya, Douma, Harasta (des localités près de Damas, ndlr) et nous avons des informations confirmées qu'un centre des services de renseignements à Harasta a été frappé", a rapporté de son côté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne.
   Aucune information sur d'éventuelles victimes, tant du côté des services secrets que des déserteurs, n'était disponible dans l'immédiat, signale l’AFP.

Damas boude les réunions de la Ligue arabe et ses monarques caduques    

Sur le plan politique, le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé mardi soir que la Syrie ne participerait pas à la réunion de la Ligue, ni à une réunion arabo-turque également prévue mercredi à Rabat.
Cette décision est survenue suite à un durcissement du ton d’Ankara et de plusieurs monarques arabes pro américains et dont leur dynastie perdure depuis des décennies.
 Mardi, la Turquie a dit qu’elle allait arrêter sa coopération avec Damas dans le domaine de l'exploration de pétrole et indiqué qu'elle pourrait aussi réviser ses livraisons d'électricité. Alors que le roi Abdallah de Jordanie demandait à ElAssad de démissionner et que l’ancien ministre saoudien proche de Washington Turki AlFayçal prévoyait « un départ  inévitable » du président syrien.

Changement de ton ou faire plier la Syrie ?

Ce mercredi, la Turquie et la Ligue arabe se sont déclaré "contre toute intervention étrangère en Syrie", dans un communiqué conjoint, à l'issue du Forum de coopération turco-arabe tenu à Rabat.
  
Ils ont également appelé à l'adoption de « mesures urgentes pour protéger les civils de la répression du régime syrien de Bachar al-Assad ».
  
"Le Forum affirme qu'il est nécessaire d'arrêter l'effusion de sang, et d'épargner les citoyens syriens de nouveaux actes de violence et de tueries, ce qui demande que des mesures urgentes soient prises pour assurer la protection des civils", assure le communiqué.
   "Les ministres ont également insisté sur l'importance de la stabilité et l'unité de la Syrie, et la nécessité de trouver un règlement à la crise, sans aucune intervention étrangère", poursuit le communiqué.
  
S'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue de ce forum, le ministre turc des affaires étrangères a pour sa part réaffirmé qu'il "fallait arrêter l'effusion de sang en Syrie".
   "Nous condamnons toutes les pressions que subit le peuple syrien, et nous condamnons les attaques contre les représentations diplomatiques" qui ont eu lieu en riposte à la décision de la Ligue arabe d'imposer des sanctions contre le régime de Damas.
  
Samedi, plusieurs représentations en Syrie ont été attaquées par des manifestants syriens, après l'annonce par la Ligue arabe de la suspension de la Syrie aux travaux de l'instance pan-arabe.
Ce mercredi, l’AFP a indiqué que l’ambassade du Maroc a été visée. Alors que la France a rappelé à Paris son ambassadeur en Syrie, annonce Alain Juppé
La Russie, pour la énième visite, toujours pas convaincue par le CNS   

Mardi, une délégation du Conseil national syrien, qui regroupe des personnalités syriennes de l’opposition vivant en Occident, a essuyé une fin de non-recevoir de la part de la Russie.
Ayant demandé au chef de la diplomatie Serguei Lavrov que Moscou soit plus sévère avec le régime du président ElAssad, les opposants syriens ont entendu dire la même réponse: celle d’amorcer le dialogue avec les autorités syriennes. 

Les Frères musulmans syriens accepteraient une intervention turque en Syrie

source : www.almanar.com.lb

Le leader en exil des Frères musulmans syriens Mohammad Riad Shakfa a affirmé jeudi à Istanbul que les Syriens seraient prêts à accepter une "intervention" turque en Syrie sous prétexte de protéger la population des violences.
"Le peuple syrien acceptera une intervention (en Syrie) venant de Turquie, plutôt que de l'Occident, s'il s'agit de protéger les civils", a déclaré M. Shakfa lors d'une conférence de presse, en réponse à une question sur les moyens pour la communauté internationale de soutenir l'opposition syrienne.
"Nous pouvons avoir besoin de demander d'avantage de la Turquie car c'est un voisin", a-t-il également dit, sans élaborer d'avantage sur la nature de l'intervention que la confrérie pourrait considérer comme acceptable.

Le quotidien pro-gouvernemental Sabah a rapporté jeudi que le Conseil national syrien (CNS), regroupant les Frères musulmans, avait demandé à la Turquie qu'elle établisse une zone d'interdiction de vol le long de sa frontière, côté syrien, sous prétexte de protéger la population syrienne.
Interrogé sur ces allégations, Mohammed Farouk Tayfour, responsable politique des Frères musulmans et membre du CNS, a refusé de s'exprimer, indiquant seulement avoir discuté avec plusieurs gouvernements de "tous les moyens possibles" pour arrêter les violences.
"Nous ne voulons pas d'une intervention étrangère mais nous voulons faire cesser les violences en poussant la communauté internationale à agir", selon les propres termes de Tayfour.

"Si une intervention étrangère a lieu, ce que nous ne souhaitons pas, ce sera la faute de ce régime. A partir de ce point, toute la responsabilité retombera sur le régime dictatorial de la Syrie", a-t-il prétendu.

Syrie: Sayed Moqtada Sadr salue l’opposition d’Assad aux Américains

source : www.almanar.com.lb

Le chef irakien sayed Moqtada Sadr a salué dans une lettre jeudi l'opposition du président Bachar al-Assad aux Etats-Unis et à « Israël ».
"Soyez assurés que je crois totalement à votre cause", écrit sayed Sadr dans une lettre adressée aux "révolutionnaires de notre chère Syrie".
Mais malgré cela, sayed Moqtada Sadr souligne la "grande différence" entre ces événements et "les grandes révolutions de Tunisie, d'Egypte, de Libye, du Bahreïn et du Yémen" plus tôt cette année.
"L'une des raisons de cette différence est que Bachar al-Assad est opposé à une présence américaine et israélienne, et son attitude est claire, contrairement à celle de ceux qui sont tombés avant lui, ou vont tomber", souligne M.Sadr.
"Je vous mets en garde contre une chute dans le règne du terrorisme en cas de vacance du pouvoir", poursuit-il.
"Nous soutenons vos manifestations d'expression de votre opinion (...) mais il existe de grands groupes qui veulent maintenir le gouvernement et vous devez donc accepter de dialoguer et vous retirer du conflit", affirme-t-il.
En août dernier, Sayed Moqtada Sadr avait déjà rejeté les "ingérences américaines en Syrie" et qualifié M. Assad de "frère".

Marches imposantes dans plusieurs gouvernorats syriens .. Non aux décisions de la Ligue Arabe contre la Syrie


source : www.sana.sy


gouvernorats /  Des foules imposantes ont afflué aujourd'hui sur les places de Sabaa Bahrat à Damas, Saadallah al-Jabiri à Alep, du président à Hassaké, de Sabaa bahrat à Deir Ezzor, de Chahba au Soueidaa et de Qtayfé (banlieue de Damas), en dénonciation de la décision de la ligue arabe d'imposer des sanctions au peuple syrien.
20111129-114655.jpg
"Non aux décisions de la Ligue Arabe envers la Syrie" est le message clair envoyé aujourd'hui par les masses rassemblées colossalement sur les différentes places de la patrie.
20111129-114724.jpg
Les citoyens sortis par millions sur les places syriennes ont affirmé que ce qui compte pour eux c'est la Syrie et ce qu'elle représente de dignité et de gloire, et proclamé leur refus de toute intervention étrangère, leur soutien à la décision nationale indépendante et au programme de la réforme et du développement conduit par le président Bachar al-Assad et leur attachement à l'unité nationale face aux sanctions.
20111129-114751.jpg
Les participants affirment que tous les citoyens sont responsables de protéger la Syrie qui fait l'objet d'une conspiration dans laquelle sont impliqués des parties arabes, internationales et même certains de l’intérieur qui voulaient estomper à jamais "la cause nationale".
20111129-114816.jpg
Ils ont souligné que le soutien des Syriens à leur direction, la créativité dans l'invention des solutions et le lancement des initiatives nationales ont fortifié la décision nationale de la Syrie.
20111129-114939.jpg
"Les décisions de la Ligue Arabe ne nous concernent pas, nous n'avons pas peur des intimidations et des menaces", un message adressé par les Syriens aux Arabes partout dans le monde arabe, affirmant qu'ils sont les fils de la Syrie et qu'ils savent comment la protéger et la construire.
20111129-115015.jpg
20111129-115051.jpg
20111129-115123.jpg
20111129-115150.jpg
20111129-115229.jpg
L.A. & L.Hindi / Gh.H.

Les pays conspirateurs contre la Syrie reconnaissent leurs groupes terroristes

source : www.sana.sy


Damas/ Incapables désormais de cacher leurs groupes et gangs terroristes armés qui procèdent à détruire et à tuer les Syriens civils, les pays conspirateurs contre la Syrie se sont trouvés obligés de renoncer à leurs déclarations antécédentes et de commencer la création de la formule de "dissidents de l'armée syrienne".
Toutes les données confirment la réalité terroriste de ces gangs qui font l'objet de l'aveu de la grande diplomate de l'Administration américaine Hillary Clinton qui a parlé de l'existence de groupes armés bien financés appartenant à des formations de l'opposition syrienne, quelques jours avant d'instruire la porte-parole de son ministère d'appeler les groupes armés à ne pas répondre aux appels lancés par le ministère syrien de l'Intérieur aux impliqués dans les événements en Syrie à se rendre et leurs armes aux autorités syriennes même que ces dernières les ont rassuré qu'ils seront relâchés si n'ont pas de sang sur les mains.
Dans ce même contexte, des rapports médiatiques identiques ont dévoilé que ce qui est appelé l'armée syrienne libre est composée dans la plupart de terroristes de différentes nationalités, d'assassins et de criminels en fuite ou poursuivis par les parties compétentes et les forces de l'armée syrienne après la confirmation qu'ils ont de sang sur les mains.
Le journal "Daily Telegraph" publié samedi dernier a fait état d'une coordination et de rencontres entre ces gangs et des Libyens armés sur les territoires turcs pour coordonner leurs opérations criminelles contre les fils du peuple syrien, bénéficiant des armes fournies par l'Occident surtout les armes entrées en Libye par l'OTAN lors de sa dernière agression contre le peuple libyen pendant les quelques derniers mois.
Par ailleurs, le journal français "Le Figaro" a dévoilé il y a deux jours que Paris procède au financement et à l'armement des gangs terroristes, précisant qu'une source militaire française bien informée a confirmé que Paris fournit un appui logistique à ce qu'il appelle "insurgés syriens" ainsi que des outils, des télescopes et des moyens de communication sophistiqués qui les aident à viser les Syriens.
Raghda Bittar

Al-Jazeera, le bras droit des terroristes en Syrie, continue d'exploiter le sang versé des Syriens dans ses nouvelles

source : www.sana.sy

Al-Hassaké / La chaîne tendancieuse al-Jazeera, complice n°1 des groupes armés en Syrie, continue jour et nuit à tuer les citoyens syriens et à exploiter leur sang dans ses nouvelles. L'un des morts virtuels est sorti de sa tombe pour dire : "Assez de mensonges".
Raed al-Kharouf, un prétendu tué par les forces de sécurité syriennes vendredi dernier, a paru hier soir à l'écran de la TV arabe syrienne indiquant que l'un de ses amis l'avait informé qu'al-Jazeera avait annoncé son assassinat par les mains des forces de la sécurité syrienne.
M. al-Kharouf, sa carte d'identité et son passeport devant la caméra de la télévision, s'est montré fortement indigné de cette nouvelle, accusant al-Jazeera de forger les informations afin de semer la terreur parmi les Syriens.

Saisie d'un véhicule chargé d'armes à Homs et désamorçage de dix bombes à Idleb

source : www.sana.sy
 

Homs/Idleb / Les services compétents à Homs ont saisi un véhicule chargé d'armes à son bord un groupe terroriste armé dans le quartier al-Warché, après avoir tué trois d'entre eux.
 Selon une source sécuritaire, les armes saisies dans le véhicule de marque Kia-Avanti, sont de types lance-roquettes RPG, des grenades, trois Kalachnikovs, un fusil à jumelles, deux pistolets, des charges explosives, des munitions et un appareil de communication de haute technologie.
Dans le gouvernorat d'Idleb, les services compétents ont mis hors d'état de nuire les terroristes armés recherchés : Mohamed Omar Rahal et Khaled al-Absi lors de l'attaque des agents de sécurité à Kafarnobl, après la blessure de Rahal qui portait un uniforme militaire.
20111129-001257.jpg
Par ailleurs, deux charges explosives ont été actionnées sur la voie ferrée au nord d'Idleb, faisant des dégâts matériels minimes, au moment où une 3ème charge pesant /50/ kg a été désamorcée.
A noter que l'équipe d'artificiers a pu dans les dernières 24 heures désamorcer /10/ autres charges explosives dans plusieurs endroits du gouvernement.

Hama: Un groupe terroriste armé vole un camion de la compagnie syrienne pour la distribution des publications
Hama / Des terroristes armés à bord de deux voitures ont volé aujourd'hui un camion relevant de la compagnie syrienne pour la distribution des publicités alors qu'il était en route vers Alep.
Le chauffeur avait remis la charge du camion en publications au gouvernorat de Hama et il rentrait à Alep lorsque des terroristes l'ont obligé de s'arrêter et conduit le camion vers un endroit inconnu après avoir relâché le chauffeur.
A noter que ce n'est pas la première fois que les camions de la compagnie susmentionnée subissent des actes de vols au cours de leurs missions entre Hama et Alep.
K.W. & T. Slimani

lundi 28 novembre 2011

Syrie : Moscou invite la France à s'occuper de ses "oignons"

source : www.rtl.fr


François Fillon et Vladimir Poutine ont échangé à propos de la Syrie.François Fillon et Vladimir Poutine ont échangé à propos de la Syrie. / AFP
Les Premiers ministres français et russe, réunis vendredi en séminaire intergouvernemental, ont étalé leurs désaccords sur la Syrie. François Fillon a tenu à défendre la fermeté de Paris contre un Vladimir Poutine partisan de la "retenue". "J'ai dit que nous étions en accord sur presque toutes les grandes questions internationales. Il y a quelques sujets de désaccords, la situation en Syrie en fait partie", a reconnu M. Fillon lors d'une conférence de presse à l'issue de ce 16ème séminaire tenu à Moscou. Après avoir évoqué une situation "dramatique" et jugé que le président syrien Bachar al-Assad était "resté sourd aux appels de la communauté internationale", le chef du gouvernement français a expliqué qu'il était temps d'agir dans le cadre de l'ONU contre la répression sanglante. Une option que la Russie, tout comme la Chine, n'envisage pas pour le moment.

Syrie: Les meurtres confessionnels ensanglantent Homs

source : www.almanar.com.

A l'hôpital al-Ahli dans le quartier alaouite de Zahra, gît Adnane, tué à la hache. A l'hôpital général, des femmes lavent le corps de la sunnite Nafla, abattue à Bayada. A Homs, les assassinats se multiplient et revêtent un caractère confessionnel.
Dans la troisième ville de Syrie, où vivent 1,6 million d'habitants, les tensions confessionnelles sont exacerbées par les meurtres commis par des hommes armés, financés par des pays arabes et occidentaux, comme le prouvent les aveux des terroristes arrêtés par les forces de l’ordre.

"Mon père Adnane al-Ali circulait à bord de son camion jeudi, quand des hommes armés et masqués l'ont kidnappé. Trois heures plus tard, son corps a été jeté dans la rue. Il avait une balle dans la nuque et était défiguré par une hache", raconte son aîné Ali, 24 ans.
 Dans une rue avoisinante, sous une tente, une famille reçoit les condoléances pour la mort de Hassan al-Hussein, 46 ans, un militaire chiite tué en allant en mobylette acheter une bouteille de gaz.
Dans l'assistance, Chaadi Halabi, 25 ans, aussi chiite, est sans nouvelles depuis quatre mois de son père Jamal, un ingénieur de 52 ans. "Il a disparu en se rendant à son travail", dit-il.
Les vieux quartiers de Homs (centre) sont majoritairement sunnites alors que les nouveaux, comme Zahra ou Nizha, érigés il y a une quarantaine d'années, sont alaouites.
 "La confession ne figure pas sur la carte d'identité, mais les tueurs la  détermine à partir du quartier", explique Mohammed Joubaili, ingénieur alaouite de 48 ans.
A l'hhl général de la ville, le mari de Nafla al-Darwish, 37 ans, tuée alors qu'elle était enceinte de sept mois, ne veut pas parler. Une fois les préparatifs de deuil terminés, il s'effondre sur la dépouille de sa femme recouverte d'un linceul vert.
Un médecin assure qu'elle a péri par une balle dans la tête tirée d'une voiture.
A l'extérieur, dans trois camions frigorifiques utilisés comme morgue, près de 80 cadavres sont entassés sans que personne ne les réclame. Selon la loi, l'hôpital doit les garder un mois avant de les enterrer.
Selon le médecin légiste, qui ne veut pas être identifié par peur d'être abattu, l'hôpital a reçu en novembre 250 victimes d'assassinat contre 200 en octobre. "La majorité ont les mains et pieds liés. Certains ont été tués par strangulation, d'autres exécutés d'une balle ou à coups de couteau. Il y a aussi des corps mutilés et certains ont la tête coupée", dit-il en feuilletant son registre.
"C'est devenu la ville la plus dangereuse" du pays, lâche-t-il.
Un membre de l'administration assure "qu'au vu des noms de famille et du quartier, la majorité des victimes sont des alaouites et des chiites".
"A Homs, quand un sunnite est tué par des alaouites, les sunnites répliquent et quand un sunnite est enlevé, c'est la même chose", constate un militant des droits de l'Homme.
Dès que le soleil se couche, la ville se terre dans sa peur. La nuit est déchirée par le bruit de rafales d'armes automatiques, de RPG, de mitrailleuses lourdes. Les policiers et agents des services de sécurité se protègent derrière des sacs et barils de sable.
Si, dans la journée, les trois quarts de Homs ont un aspect normal, le vide se fait dès qu'on s'approche des quartiers sunnites de Bab Amro, Bab Sebaa, Khaldiyé et Bayada. Les ordures jonchent les rues et des pierres sont posées sur la chaussée pour éviter de s'y aventurer par mégarde.
 "Je ne peux pas vous y faire entrer car si les hommes armés m'attrapent, ils m'exécutent sur le champ et vous avec", assure l'officier qui accompagne l'équipe de l'AFP. D'ailleurs, aucune des forces de sécurité, selon lui, ne se trouve à l'intérieur. Elles se contentent de les encercler.

L’Iran, si menacé, prendra pour cible le bouclier de l’Otan en Turquie

source : www.almanar.com.lb



















L'Iran, si jamais il était menacé par une intervention militaire étrangère, prendrait pour cible le bouclier antimissile de l'Otan en Turquie, a averti samedi le général Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces aériennes des Gardiens de la Révolution.

"Si nous sommes menacés, nous comptons d'abord prendre pour cible le bouclier de défense antimissile de l'Otan en Turquie. Et ensuite nous nous en prendrons à d'autres cibles", a déclaré le général Hajizadeh, cité par l'agence de presse iranienne Mehr.

S'adressant à des unités de la milice des Bassidji à Khorramabad (ouest), le général Hajizadeh a affirmé que la position de l'Iran était dorénavant "de répondre aux menaces par la menace", conformément à une directive émise ce mois-ci par le Guide suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei.

Les forces dirigées par le général Hajizadeh sont chargées des systèmes de missiles des Gardiens de la Révolution.
La Turquie a accepté l'an dernier l'installation dans le sud-est de son territoire d'un système radar d'alerte précoce, qui fait partie du bouclier antimissile de l'Otan destiné, selon des experts à protéger « Israël » des missiles iraniens.
Lundi, le général Hajizadeh avait affirmé que "le plus grand souhait" des Gardiens de la Révolution était qu' « Israël » attaque l'Iran, afin que Téhéran puisse rétorquer et jeter l’entité sioniste "dans les poubelles de l'histoire".

Iran: en cas d’attaque, nous ciblerons les sites nucléaires israéliens

source : www.almanar.com.lb

Le porte-parole des Gardiens de la Révolution, le général Yadollah Jawadi a déclaré qu’en cas d’attaque nucléaire ou d’agression contre les sites vitaux iraniens,  Téhéran riposterait contre l'entité israélienne en ciblant ses  sites nucléaires.
"Si les missiles israéliens visent l’une  de nos installations nucléaires, ou tout autre site vital, sachez que chaque parcelle de l’entité sioniste  y compris ses sites nucléaires seront visés par les missiles iraniens", a-t-il affirmé,  ajoutant que « les Israéliens savent que Téhéran a la capacité de le faire » !.
Le représentant du  chef des Gardiens de la Révolution a estimé que les menaces occidentales et américaines dirigées contre Téhéran sont une réaction aux exploits iraniens scientifiques et militaires et à l’éveil islamique qui domine la région aujourd'hui, sans oublier  les crises financières que ces pays traversent, soulignant que le peuple iranien sera ferme et résigné face à toutes menaces potentielles.
Pour sa part, le commandant en chef des forces navales, l’amiral Habibollah Sayari a assuré  que  les manœuvres militaires américaines communes avec d’autres pays font partie de la guerre psychologique, elles ne serviront pas à renforcer leur potentiel militaire ou sécuritaire , sinon qu’à remplir des poches !

dimanche 27 novembre 2011

La Syrie aime Bashar Alassad

La famille de l'enfant martyr Sari Saoud : Les terroristes, et al-Jazzera en complice, sont responsables de son meurtre

source : www.sana.sy

Homs / La famille de l'enfant martyr Sari Saoud a affirmé que leur enfant est tombé martyr par balle des groupes terroristes armés à Homs, "lesquels en portent la pleine responsabilité, avec la complicité d'al-Jazeera qui s'est empressée de prétendre qu'il était tué par l'armée syrienne à al-Bayada. 
20111127-175825.jpg
"Les terroristes ont ciblé mon enfant dans la rue. Si l'armée y était ils ne l'auraient pas fait. L'armée nous protégeait de ces terroristes qui avaient eu la libre main sur nous après la sortie de l'armée des quartiers", a dit la mère éplorée de l'enfant martyr devant la caméra de la télévision syrienne, répétant: Si l'armée y était mon enfant ne serait pas mort.
L'oncle de l'enfant martyr a affirmé lui que la chaîne de terrorisme et de mensonge "Al- Jazeera" exploite le sang des enfants, appelant la Ligue Arabe à voir le terrorisme exercé par les groupes terroristes et les désinformations faites par Al- Jazeera.
L'oncle de l'enfant, Jamal al-Jamal, a tenu à affirmer que le peuple de Syrie restera ferme face à la conspiration, qu'il ne capitulera et ne pliera pas.
La famille de l'enfant martyr a demandé le châtiment des meurtriers, réclamé le retour de l'armée et appelé le conseil d’Istanbul de retirer ses terroristes de Homs et les chaînes mensongères à cesser leurs mystifications et leur instigation.
L.Hindi / Gh.H.

Réponse au reportage "Syrie, dans l'enfer de la répression"

Estimant que le Documentaire "Syrie, dans l'enfer de la répression" réalisé par Sofia Amara était totalement subjectif, j’ai décidé de réaliser une contre enquête. D’où les huit vidéos que je présente ici. Je tiens à préciser que ma démarche critique ne concerne pas uniquement cette journaliste, mais doit être interprétée comme une opposition globale à un système médiatique néfaste, parce qu’orienté et trompeur. Le reportage de Sofia Amara en est une merveilleuse illustration.
Depuis Mars 2011, l’écrasante majorité des manifestations contre Bachar El-Assad ne réunissent que quelques centaines ou quelques milliers de personnes, alors que le peuple syrien descend régulièrement dans la rue par centaines de milliers, voire par millions, pour exprimer son soutien au Président de la République et dénoncer ce qu’il perçoit comme étant un « complot extérieur ».
Malgré leur supériorité numérique, ces rassemblements ont été à peine relayés dans les médias occidentaux, laissant ainsi le citoyen lambda croire que le gouvernement syrien ne bénéficiait que d’un très faible appui populaire.
Aujourd’hui, alors que la crise syrienne rentre dans son neuvième mois, nous savons de manière certaine que beaucoup d’exactions dénoncées par les journalistes et certaines ONG sont totalement fausses et infondées. Il y a eu de nombreux cas qui ont été montés de toute pièce, comme celui d’Amina Abdallah Araf el-Omari, une blogueuse soi-disant kidnappée ou encore celui de Zaynab Al-Hosni, retrouvée décapitée, démembrée et la peau arrachée selon Amnesty International. Après contre enquête, tous ces cas se sont avérés être de pures inventions.
France 24 est allée jusqu’à diffuser un entretien téléphonique durant lequel une personne présentée comme étant Lamia Chakkour, ambassadrice de Syrie à Paris, annonçait sa démission en signe de protestation contre les violences dans son pays. L’ambassadrice a immédiatement démenti et France 24 s’est trouvée contrainte de porter plainte contre X pour usurpation d’identité !
Toutes ces accusations portées contre le gouvernement syrien ne sont que très rarement prouvées par les médias. Elles proviennent de sources invérifiables, pour la plupart. Cependant le climat qu’elles installent demeure, même quand les accusations s’effondrent. Ce qui est grave, c’est que la fiabilité de ces journalistes qui volontairement ou non trompent l’opinion publique n’en est pas pour autant remise en question.
Il devient de plus en plus évident que l’appareil médiatique dominant a eu et a toujours pour objectif caché de préparer les peuples à accepter des interventions militaires extérieures, comme cela s’est passé pour l’Irak et la Libye.
Après les mensonges au sujet des « armes de destructions massives », l’intervention militaire américaine en Irak a laissé place à huit années de chaos et détruit un pays entier. Et en Libye, la presse si prompte à dénoncer la « barbarie » des forces gouvernementales a clairement révélé son parti pris lors du lynchage sauvage de Kadhafi. Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il existe une barbarie « logique », « compréhensible » et « non condamnable » aux yeux de la presse et des milieux politiques lorsque cette barbarie est commise par des milices alliées de l’OTAN.
Le rôle des médias dans la déstabilisation de ces pays tient une place essentielle car ce sont eux qui légitiment les interventions militaires auprès de l’opinion publique. Les journalistes qui remplissent cette tâche, consciemment ou non, portent donc une lourde responsabilité, malheureusement très rarement reconnue. En effet, s’il arrive assez souvent que les institutions militaires soient critiquées et prises à partie après coup, très rares sont les journalistes visés pour de fausses informations qu’ils auraient relayées ou inventées.
Faut-il attendre un nouveau drame pour réagir ?
Conscients du fait que ce genre de documentaire jette de l’huile sur le feu et génère des conséquences désastreuses pour les peuples qui en sont victimes, il convient désormais que nous puissions désigner chaque journaliste qui relaie des informations mensongères, chaque rédaction qui diffuse des nouvelles ou des vidéos sans en vérifier l’authenticité [1], a fortiori lorsqu’il s’agit de vidéos manifestement manipulées.
L’erreur est humaine, mais ces comportements sont des fautes. Chacun doit assumer ses fautes face au public. C’est pourquoi nous demandons à ceux des journalistes qui se sont trompés de reconnaitre leurs manquements et de cesser de vouloir décider au nom des autres de ce que doit être leur avenir.


dimanche 13 novembre 2011

Syrie : Analyse des événements depuis les premières manifestations

Auteur : M. Alaqsa

Le 2 mai 2011.
Ces dernières semaines, la Syrie a traversé une période de troubles sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de Bashar Al-Assad. Cette situation préoccupante n’a pas échappé aux médias français, et pourtant l’objectivité des informations qui nous parviennent laisse réellement à désirer. En effet, les avis de nombreux journaux, agences de presse, personnalités et partis politiques du Moyen-Orient ont jusqu’ à présent été totalement ignorés dans la version que notre presse nous donne de la situation. Quelques points présentés en France comme des vérités incontestables font pourtant l’objet de sérieux doutes de l’autre côté de la Méditerranée, voir de contestations et parfois même sont totalement niés par de nombreuses personnalités. Pour eux, les prises de positions occidentales sont entendues comme une ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays et relèvent clairement d’un vaste programme organisé depuis l’extérieur pour renverser Bashar Al-Assad(1).
C’est à partir de leurs réactions que nous proposons une synthèse des récents événements totalement différente de ce que nous entendons dans les médias depuis un mois.

Le peuple est-il vraiment pour la chute du gouvernement ?

Plusieurs remarques s’imposent pour comprendre la situation.
 La première est qu’en Syrie, les plus gros rassemblements populaires qui ont eu lieu ces derniers temps ne sont pas des révoltes mais des mouvements de soutien au président. Ceci est difficile à croire en France, vu les images que nous présentent les journaux télévisés, et pourtant très facile à vérifier en comparant les vidéos des divers rassemblements. Encore faudrait-il pour çà que les images de soutien au président syrien soient relayées à la télévision française, ce qui n’est évidemment pas le cas.
Voici donc quelques enregistrements montrant l’appui populaire dont bénéficie Bashar Al-Assad, qui vous permettront de vous faire votre propre opinion :
A Tartous :
A Homs:
A Damas:

 Damas, Marche de soutien à Bashar Al-Assad.
La deuxième remarque est que le côté de la contestation, déjà largement minoritaire, se divise en différents groupes aux méthodes et aux objectifs totalement différents :
-          Un premier qui réclame des réformes pacifiquement.
-          Et un deuxième qui veut la chute du gouvernement en recourant à la force (d’ ailleurs en possession d’armes de guerre).
Il est important de bien mettre en avant ce qui sépare ces deux parties car c’est justement en les amalgamant que les médias instaurent une confusion qui fait souvent passer les bourreaux pour des victimes.

Le premier groupe

Pacifique et respectueuse du dialogue, la contestation des premiers devrait en toute logique s’estomper rapidement car des entretiens ont rassemblé le président de la république syrienne et des délégations de comités populaires. Ces derniers ont d’ ailleurs déclaré que Bashar Al-Assad avait montré beaucoup d’intérêt pour leurs demandes (2). Parmi ces demandes figuraient la levée de la loi d’urgence ou l’obtention du droit de manifester. Ces revendications ont été entendues et appliquées par le gouvernement et soulignons également l’instauration d’une hausse des salaires qui devrait tendre à l’apaisement de la situation.

Le deuxième groupe

Le deuxième groupe est quant à lui, le seul et réel problème pour le gouvernement et les citoyens syriens. Les revendications de ces groupes, n’ont aucune légitimité ne serait-ce que pour avoir choisi d’imposer leur opinion par les armes. En effet, ces groupes ont à plusieurs reprises ouvert le feu sur des civils(3), des pompiers(4) ou sur les forces de l’ordre(5)(19).
Cette différenciation des deux groupes d’opposants est capitale car le fait de nous faire croire qu’ils constituent un seul et même bloc provoque une confusion très pratique pour diaboliser le gouvernement syrien.

Pourquoi et comment les médias minimisent-ils la présence de groupes armés ?

Tout simplement car quand on oublie la présence en Syrie de groupes d’opposants armés, on est inconsciemment portés à croire :
1 – que toute victime est obligatoirement tuée par l’armée, ce qui est faux puisque des militaires ainsi que des civils sont tombés sous les tirs des groupes armés(6).
2 – que les tirs de l’armée ne peuvent être justifiés ni par le fait de défendre les citoyens en danger ni par la situation de légitime défense. Ceci est une nouvelle fois faux puisque même des pompiers ont fait l’objet d’agressions par balles à Jobar, à 30 km de Damas.
De cette manière, lorsque les journalistes français comptabilisent le nombre de mort dans leurs articles, ils avancent très souvent une vague estimation, souvent bien au dessus des chiffres vérifiables puisque souvent basés sur des témoignages anonymes (fort pratique pour raconter ce que l’on veut…) ou sur des estimations de l’opposition. Hors les seuls chiffres objectifs dans de telles circonstances  restent sans aucun doute ceux avancés par des sources médicales (hôpitaux, morgues etc.…). De plus, les articles en français ne précisent que très rarement le nombre de victimes abattues par les dissidents armés, ce qui laisse donc entendre que seules les forces de l’ordre sont responsables de ces meurtres. Hors ni la version de l’armée ni les témoignages des civils ne concordent avec cette thèse(6)(19).
D’ autre part, le fait qu’on ne nous précise jamais si les personnes tuées appartenaient à un groupe armé revêt une importance cruciale. Cet amalgame peu scrupuleux entre des victimes pacifiques et des miliciens abattus par l’armée a ceci de pratique qu’il permet à la propagande de classer tous ces morts dans ce que les médias appellent «une répression sanglante ». Hors, bon nombre de syriens et leur gouvernement affirment que des victimes pacifiques sont tombées sous les balles des groupes armés. D’ autre part, le terme de « répression sanglante » semble être totalement inadapté pour qualifier les cas ou ces mêmes groupes auraient été abattus par des militaires prenant la défense de pompiers ou de citoyens en danger.
Pour finir, l’influence étrangère que ces groupes armés subissent décrédibilise totalement leur légitimité en Syrie, et confirme la présence d’un programme extérieur visant à la déstabilisation de la nation(7).
Un programme étranger comportant trois principales fonctions distinctes et complémentaires :
1 - L’apport matériel d’armes (8) et de moyens logistiques à des opposants dont certains ne sont même pas syriens(9). Selon, le député syrien Khaled Abboud, ce serait le parti politique Libanais  Courant du futur (parti de Saad Hariri) qui serait principalement chargé de l’ apport financier et des stocks d’ armes destinés aux fauteurs de troubles. Les douanes syriennes ont d’ ailleurs saisi des armes de guerre aux frontières jordaniennes, libanaises et irakiennes.
2 - Un vaste réseau médiatique, principalement constitué de journaux et de chaînes satellitaires relayant parfois de faux événements (9)(10) et passant sous silence toute information allant dans l’intérêt de l’unité nationale. Les grands médias occidentaux ne prennent leurs nouvelles que de chaînes comme Al-Jazira ou Al-Arabiyya, ignorant bien évidemment toute version  émise par SANA, l’agence de presse syrienne, pourtant accessible en français, anglais et espagnol (voir : www.sana.sy/index_fra.html).
3 - La récupération de certaines personnalités religieuses pour soutenir idéologiquement la chute de Bashar Al-Assad. Par exemple Abou Mouhammad al Makdissi (islamiste jordanien et mentor de Zarkaoui, ex-chef d'Al Qaïda en Irak) a clairement encouragé le renversement du gouvernement pour « hâter l’instauration de la loi islamique ». En effet, jusqu’ à présent la Syrie repose sur un système politique laïc mettant au même niveau toutes les confessions religieuses. Parmi les personnalités religieuses qui  soutiennent publiquement la chute de Bashar Al-Assad, on trouve également  Yusuf Al-Qaradawi(11), connu pour avoir dit sur la chaîne Al-Jazira en 2009, qu’Hitler avait remis les juifs à leur place et que la shoah était un châtiment divin pour punir les juifs de leur corruption. On notera le silence de BHL et d’Elisabeth Levy…

Dévoilement de l’hypocrisie du système médiatico-politique

En apparence, et selon la propagande médiatique, ce seraient donc les revendications du peuple syrien qui justifieraient le renversement du gouvernement…  En apparence seulement, car en vérité les revendications du peuple (hausse des salaires, levée de l’état d’urgence et droit de manifester) ont très rapidement été comprises et appliquées par Bashar Al-Assad(12).
Mais puisqu’ elle parle sans cesse des « nobles aspirations du peuple syrien à la liberté », pourquoi notre presse ne nous a-t-elle pas fait part de TOUTES ces revendications que certains manifestants expriment ?
En effet, face aux demandes de ce même « peuple » (comprendre certains opposants) le gouvernement a décidé d’annuler la loi interdisant le port du voile intégral à l’université(13)  (en arabe : le niqab). La manipulation médiatique française s’est bien gardée de nous informer que l’on pouvait entendre de telles revendications dans les rangs de l’opposition. Des revendications, ô combien dérangeantes pour tout le système médiatico-politique français qui depuis deux ans prétend défendre les  « pauvres femmes opprimées » en imposant  l’interdiction du voile intégral dans N’ IMPORTE QUEL ENDROIT en France (et pas seulement à l’université…). Cette même intelligentsia qui réduisait systématiquement les femmes qui portaient le niqab et leurs familles au salafisme, au wahhabisme ou au fanatisme religieux a ETRANGEMENT changé d’attitude face à des revendications pourtant strictement similaires. Pourtant, les revendications des opposants syriens étaient même plus poussées que celles des musulmans français puisque la demande de pouvoir porter le voile intégral en France ne concernait que la voix publique et pas l’université. Hors, le port du niqab en Syrie a toujours été autorisé dans la rue, et leur revendication ne concerne que l’université.
Alors pourquoi, ces opposants syriens ne sont-ils pas appelés salafistes, wahhabites ou fanatiques par les médias et surtout pourquoi ce point est-ils quasiment tout le temps passé sous silence?
En apparence, ceci est un détail mais en approfondissant un peu, on se rend compte que sous le niqab, l’occident dissimule non pas des femmes mais l’arbre qui cache la forêt du complot.
En effet, les médias nous présentent l’aspect uniquement socio-économique des revendications de l’opposition. Cependant, le président syrien a accepté quasiment toutes ces revendications et de ce côté-ci, tout motif de discorde est maintenant dépassé. Hors si on ne parle pas en France de ce sujet, c’est que le réel fondement des groupes de l’opposition armée pourrait bien être basé sur un axe ethnico-religieux avant tout, plus que sur la soi-disant lutte sociale dont les médias nous parlent. Pour être clair, sur le terrain, des gens tels qu’Abou Mouhammad al Makdissi (islamiste jordanien et mentor d'Abou Moussab al Zarkaoui, ex-chef d'Al Qaïda en Irak) reprochent à Bashar Al-Assad d’être  alaouite (branche du chiisme) président d’un pays majoritairement sunnite(14). Imaginez… C’est un peu comme si on reprochait à un président de la république française d’être juif dans un pays majoritairement catholique. Est-ce que nos médias auraient passé çà sous silence ?
Nous répétons que ceci ne représente que l’avis des groupes armés d’influence étrangère et non pas celui des sunnites en général. Des sunnites, dont beaucoup étaient présents dans les marches de soutien au président et qui vivent en totale harmonie avec les communautés chiites, druzes, ismaéliennes, alaouites et chrétiennes de Syrie.
On comprend dès lors beaucoup mieux pourquoi les revendications religieuses de ces groupes d’opposants sont totalement passées sous silence dans la presse française. Si ce n’était pas le cas, de tels propos, totalement incompatibles avec le logiciel « laïque français » (et plus récemment laïciste), « droit de l’ hommiste » et « républicain » auraient directement discrédité l’appui médiatique et politique dont bénéficient ces mouvements de contestation.
Cet objectif de diviser chiites et sunnites, n’est un secret pour personne au Moyen-Orient et rappelle l’expérience des révolutions colorées en bien des points (15) ainsi que la stratégie adoptée par ses fondateurs (16). Des « révolutions » touchant exclusivement des nations réticentes à l’influence atlanto-sioniste dans les sphères de l’état. On retrouve d’ ailleurs dans le cas syrien un nombre considérable d’éléments rappelant la tentative de coup d’état au Venezuela en 2002 ou en Iran en 2009. Parmi les éléments les plus frappants, la présence de tireurs embusqués sur les toits, prenant pour cible la foule ou encore l’utilisation de chaînes satellitaires et plus récemment de facebook et youtube pour propager des infos frauduleuses appelant à l’insurrection. Le président du Venezuela, Hugo Chavez a d’ ailleurs déclaré dès le début des événements en Syrie :
«Le prétendu mouvement pacifique a déjà commencé et il y aura des morts, et ils accuseront le président Syrien de tuer son propre peuple. (…) Quel cynisme honteux ! C'est une nouvelle stratégie qu'ils ont inventé afin de générer des conflits armés violents et de verser le sang dans un pays (…) pour prendre le contrôle des ressources naturelles et le convertir en colonie. »
Cette hypothèse est d’ autant plus vraisemblable que toute attaque frontale comme en Irak ou en Lybie aurait été beaucoup plus risquée en Syrie à cause de ses très bonnes relations avec l’Iran, la Turquie et le Hezbollah. Le souvenir cuisant de l’armée sioniste et son échec lors de sa tentative d’invasion du sud Liban en 2006 a sans doute révolutionné les rapports de forces dans la région, incitant désormais l’axe Américano-sioniste à attaquer ses cibles en finançant des rebellions internes plutôt qu’en s’enlisant militairement.
Tout un programme de division de la nation syrienne (et à terme du rapprochement Téhéran-Istanbul-Damas) en s’appuyant sur les pétromonarchies du golf, principaux alliés arabes et fournisseurs de pétrole des Etats-Unis. Selon les dires de l’ex-député libanais Nasser Kandil, le secrétaire général du conseil de sécurité national d’Arabie saoudite, Bandar Ben Soultane a menacé l’émir du Qatar d’une rébellion wahhabite si le Qatar, la chaine Al-Jazira et le cheikh Youssef Qaradawi ne participaient pas à la campagne contre la Syrie(17). Selon le quotidien libanais As-Safir, le célèbre animateur Ghassan Ben Jeddou a présenté sa démission de la chaine Al-Jazira. Cette chaine « met l’accent sur les évènements en Libye, au Yémen et en Syrie, et occulte le sang qui coule à Bahreïn"… "La chaine Al-Jazira a perdu son professionnalisme et son objectivité, et s’est transformé d’une chaine de télévision à une cellule d’opérations encourageant à l'incitation et à la provocation"  selon le même journal.
Encore une information que nos médias ont évité de relayer…

Pour revenir à la situation telle qu’ elle est médiatisée en France

Nous tenons à préciser que nous ne sommes pas contre le port du voile intégral, que nous considérons comme une liberté personnelle, ni contre aucune confession religieuse. Ce qui nous répugne concernant ce point précis est l’attitude du gouvernement et des médias français. Ils ont tiré profit de la stigmatisation de certains musulmans français pour détourner des questions socio-économiques fondamentales qui tourmentent actuellement la société française. Et voilà qu’aujourd’hui, quelques jours à peine après la mise en application de cette loi, ce même système médiatico-politique soutien sans le moindre souci de cohérence ni sans aucune pudeur, des groupes revendiquant exactement ce qu’il a qualifié de fanatisme religieux tout au long de ces deux dernières années.  Nous concluons donc que pour le système, une pratique religieuse peut être qualifiée de barbare lorsque cela permet de ne pas parler des vrais problèmes en France mais que cette même pratique religieuse constitue un progrès  social quand elle menace un état antisioniste.
Avouons qu’il y a de quoi se poser des questions sur la sincérité, la cohérence et les objectifs  de nos élites…

Les véritables raisons de la tentative de coup d’état

Après ces quelques éclaircissements, il apparait évident que le réel objectif de cette manipulation médiatique n’est  pas  la défense du peuple syrien, qui dans l’ ensemble se sent beaucoup moins menacé par son gouvernement que par l’occupation illégale du sud-ouest de la Syrie (le Golan) par le régime sioniste. Un peuple syrien qui constatant le décalage entre ce qu’il voit et ce que les chaînes étrangères racontent, comprend très bien que la main étrangère tendue à une partie des contestataires n’a pour seul but que le renversement de son Président. Un renversement, sans aucun doute motivé pour son rapprochement de toute nation ou tout mouvement résistant au sionisme (18) (Iran, Turquie, Hamas, Hezbollah…) et pour la position géostratégique de taille qu’occupe la Syrie dans les questions de rapports de forces de la région.
A l’heure ou nous finissons d’écrire cet article, nous apprenons le décès de Ben Laden.
Maintenant, la menace que les Etats-Unis ont utilisée pour envahir l’Afghanistan et l’Irak est morte, sans qu’on puisse d’ ailleurs voir le corps. Il ne serait donc pas surprenant que l’occident se mette à supporter ceux qu’ils appelaient jusqu’ à hier des extrémistes. Comme en Afghanistan à l’époque de la guerre froide… un rapprochement qui tomberait à pic pour diviser la résistance et l’Islam face à l’impérialisme.

Notes

Israël et les anglo-saxons

Cet article reprend et compile des extraits du livre L’effroyable imposture 2 de Thierry Meyssan.
Selon l’auteur, ce ne sont pas des juifs qui ont enfanté l’idéologie sioniste mais un groupe chrétien anglais inspiré du protestantisme de Jean Calvin. Cette thèse est d’autant plus intéressante qu’elle balaie les idées reçues en mettant en avant la façon dont le peuple juif est utilisé au service du sionisme et non l’inverse.

Vugate sioniste officielle

Le projet d'un état juif a été imaginé par T. Herzel, après qu' en 1895, il eut été témoin de l'affaire Dreyfus en France et qu' il eut été convaincu de l'impossibilité pour les juifs de vivre paisiblement en Europe.

Contradictions

Cette présentation n' est pas cohérente. Si le sionisme avait été créé en réaction à l'antisémitisme européen, il aurait du depuis longtemps s'estomper avec lui. Et dans ce cas là, la création d'un état juif aurait été imposée sur le sol allemand.

Histoire

Origines : XVIème siècle

A la fin du 16 ème siècle, de nouveaux groupes religieux apparaissent en Europe, s'inspirant du protestantisme de Jean Calvin. Ils mettent en cause l'autorité des églises - qu' il s'agisse de l'église catholique et du pape ou de l'église anglicane et de la monarchie anglaise – et l'importance des rites. Ils privilégient le contact direct avec Dieu par la lecture de sa parole et la prière en groupe. Ses adeptes considèrent la bible comme un almanach révélant des événements à venir. Ils recherchent une pureté morale absolue qui leur permette de traverser une tribulation de 7 ans à l issue de laquelle ils pourraient accueillir le christ et célébrer à ses côtés une paix de 1000 ans. Mais pour que cette prophétie s ' accomplisse, ils croient que les juifs doivent d'abord être disséminés aux confins de la terre puis par la suite, regroupés en palestine ou le temple du roi Salomon devrait être reconstruit. Chassés par la couronne de nombreux postes clés, les puritains s'organisent en communautés et inventent un nouveau modèle économique ou l'agressivité commerciale se nourrit du zèle missionnaire. Ils théorisent bientôt le libre échange et l'ouverture des marchés.

XVIIème siècle :

En 1620, une centaine d'entre eux (les pères pèlerins) quittent l'Europe à bord du Mayflower et partent en amérique fonder une colonie à Plymouth, dans l'actuel Masachusetts. Ils se définissent comme le nouveau peuple élu et voient la terre d'amérique comme le nouvel Israel.
En 1653, Oliver Cromwell, un des leurs resté un angleterre renverse la couronne, décapite le roi, et instaure une dictature républicaine de 1653 à 1658. Cromwell sera le premier chef d'état à organiser le regroupement futur des juifs en palestine dans l'attente du retour du christ.

XIXème siècle :

Au 19 ème siècle, la doctrine du nouvel Israel ressurgit en Angleterre avec l'écrivain et journaliste, Benjamin Disraeli, qui sera deux fois premier ministre de la reine Victora.
Pendant ces 3 siècles, ces sionistes chrétiens n' ont rencontré aucun soutient dans les communautés juives. Au contraire, le rabbinat affiche une opposition de principe à l'utilisation du religieux par le politique. Cependant les pogroms qui éclatent en Russie en 1891, conduisent certains juifs à vouloir, quitter l'europe pour la Palestine. Leur émigration en terre ottomane est financée par le baron Edmond de Rotschild. Une pétition sera lancée aux états-unis pour inciter à attribuer à la communauté juive la terre de palestine. Elle sera signée entre autre par John D. Rockfeller, J. Pierpont Morgan, le président de la chambre des représentants ou celui de la cour suprême.
Le révérand Blackstone, initiateur de cette pétition est considéré par les Israeliens comme le vrai père du sionisme.
Ce n' est qu' en 1895 que le juif Theodor Herzel, père selon les médias du sionisme, pose les bases de son mouvement et en 1897 il convoque le premier congrès sioniste mondial à Bâle (Suisse).
Son objectif initial n' est pas celui des sionistes chrétiens. Il ne s'intéresse pas à la palestine, mais veut créer une colonnie juive, n' importe ou dans le monde, qui servirait d'exile aux juifs persécutés. Il entre en contact avec plusieurs chefs d'état et gouvernements pour faire avancer sa cause. Le premier ministre britannique Neville chamberlain observe alors que la couronne britannique possède des terres inexploitées dans l'est Africain (actuel ouganda). Le Judaish Colonialbank (Fonds Colonnial Juif) est alors créé en 1903 pour rédiger ce projet de concession de territoire. Mais lors de la réunion du congrès sioniste mondial à Bâle, cette offre manque de faire éclater l'organisation. Les délégués établissent un lien entre leur revendication nationale coloniale d'une part et leur culture biblique d'autre part. Ils rejettent l'offre de territoire Est-Africain. Bien que les juifs Ashkénazes d'europe centrale ne soient pas les descendants par filiation des juifs mizrahis de la palestine antique, le congrès sioniste opte pour créer un foyer national en paelstine et revendique un droit biblique sur cette terre à défaut d'y avoir un droit historique.
C'est alors que certains juifs acceptent désormais le rôle que le mouvement chrétien sioniste Anglo-Saxon a choisi pour eux depuis 3 siècles. Durant la deuxième guerre mondiale, deux leaders sionistes, l'anarcho-communiste Joseph Trumpledor et le philofasciste Ze'ev Jabotinsky, proposent de lever des volontaires juifs qui se battront au côtés de la couronne britanique pour s'emparer de la palestine des Ottomans et y établir une colonnie juive. Le Royaume-Uni accepte sans hésitation cette « légion juive» dans ses armées. Il ne s'agit au départ que de quelques centaines de combattants, venus principalement de Russie, constituant « le corps des Muteliers de Sion », puis d'un corps de régiment qui comptera jusqu' à 5000 hommes. Anticipant sur leur victoire commune sur l'Empire Ottoman, les français et les britanniques conviennent dès 1916 du futur partage du Proche-Orient. Le Liban sera séparé de la Syrie et placé sous influence française, l'arrière pays syrien sera sous influence anglaise et la palestine, étant un enjeu symbolique devra faire l'objet de négociations ultérieures.
Cependant, sans attendre cette concertation, le cabinet de guerre britannique étudie la manière de forcer la main aux français et se tourne pour cela vers les Etats-Unis, qui ne sont pas encore rentré en guerre.
Balfour (nouveau ministre des affaires étrangères britanniques) et Brandeis (qui assume le leadership sioniste de l'époque) contactent le révérand Blackstone pour mobiliser les chrétiens restaurationnistes (chrétiens sionistes qui réclament la restauration d'Israel) et faire pression sur les président des Etats-Unis, Wodrow Wilson, lui même restaurationiste. En définitive, le 2 novembre 1917, Arthur Balfour adresse une lettre ouverte à Lord Walter Rotschild (représentant le congrès sioniste), par laquelle la couronne britannique s'engage à soutenir le projet sioniste, étant entendu que cela assoira l'influence britannique sur place.

Comment l'empire sioniste cherche à renverser l'Iran


Comment l'empire sioniste cherche à renverser... par Karbalaqsa

Syrie : les médias ne vous disent pas toute la vérité

Auteur :  Maurizio Alienza
Certains d’ entre vous le savent, j’étais en Syrie ces derniers mois. J’ ai donc tenu à vous tenir informés de la situation telle que la voient les syriens "de leurs fenêtres", autant dire très différente de tout ce que j’ai pu lire dans les médias à travers les pages web françaises. Voilà un peu plus d’une semaine qu’on nous parle de manifestations violemment réprimées dans le sud de la Syrie et surtout d’une révolution en marche à laquelle le gouvernement ne pourra pas résister (voir le discours d’Alain Juppé). Voilà donc, la situation, telle que je l’ai vécue de l’intérieur durant cette période. Nature des manifestations Avant le jeudi 24 mars 2011, nous avions tous entendu parler des incidents dans le sud mais de nos fenêtres, il ne se passait pas grand chose, pour ne pas dire rien du tout. Mais du coup, à partir de jeudi soir, beaucoup de manifestations ont commencé à Alep en soutien au président. La place principale d’Alep était remplie et ce jusqu’ à 5h du matin. Dans la cité universitaire, de nombreux étudiants défilaient jusqu’à 3h du matin, et entre les deux endroits, certaines rues principales étaient bouchées par les rassemblements de voitures, au son des klaxons, je le répète en soutien au président. Le lendemain (vendredi 25 mars), au lieu des manifestations de contestations, promises par nos médias, les rues étaient encore plus remplies que la veille. De partout on pouvait voir des regroupements de voitures portant des drapeaux syriens, ou encore des manifestants scandant : « Dieu, Syrie, Bashar (le président), et c’ est tout !!! » ou encore « par nôtre âme, par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi !!! » Jusqu’à samedi soir, j’ ai assisté à ces événements qui n’ont d’égal en France que la ferveur populaire que nous avons connu en 1998, lorsque l’ équipe de France a remporté la coupe du monde. La comparaison est certes ridicule, mais il est difficile d’ imager cette situation autrement car dans notre pays, nous ne connaissons les rassemblements populaires de cette ampleur que pour du football. Il faut croire que c’ est plus intéressant de se rassembler pour soutenir des millionnaires, qui jouent à la baballe (quand ce n’est pas avec des prostituées de 17 ans), que pour un combat politique. Manière dont la presse et les politiques occidentaux ont relayé l’information J’ai été très surpris de constater que notre presse ne parlait quasiment que de l’opposition, aussi minuscule soit-elle, alors que l’immense majorité des gens descendus dans la rue criaient avec ferveur leur soutien au président. Les rares articles qui ont relayé cette information prétendaient tous que ces rassemblements avaient été organisés par le parti Baath comme outil de propagande. Avant de répondre à cette attaque, il convient de préciser que cette phrase sous-entend que les manifestants pro-gouvernements étaient en fait des éléments liés au parti Baath. Bien entendu, les auteurs de ces articles ne se sont pas donné la peine de savoir si l’opposition était liée à israël ou au wahhabisme (extrémisme islamiste saoudien)… ce qui démontre la subjectivité de leurs écrits. Mais peu importe, répondons à cette attaque. D’une part, que le parti Baath ait organisé une parti des rassemblements est fort possible. Ceci ne veut pas dire que les gens qui s’ y sont rendus soient forcément des membres du parti, comme le sous entendait l’article. Les syriens étant tout à fait libres de s’ y rendre ou non, nous ne voyons pas en quoi ils auraient été victimes d’ une quelconque manipulation ou propagande venant du parti Baath. D’autre part, si c’ était le cas et qu’ effectivement, tous les manifestants étaient des membres du parti Baath (ce qui semble plus qu’improbable vu leur nombre), cela voudrait dire quoiqu’il en soit que les syriens adhèrent massivement aux idées de ce parti. Et s’ ils y adhèrent massivement, nous ne comprenons pas pourquoi les auteurs de ces articles continuent d’ affirmer que le peuple ne suivrait pas son président. Dans les deux cas, ces articles visent à discréditer le soutien dont à bénéficié le président Bashar Al-Assad pour pouvoir cautionner son éventuel renversement. Nos journalistes, un peu naïfs ou corrompus, ainsi que des réseaux plus puissants, espéraient faire rentrer en Syrie des idées tendant à renverser le gouvernement. Pour cela, ils tentent d’ établir des parallèles entre les revendications légitimes du noble peuple égyptien, présent par millions dans les rues et celles de quelques centaines de syriens tout au plus alors que les 2 situations diffèrent sur plusieurs points : 1) Les manifestants, en Egypte, n’ont pas attendu Obama, Sarkozy ou leur presse pour activer leur mouvement puisque çà faisait environ 6 mois que l’Egypte connaissait des rassemblements de protestation contre le pouvoir en place (alors même que tous les pays occidentaux vantaient, les mérites de Moubarak, qui selon eux étaient un des intermédiaires les plus respectables de la région). En Syrie, on a jamais vu ou entendu quoi que ce soit avant que la presse occidentale et ses dirigeants ne ramènent leurs soi-disant infos sur la question. Et jusqu’à présent, nous n’ avons rien vu de nos propres yeux concernant les opposants, hormis les quelques images diffusées sur le net, mettant en scène, tout au plus une centaine de contestataires. 2) Une des revendications du peuple égyptien était la lutte contre la pauvreté. Au Caire, plusieurs millions de personnes vivent dans des tombeaux, faute de pouvoir se payer un logement. D’ autre part, on parlait pour l’Egypte d’émeutes de la faim. En ce qui concerne la Syrie, ces habitants n’ont surement pas le niveau de vie de la suisse, mais je n’ai jamais entendu quoi que ce soit à propos de familles vivant dans un tombeau ni à propos de personnes mourant de faim. 3) Un des points les plus importants est que le président égyptien a humilié son peuple et l’Islam en fermant les passages frontaliers vers Ghaza (notamment pendant les bombardements de 2009) et en appuyant le régime sioniste depuis de nombreuses années. J’ai rencontré des Egyptiens cet été qui en pleuraient, rien que d’en parler. D’ avoir sali ainsi l’image de l’Egypte, encore une fois, diffère totalement de la situation des syriens dont la fierté est d’ être depuis 40 ans la nation arabe la plus efficace et déterminée dans la lutte contre le régime sioniste. La Syrie qui accueille sur son sol plusieurs millions de palestiniens, qui leur donne le même droit que les syriens eux-mêmes et qui pour finir accueille et aide le Hamas, représente le fer de lance de la lutte arabe contre le régime sioniste. Ceci constitue la grande fierté de son peuple, contrairement aux égyptiens qui vivaient dans la honte sur ce sujet. Conséquences des derniers évènements La politique, çà ne s’analyse pas en 5 minutes ou en quelques jours donc je ne m’aventurerai pas dans des prédictions trop précoces. Je ne sais pas ce que réserve l’ avenir mais pour l’ instant, on peut dire que la situation telle qu’elle était relayée en France est totalement fausse, la majorité de la rue n’ est ABSOLUMENT PAS contre le président Syrien. Et mon avis personnel est qu’ au contraire, il est sorti renforcé des récents événements pour 2 principales raisons : - la démonstration qu’une grosse partie du peuple est derrière lui. - le fait que les médias et hommes politiques occidentaux, ainsi que certaines chaînes arabes du golf, aient relayé ces événements avec une mauvaise foi plus qu’évidente. Ce deuxième point a permis à certaines personnes qui à la base ne s’ étaient pas positionnées ou qui n’ étaient pas très favorables au gouvernement, de constater les intérêts que portaient les états pro-israéliens dans le renversement de Bashar Al-Assad. Et laissez moi vous dire que de servir les intérêts d’ Israël, çà fait tâche dans un pays dont le Golan, territoire du sud, est occupé illégalement depuis 1967 par le régime sioniste (Cette annexion de la région a été condamnée par le conseil de sécurité des nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale). J’ ai donc pu constater que certaines personnes, sans être des inconditionnels de Bashar Al-Assad, refusent de s’ y opposer, en ayant vu la manière dont l’impérialisme occidental et sioniste tente d’ importer le conflit pour ensuite profiter des divisions internes. Pour finir, je ne nie pas qu’il y ait eu quelques manifestations en Syrie en opposition au gouvernement (même si je n’ en ai vu aucune), mais pour l’instant, dire ou laisser entendre qu’ils sont une majorité est un énorme mensonge. Pour ce que j’ai vu à Alep, c’est même exactement l’inverse. A la seconde ou j’ai commencé à écrire cet article, j’entendais depuis ma chambre, la rue crier avec ferveur son soutient au président. J’ai donc ressenti, qu’il était de mon devoir de porter leurs voix jusqu’à vos oreilles. Voilà donc une nouvelle que je vous encourage à relayer autour de vous pour contrer cette infâme propagande qui rêve de voir tomber le seul président arabe qui s’oppose avec force et efficacité au régime sioniste.