mardi 21 août 2012

Quels avions pour Alep ?

Source : www.lemonde.fr

Des habitants fuient les bombardements dans le quartier de Salaheddine, à Alep, le 6 août.
Des habitants fuient les bombardements dans le quartier de Salaheddine, à Alep, le 6 août. | Laurent Van der Stockt pour Le Monde

Après Nicolas Sarkozy et François Fillon, c'est au tour de Bernard-Henri Lévy de dénoncer la passivité de la France à l'égard de la crise syrienne et de proposer un plan d'action en sept points (Le Monde daté 15 août), qui pose les bonnes questions mais apporte des réponses peu convaincantes.

1. Faut-il intervenir ? La responsabilité de protéger n'est pas "la version onusienne de l'antique théorie de la guerre juste" : elle s'est précisément construite contre la connotation guerrière des formules précédentes (l'intervention humanitaire des anglophones et le droit d'ingérence à la française). Elle est un appel moral et politique – en aucun cas une obligation juridique – à prévenir, réagir et reconstruire, qui n'envisage d'opération militaire qu'en dernier recours. La plupart des Etats qui l'ont soutenue lors du Sommet mondial de l'ONU de 2005 l'ont fait pour défendre des moyens plus doux d'action internationale, comme l'assistance humanitaire ou l'aide au développement. La réduire à une théorie de la guerre, c'est la détourner de son sens, de sa raison d'être, et c'est en réalité le plus sûr moyen de la décrédibiliser sur la scène internationale.
Ensuite, dans sa version onusienne, la responsabilité de protéger exclut tout recours à la force sans autorisation du Conseil de sécurité. En l'absence de résolution, elle est donc inapplicable au cas syrien. Faire sans cesse référence au précédent libyen n'est pas pertinent, comme nous l'avons déjà montré, à la fois parce que le contexte n'est pas le même et parce que, précisément, l'intervention en Libye était autorisée par une résolution du Conseil de sécurité.
Même si l'on fait abstraction de la légalité et que l'on en reste à la théorie de la guerre juste, la légitimité d'une intervention ne se détermine pas qu'avec les seuls critères de la cause juste et de l'intention droite. Il y a dans le monde mille causes justes qu'on se retient de poursuivre par les armes parce que l'on estime à juste titre que les conséquences probables d'une intervention causeraient plus de mal que de bien. Parmi les autres critères que l'on oublie souvent de mentionner, se trouvent en effet les chances raisonnables de succès. Quant à l'intention droite, mieux vaut se garder de l'invoquer quand on ne peut pas la prouver, et elle ne garantit pas non plus de bons résultats. L'enfer n'est-il pas pavé de bonnes intentions ?
L'approche universaliste et décontextualisée qui réduit la politique et la morale à une "question de cohérence", comme le fait BHL, n'est pas seulement inadaptée à la complexité du monde réel et à la nature même de la politique, qui s'enracine dans des contextes : elle est aussi dangereuse. C'est le danger du moralisme dont parlait Raymond Aron qui, "s'il ne tient pas compte des conséquences probables ou possibles des décisions prises, finirait par être immoral".
2. Comment intervenir ? Sans le Conseil de sécurité, propose BHL, c'est-à-dire illégalement. Certains s'y opposent d'emblée, parce qu'ils sont légalistes. D'autres, comme nous, n'excluent pas une intervention "illégale mais légitime", comme celle de l'OTAN au Kosovo en 1999. Mais les conditions le permettent-elles dans le cas syrien ?
Il n'y a pas de réelle volonté politique d'intervenir : le veto russe et chinois est effectivement un alibi, mais pas celui des lâches qui espèrent une victoire de Bachar Al-Assad pour "nous décharger de nos remords" – car Assad tombera, c'est inéluctable. Il est celui des prudents qui pensent qu'une intervention militaire étrangère n'est dans l'intérêt ni des intervenants, ni de la population civile qu'on prétend sauver. La prudence est une vertu, "la vertu suprême en politique" disait Hans Morgenthau. Le courage aussi, répondra-t-on. Mais quel courage y a-t-il à prendre sa plume pour demander à d'autres que soi de tuer et de se faire tuer ?
3. Quel type d'intervention ? Une intervention aérienne visant à interdire l'espace aérien aux avions syriens, empêcher les déplacements terrestres de son armée et établir des sanctuaires pour les civils est-elle réaliste ? Un certain nombre d'analyses se basant sur une connaissance précise de l'armée syrienne concluent qu'une telle opération serait militairement difficile, nécessitant plus de ressources et entraînant plus de risques que les interventions précédentes de l'OTAN en Bosnie, au Kosovo et en Libye.
D'abord, l'établissement de zones protégées autour des villes du Nord-Ouest du pays ainsi que la sécurisation d'un cordon humanitaire depuis la Turquie reviendraient dans les faits à imposer une supériorité aérienne sur une part significative du territoire syrien, voire sa totalité, ce qui nécessiterait un nombre d'appareils supérieur à celui utilisé lors de l'intervention en Libye. Sans compter que les défenses anti-aériennes syriennes sont plus puissantes et poseraient à cette hypothétique coalition davantage de problèmes.
Ensuite, protéger les zones indiquées serait tout sauf facile. Détecter, identifier et engager des cibles aussi mobiles que des éléments de l'armée syrienne ou des porteurs de missiles sol-air (en prenant en considération des règles d'engagement qui seraient certainement restrictives) est très difficile à moyenne ou haute altitude. Sans l'aide de troupes au sol capables d'identifier les cibles et de guider des frappes tout en fournissant un minimum de protection aux civils, les forces aériennes seraient probablement incapables de défendre les zones de protection face à des éléments hostiles déterminés. Les besoins militaires sont donc élevés : ils nécessitent une coalition puissante (donc principalement occidentale) et politiquement déterminée, deux conditions problématiques.
4. Qui pour cette intervention ? BHL parle d'une coalition facile à mettre en place, mais laquelle ? Les moyens militaires nécessaires rendent indispensable le recours à des forces modernes, entraînées et nombreuses, c'est-à-dire à l'OTAN au complet – Américains compris. Or, le contexte politique actuel n'est pas celui du Kosovo en 1999 : l'OTAN n'agira pas, cette fois, sans base juridique. Car la crise identitaire de l'organisation (se trouver un rôle dans le monde d'après-guerre froide) s'est calmée, et les intérêts de ses principaux acteurs ne sont plus les mêmes qu'il y a un an : Barack Obama ne prendra aucun risque durant une campagne de réélection et les Européens empêtrés dans une crise économique grave n'ont tout simplement pas les moyens d'une guerre.
Intervenir en dehors de l'OTAN serait irréaliste. Si, par hypothèse, quelques Etats occidentaux aidés de partenaires régionaux décidaient de le faire, ils auraient de la difficulté à établir des structures de coordination et de commandement ex-nihilo, et souffriraient de l'absence du "bouclier" politique que procure l'OTAN face aux critiques extérieures, et qui a bien servi aux Français et aux Britanniques, par exemple, lors de l'opération libyenne.
5. Quel rôle pour la France dans ce contexte ? On lui demande de profiter de sa présidence actuelle du Conseil de sécurité pour "hâter la formation de cette grande alliance" – ce qui est paradoxal puisque l'intervention qu'on prépare se ferait sans l'autorisation du Conseil de sécurité. La question qu'il faut poser est plutôt : que peut faire la France en dehors d'un Conseil de sécurité bloqué et en dehors, même, de l'OTAN dont l'implication est très improbable ? Elle peut soutenir l'armée syrienne libre en l'équipant, comme le proposent les Britanniques, de matériel non létal, elle peut même mener des opérations clandestines plus audacieuses, mais elle ne peut pas "catalyser des énergies" et "fédérer des volontés" d'intervenir militairement, puisqu'elles n'existent pas.
6. Le risque d'embrasement ? Il est bien réel. La chute d'Assad entraînera probablement une nouvelle étape dans la prise de pouvoir du Hezbollah sur le régime libanais, l'occasion pour Israël de mener l'intervention dont l'Etat hébreu rêve afin de prendre sa revanche après le match nul de 2006. Inutile de s'étendre sur le caractère potentiellement déstabilisant d'une telle intervention dans une région en ébullition.
Pour changer, BHL parle aussi le langage de la realpolitik, de "l'intérêt bien compris des nations", nous invitant à profiter de la situation pour briser "l'arc chiite". Les Iraniens soutiennent Assad et, en cas de chute, ils n'auraient aucune difficulté à profiter de la difficile période de transition pour infiltrer des éléments perturbateurs afin d'orienter la politique locale en fonction de leurs intérêts (comme ils le font très bien en Irak et en Afghanistan). Si l'ennemi véritable est l'Iran, notre intérêt est plutôt que le conflit dure le plus longtemps possible puisque, tant que le régime syrien y est engagé, il consomme les ressources (humaines et financières) iraniennes. L'argument des intérêts nationaux est donc à double tranchant.
7. L'après-Bachar Al-Assad, enfin ? Dans ce scénario idéal, après que les "avions de la liberté" aient "sauvé" les Syriens, on imagine bien une force étrangère "veillant à la reconstruction civique du pays". Les précédents afghans et irakiens ne nous ont-ils donc rien appris ? Les avions ne larguent pas de la liberté mais des bombes ; une partie de la population s'estime sauvée, une autre agressée ; et l'occupation n'est une solution pour personne.
Tant que "l'Occident ami, secourable, libérateur" aura des avocats aussi zélés, on lui reprochera de confondre l'humanitaire avec les missions civilisatrices de la colonisation, et de porter sa "responsabilité de protéger" comme ce "fardeau de l'homme blanc" dont parlait Kipling. Cela n'exclut pas d'aider l'opposition syrienne par divers moyens mais, lorsque l'on prétend ne pas aimer la guerre, il faut aussi savoir quand ne pas la faire.
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer est enseignant et chercheur à la Faculté de droit de McGill University. Olivier Schmitt est doctorant affilié à l'Irsem (Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire).

lundi 20 août 2012

Syrie : Aveux de sévices contre des femmes

Source : www.almanar.com.lb

Une femme syrienne Sabah Othmane arrêtée par les forces gouvernementales dans la province de Damas a avoué avoir participé à l’interrogatoire et la torture de nombreuses femmes enlevées, avant d’être tuées et jetées dans les rues.
Interrogée par la télévision syrienne, la jeune femme âgée de 22 ans a déclaré avoir être entrée en contact avec la milice Régiment de l’Islam à Douma par le biais de son prétendant Ala’ Mahfouz. Elle a alors été chargée d’enquêter avec les femmes enlevées. «  Il m’était permis de frapper les filles qui refusaient de répondre aux questions, de les insulter de faire pression sur elles. Après elles étaient emmenées par les hommes armés vers un endroit que nous ne connaissions pas où elles étaient tuées d’une façon odieuse. La plupart ont été égorgées et leur cadavres jetés dans un endroit proche de l’abattoir, parce que là-bas il y avait beaucoup de chiens », a-t-elle ajouté.
Othamne a nommé les femmes auxquelles elle a fait subir les sévices : «  Samira Assaf qui est une mère de quatre enfants qui a été égorgée et jetée aux chiens dans un abattoir, Dounia Omar qui a été tuée d’une balle dans la tête et dont le cadavre a été jeté dans les égouts à Chifoniyyé, Fadia Daher, originaire de Deir Ezzor et qui a été offerte à un chef de milice, après son interrogatoire , et qui fut violée et torturée par électrocution avant d’être tuée », a avoué cette jeune femme.

La France projette d'éliminer, physiquement, Bachar al-Assad!!

Source : www.almanar.com.


 

C’est le quotidien palestinien "Al-Manar", (différent de la chaine de télévision et de son site qui est le nôtre) qui a révélé qu’une réunion récente entre les représentants des services secrets français et leurs homologues arabes a été entièrement consacrée à l'examen des différents aspects du projet de l'assassinat du président syrien.
Les Français souhaitent infiltrer le cercle rapproché du président et trouver "des élements capables d'aider à l'élimination physique d'Assad", assure Al-Manar citant des sources franco-arabes qui reconnaissent l'échec des plans de déstabilisation contre le régime Assad.
"La réalité est que personne n'est irremplaçable, au sein de l'appareil Assad, et chaque responsable assassiné se fait, aussitôt, remplacer, et le régime va, ainsi, de crise en crise, sans que ses fondements ne soient ébranlés", constatent ces sources. Lesquelles rapportent que la France craint que cette résistance n finisse par épuiser les milices en action, raison pour laquelle la France à examiner le projet d'assassinat d'Assad, qui est, toutefois, bien difficile à réaliser".
Le 17 aout dernier, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius qui venait de visiter un camp des refugiés syriens en Turquie avait déclaré que «  Bachar al-Assad ne mérite pas d’être sur la terre » !
Interrogé ce lundi par RTL, Fabius a signalé que France voudrait que des discussions soient menées avec la Russie pour étrangler financièrement le régime syrien de Bachar al-Assad.
   "On essaie de le serrer au cou si je puis dire par tous les canaux possibles. En particulier, il y a un canal qui paraît parallèle mais qui n'est pas du tout parallèle, c'est le canal financier", a dit le chef de la diplomatie Laurent Fabius à la radio RTL.
   "Songez que la guerre lui (président Assad)  coûte à peu près un milliard d'euros par mois, il a de moins en moins de réserves. On a compté qu'il n'en avait que pour quelques mois, sauf appui de la Russie et de l'Iran. C'est la raison pour laquelle il y a aussi des discussions qui doivent être menées, au moins avec la Russie", a précisé Laurent Fabius.

Quand le Mufti du Liban vilipende le courant du Futur…

Source : www.almanar.com


« Ils veulent mon turban (…) je ne leur permettrai pas ! » Des propos qui résument le ras-le-bol du Mufti de la République du Liban des exactions pratiquées par le courant du Futur des alHariri !
En effet, dans une interview exclusive accordée  au quotidien libanais alAkhbar , le Mufti de la République du Liban, cheikh Mohammad Qabbani est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il a appelé "le mensonge des politiciens au Liban , à leur tête le courant du Futur " !
Allant jusqu’à conseiller les responsables du courant du Futur  de craindre Dieu, les invitant à la piété  pour sortir de leur « Moi » : car c’est ce « Moi » qui a chassé Satan du Paradis.

La plus haute-instance religieuse sunnite qualifie les responsables du Courant du Futur de "politiquement immoraux"
Dans ses propos, le Mufti a expliqué les raisons de son désaccord  avec le courant du Futur : «J'ai eu une position qui ne s’accorde avec celle du  Courant du Futur, or la différence dans les opinions ne justifient pas le recours à la diffamation. Et le courant du  Futur a sali la réputation du  Mufti de la République ».
Et de poursuivre : « Notre  désaccord  a débuté avec ma décision d’interdire à cheikh Oussama Rifai à Akkar de délivrer des fatwa sur des questions administratives. Un de leurs députés a alors demandé de ne plus prier  derrière le Mufti, un autre m’a accusé d’être un faux mufti.. Comment peuvent-ils se comporter ainsi ? »
Ensuite le fossé s’est creusé de pus en plus entre le Mufti du Liban et le courant du Futur après la nomination de Najib Mikati comme Premier ministre.
« Dar Al-Fatwa a accueilli  une réunion de l'Union islamique élargie au cours de laquelle ont été discutés les principes islamiques proposés par le  Courant du Futur. Ils se résument en cinq points et  visent à forcer le président Najib Mikati à se désister de  former un gouvernement. Je ne voulais pas mêler Dar Al-Fatwa dans ce genre de jeux politiques, j'ai demandé la modification de l’un des principes».
Quant à la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, il s’agit de la demande du Hezbollah à visiter le Mufti !
« A ce moment les pressions ont commencé pour me forcer à annuler cette visite  j'ai refusé. Le lendemain, leurs journaux ont écrit que le Mufti a retourné sa veste », précise le Mufti Qabbani.
Toutefois, ce qui a le plus  provoqué la colère du Mufti, rompant le cordon d’amitié entre  le courant du Futur avec la plus haute-instance religieuse sunnite,  c’est le projet du Premier ministre, Fouad Siniora, «qui vise à modifier le décret législatif n ° 18 émis en 1955, qui réglemente les affaires des musulmans sunnites». Or, ce décret octroie  «un grand nombre de pouvoirs au Grand Mufti de la République».
« Dans le projet présenté , 19 articles grignotent l'autorité du mufti  ! Et donc que reste-il du Grand Mufti de la République? Hormis sa robe qui cache son corps. Ils l’ont dépouillé de son turban c’est pourquoi ils ne prient plus derrière lui » s'indigne le Mufti Qabbani.
Et de poursuivre : « Cette modification signifie que  le Mufti doit se contenter de recevoir des visiteurs, de parler aux médias et d’émettre des fatwa ».
Concernant «les pouvoirs du Mufti que le courant du Futur cherche à les lui retirer » son éminence évoque  «l'article 18 du décret qui définit le Grand Mufti de la République comme le chef religieux des musulmans, toutes communautés confondues». Selon l'amendement présenté par Siniora  le Mufti de la République devient le  «chef religieux des musulmans sunnites» seulement.
Et de s’interroger: «Pourquoi cette volonté de nous diminuer? Si la loi nous donne un grand rôle et que toutes les confessions s’accordent autour,  pourquoi nous  limiter? Autre exemple: «il y a une disposition dans le décret qui confirme  que le Grand Mufti de la République représente l'autorité suprême des legs religieux. Si le projet de Siniora est adopté, il supprime totalement cette indication, ce qui signifie que  le Mufti n’a plus rien avoir avec les legs religieux, et cela je ne peux pas l’admettre ».
« En tant que  Mohammad Rashid Qabbani, et en tant que mufti de la République, je ne permettrai pas à qui que ce soit de toucher le décret n °18  et j’affronterai quiconque. Je n'accepterai pas que mon successeur hérite des pouvoirs réduits ».

Les groupuscules salafistes jihadistes n'ont pas d'éthique musulmane

Concernant ses relations avec l’Arabie-saoudite, son éminence affirme qu’ «il n’y a pas de médiation saoudienne entre lui et le courant. Les amis espèrent que nos différences s’estompent. Pour ma part, je ne n’ai pas de problème avec eux. C’est eux qui ont décidé de ne plus prier derrière moi, et c'est leur affaire ».
Et de s’interroger sur un ton moqueur : « Peut-être cela fait partie de la modernité politique que de ne pas prier derrière moi et d’humilier la dignité des gens. Or, comment pouvez-vous garder votre dignité si vous vous attaquez à celle des autres » ?
La plus haute référence religieuse sunnite  a ajouté : «un conseil et je le dis sans la moindre animosité : je conseille les responsables du courant du Futur de craindre Dieu. Leur public est bon et sa majorité est silencieuse. Mais leurs responsables adorent leur Moi respectif. Ce Moi qui chassa le diable du paradis ».
Le Mufti a accusé le courant du Futur d’avoir diffusé des rumeurs et de fausses informations sur des dossiers financiers et d'ingénierie. « Certes des erreurs ont eu lieu, mais cela ne justifie pas la diffamation et le scandale » a-t-il ajoué. 
Et de souligner : « Tout en politique est mensonge.  Les politiciens mentent les uns aux autres, et ils ont pensé que  le Mufti de la République est comme eux. Ils ont agi de façon honteuse et c'est la preuve qu'ils n’ont pas de moral politique ».
Pour ce qui est des mouvements jihadistes salafistes, le Mufti Qabbani a indiqué que «le Jihad en Islam représente le devoir et l'honneur, mais il doit passer par une référence religieuse.  Or, la violence exercée par les jihadistes salafistes est étrangère à l’Islam aet u vrai salafiste, elles ne dérivent que de leurs coutumes et de leurs habitudes. Ils ne viennent pas à Dar Al-Fatwa, ils ne parlent pas avec le Grand Mufti, ils ne m’ont jamais rencontré. Malheureusement, ce n'est pas l'éthique de l'Islam. La religion n’enseigne pas  la haine ».

La Loi électorale de la proportionnalité ne nuit pas à la communauté sunnite

Au sujet de la proportionnalité, son éminence a estimé que «  la proportionnalité  ne nuit pas à la communauté sunnite.  Tout d'abord, parce qu’elle assure une élection juste et parce qu'elle permet la représentation de tout le monde. Mais elle doit répondre à certaines conditions ».

Il ajoute: «la loi votée par le Conseil des Ministres a adopté des circonscriptions électorales qui sabotent la proportionnalité.  Car elles sont le fruit des  caprices politiques des auteurs de la loi. Alors que la proportionnalité est  un principe  acceptable et nécessaire. Les Accord de Taëf ne prévoient pas la proportionnalité. Toutefois, le texte encourage à l’adoption d’une loi électorale qui puisse représenter tous les Libanais ».

Relation entre le Mufti de la République avec le Hezbollah

Le mufti a qualifié sa  «relation avec tout le monde comme bonne. On se rencontre, on partage nos idées et on échange nos conseils ».

Faisant allusion de nouveau aux politiciens, son éminence insiste sur la nécessité de «respecter l'opinion des autres. Ils mentent parce qu'ils refusent d’accepter l’Autre, ils  détestent le mufti parce qu’il rencontre les autres ».

La Oumma n'est pas  la meilleure nation des Hommes à cause de son comportement

Concernant les événements régionaux, le Mufti Mohammed Rashid Qabbani soutient la «réforme de la nation,  les réformes politiques dans chaque pays, mais non pas à travers la violence  qui nous empêche d’être « la meilleure nation des hommes sur la Terre». Maintenant nous ne sommes pas la meilleure nation  cause de notre comportement et ce qui se passe sur le terrain».
Enfin son éminence a mis en garde  contre «de graves conséquences au Liban suite à la crise syrienne et arabe, des incidents très graves nous guettent, à moins si Dieu le veut et si les responsables politiques contrôlent la situation au Liban».
Et de conclure : «les choses sont plus calmes maintenant, mais peut-être il s’agit du calme avant la tempête. La politique libanaise est une politique attentiste ce n’est pas une politique investigatrice. Les politiciens libanais guettent ce qui va arriver dans la région arabe pour s’affronter ensuite. Nous devons préserver notre pays de ce qui se passe à l'étranger, que ce soit en Syrie ou dans n'importe quel pays arabe».
« Nous risquons de plonger dans le gouffre si les dirigeants politiques ne prennent pas conscience que la politique qu'ils pratiquent est irresponsable et stupide » a-t-il souligné .

S.Nasrallah: Le Hezbollah capable de transformer en enfer la vie des Israéliens

Source : www.almanar.com


Sayed Hassan NasrallahLe Hezbollah est capable de transformer en enfer la vie des millions d'Israéliens en cas d'agressions contre le Liban, c’est ce qu’a affirmé, ce vendredi, le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, lors d’une cérémonie à l’occasion de la journée mondiale d’AlQuds.
La guerre contre le Liban sera très couteuse, a averti sayed Nasrallah, et d’ajouter : « la résistance est capable de viser en un nombre limité de missiles précis quelques cibles en Palestine occupée qui pourront transformer en un véritable enfer la vie des millions d’Israéliens.
Voici les principaux points de son discours :
Nous nous rencontrons une nouvelle fois à l’occasion de la journée mondiale d’AlQuds décrétée par l’Imam Khomeiny, le dernier vendredi du mois de Ramadan.
Nous voulons dire à nos ennemis et nos amis que la question d’AlQuds et de la Palestine est une cause loin de toutes les divergences.  Et notre attachement religieux à cette cause est inébranlable.
Aujourd’hui nous ne pourrons pas concevoir l’avenir d’AlQuds sans celui de l’entité sioniste. Nous ne pourrons pas parler de la restitution d’AlQuds à la nation et au peuple palestinien en présence d’ « Israël ».
AlQuds fait l’unanimité parmi les Israéliens et les différences sont dissipées quand il s’agit d’AlQuds. Ce qui n’est pas le cas des Arabes.
Les Israéliens sont unanimes sur le fait qu’AlQuds est la capitale éternelle d’Israël. La judaïsation de cette ville bat son plein… AlQuds se perd de jour en jour, au moment où les Arabes et les musulmans sont préoccupés par leurs divergences.
S’agissant de l’environnement stratégique d’Israël, notre ennemi a malheureusement certains avantages. Les Israéliens organisent  chaque année des conférences pour discuter de la stratégie d’Israël, des défis militaires, démographiques, économiques auxquels ils font face. Ce qui n’est pas le cas des pays Arabes.
Chaque année, nous lisons les plans et les dossiers discutés lors de ces conférences. En 2010 et 2011, ils évoquaient de grandes préoccupations, et de menaces surtout après les développements dans les pays arabes : la chute de Moubarak, le retrait américain humiliant de l’Irak, la chute des régimes soi-disant modérés et la puissance de l’Iran.
Ils craignaient la naissance d’un grand axe régional en faveur de la Palestine et des Palestiniens et contre Israël. Or, après les événements en Syrie, l’image a changé. La Turquie, qui soutenait la cause palestinienne, a réduit à zéro ses relations avec la Syrie. Il en est de même pour ses relations avec l’Irak qui sont devenues tendues, et avec l’Iran qui sont plutôt froides.
Les changements dans les pays arabes ont été exploités en faveur de la crise syrienne, et de la création d’une atmosphère d’animosité des pays arabes envers l’Iran…Par conséquent, Israël parle aujourd’hui d’espoir, d’un avenir prospérant , et d'une tentative de briser l'axe de la resistance. Il ne cache pas sa joie.
La riposte de l’Iran sera cinglante
La polémique grandit en Israël sur une éventuelle frappe contre l’Iran sous prétexte de son programme nucléaire, dont le monde entier sait qu’il est pacifique. Et Israël sait très bien qu’il s’agit d’un alibi à l’instar des Armes de Destruction Massives en Irak prétendues par les Etats-Unis.
Le problème d’Israël est que l’Iran est un Etat islamique fort, qui malgré tous les sanctions et complots est religieusement engagé en faveur de la Palestine, d’AlQuds et du peuple palestinien.
Et son engagement n’est pas soumis aux compromis et aux calculs politiques. Les positions iraniennes envers la Palestine n’ont pas changé depuis l’Imam Khomeiny jusqu'à nos jours. Hier le guide suprême, l’Ayatollah sayed Ali Khamenei évoquait la disparition certaine d’Israël.
Le problème d’Israël est que l’Iran soutient les peuples et les mouvements de la résistance dans la région. L’Iran fournit des armes et de l’argent aux mouvements de la résistance. L’Iran est l’ennemi numéro un d’Israël, cela ne doit pas dire quelque chose aux peuples arabes et islamiques ? Dans cette journée d’AlQuds, nous disons que si Israël est le mal absolu, l’Iran qui est son opposé absolu, ne veut pas dire qu’il est le vrai absolu qu’on doit soutenir ?
S’agissant de la polémique entre les dirigeants israéliens politiques et sécuritaires sur une éventuelle frappe contre l’Iran. Cela n’a rien à voir avec les normes et le respect des Droits de l’homme, mais cela relève de l’équation du coût et de l’utilité d’une action militaire. C’est pour cela, ils n’ont jamais hésité de mener des guerres contre les Arabes vu que le coût est beaucoup moins que l’utilité.
 Si l’Iran était faible, incapable, ou même capable mais lâche, il n’y aurait pas eu de polémique parmi les dirigeants israéliens et Israël n’allait pas hésiter à frapper l’Iran et à bombarder ses installations nucléaires. Pourquoi ils ne bombardent pas l’Iran ? Parce que l’Iran est fort et courageux. Et moi, je sais très bien (sources bien informées), que la riposte de l’Iran sera cinglante et très forte.
La leçon de la guerre de juillet 2006, empêche les dirigeants sécuritaires israéliens d'approuver une frappe contre l'Iran, c'est ce qu'a d'ailleurs révélé Ehud Barak.
Moi, je ne certifie pas qu’Israël n’allait jamais frapper l’Iran, mais j’assure qu’Israël est fortement préoccupé de frapper l’Iran. La leçon qu’il faut tirer : L’Etat ou le peuple arabe qui être à l’abri des menaces et des agressions israélienne il faut qu’il soit fort…
Liban/En cas d'agression, nous n'attendrons la permission de personne
Sayed Hassan NasrallahLes dirigeants israéliens ont haussé le ton, ces dernières semaines contre le Liban, au point d’évoquer la destruction du Liban. Nous ne nions pas qu’Israël possède une grande force destructrice grande, et une idéologie terroriste et sauvage. Ce n’est pas du nouveau Israël l’a déjà fait (destruction) en 1982 et en 2006. Mais le nouveau dans cela, tu peux penser ce que tu veux, mais il faut savoir que tu n’es pas seul sur le terrain.
Je ne dis pas que nous pourrons détruire Israël, mais j’affirme que nous pouvons transformer en véritable enfer la vie des millions de sionistes en Palestine. Nous sommes capables de changer la face d’Israël, et la guerre avec le Liban est très très très couteuse…beaucoup plus que la guerre 2006.
Il y a des objectifs en Palestine occupée qui peuvent être visés avec un petit nombre de missiles précis. Nous possédons ces missiles (...) Cela transformera la vie de centaines de milliers de sionistes en un véritable enfer.
Le Hezbollah sait où frapper et il y aura des dizaines de milliers de morts et pas seulement 300 ou 500 morts (comme l’avaient déclaré des dirigeants israéliens).
Nous n'hésiterons pas à utiliser ces missiles pour protéger notre peuple et notre pays. Nous avons le courage et la capacité de défendre notre pays. Et en cas d’agression, nous n’attendrons la permission de personne.
En 2006 deux idiots, Ehud Olmert (Premier ministre) et Amir Peretz (ministre de la Défense) ont commis une défaite stratégique lors de la guerre contre le Liban. Aux Israéliens, je dis : Aujourd'hui, vous avez aussi deux idiots (Benjamin) Netanyahu et (Ehud) Barak qui menacent d'attaquer l'Iran, et l'avenir d'Israël sera menacé s'ils devaient commettre cette erreur.
Gaza, Syrie et l’OCI
Cependant, nous sommes préoccupés quant à la situation en Palestine et à Gaza, à la lumière des développements dans la région et en Syrie. Certains Arabes œuvrent à affaiblir la Syrie, pour que la Palestine ne soit pas fort. Notre position envers la Syrie est liée à la cause palestinienne.
Les dirigeants islamiques réunis à la Mecque, lors de la conférence de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI)
auraient dû faire preuve d'un peu de responsabilité historique, ils auraient dû former un comité qui se serait rendu à Damas et Ankara et dans les pays arabes impliqués dans la crise syrienne afin de mettre terme au bain de sang en Syrie une fois pour toutes.
Mais au lieu de demander à toutes les parties de revenir à la table du dialogue, l’OCI a encouragé les Syriens à partir en guerre.
Si on revient, au communiqué final de l’OCI sur la Palestine, il s’est contenté d’appeler à l’application des résolutions internationale, à réactiver l’initiative de paix arabe, à qualifier d’injuste le blocus contre Gaza…
Si n’importe quel israélien, ou –désolé- un idiot israélien lit ce communiqué, il comprendra que si Israël sape la cause palestinienne et AlQuds…Il n’y aura pas de monde musulman qui la défendra.
Ce qui change l’équation c’est la force.
OCI/Dialogue entre les 8 confessions islamiques
Les dirigeants islamiques ont parlé de la nécessité de mettre fin aux divisions et aux incitations confessionnelles. L’OCI a également approuvé l’initiative du Roi Abdallah II, de créer à Ryad un centre pour favoriser le dialogue entre les 8 confessions islamiques reconnues par l’OCI (Hanafites, Hanbalites, Chafiites, Malikites, Chiites, Zaidites, Zahirites et Ibadites). Excellente initiative. Mais qui doit être pris au sérieux.
J’appelle les pays, qui ont approuvé à l’unanimité la création de ce centre, dont à leur tête l’Arabie, de commencer par concrétiser cette initiative en stoppant le financement de tous les chaines satellitaires qui œuvrent jour et nuit à apostasier les adeptes des confessions islamiques différentes des leurs.
Il faut réviser les programmes pédagogiques dans leurs pays qui apprennent les petits enfants à apostasier les adeptes des autres confessions islamiques.
Dans cette journée d’AlQuds et dans ce dernier vendredi du mois de Ramadan, nous affirmons que les adeptes des autres confessions islamiques sont des musulmans. Leur sang est le notre, leur argent est le notre, leur dignité est la notre, bien qu’il y ait a des différences dans certains détails (entre ces confessions).
Les 11 pèlerins et les réactions
L’affaire des libanais enlevés en Syrie s’est transformé en une tragédie humanitaire et une comédie médiatique. a poussé les choses à sortir hors du
Ce qui s’est passé ces deux dernier jours, (enlèvements et le blocage de la rue de l’aéroport) a été hors du contrôle du Hezbollah et du mouvement Amal, et ce, en raison du traitement de cette affaire par les politiciens et certains médias libanais.
Après l’enlèvement des 11 pèlerins libanais en mai dernier nous avons appelés les gens à quitter la rue et de communiquer avec le gouvernement dans cette affaire afin que nos positions ne soient pas utilisées contre les otages. Après l’écoulement de quatre mois, les Libanais n’ont toujours pas été libérés.
Mais les médias libanais ont été irresponsables en se lançant dans une course aux scoops. Ils ont annoncé la mort des 11 pèlerins, sans prendre en considération les sentiments des 11 familles. Ces médias ne craignent pas Dieu !

Source: Al- Manar TV

Intervention militaire en Syrie : quelles possibilités ?

Source : www.lemonde.fr

Par Général (2s) Jean-Patrick Gaviard, ancien chef des opérations des armées.

Le premier ministre turc a affirmé que le régime syrien constituait une "menace ouverte et proche pour la sécurité de la Turquie" après qu'un avion de combat turc a été abattu vendredi par la Syrie.
Le premier ministre turc a affirmé que le régime syrien constituait une "menace ouverte et proche pour la sécurité de la Turquie" après qu'un avion de combat turc a été abattu vendredi par la Syrie. | REUTERS/OSMAN ORSAL

Face aux victimes civiles de plus en plus nombreuses en Syrie, le président de la République n'écartait pas, début juin, une intervention militaire dans ce pays. L'opinion française est également majoritairement favorable à une solution armée, comme le démontre un sondage récent. Toutefois, une intervention dans ce pays est soumise à une résolution préalable des Nations Unies toujours bloquée par la Chine et la Russie. Malgré ces deux vetos robustes il peut être intéressant d'analyser les moyens militaires, qui pourraient être engagés, si une résolution était votée.

En préambule de cette analyse, il paraît nécessaire d'envisager quelques hypothèses crédibles afin de cerner au plus prés cette étude complexe. Parmi ces suppositions il est clair que toute intervention se ferait vraisemblablement au sein d'une coalition regroupant quelques nations européennes soutenues uniquement au plan logistique par des américains préoccupés davantage par leur désengagement d'Afghanistan et leur prochaine élection présidentielle. Par contre, des forces saoudiennes, qatariennes, émiriennes voire turques pourraient rejoindre cette coalition. Le poids politique mais aussi militaire de la Turquie ne serait pas neutre pour la réussite de cette opération qui dans ce cas serait dirigée sans nul doute par l'OTAN sachant que ce pays reste très attaché à l'Alliance.
Une autre présupposition importante mérite d'être retenue : aucune force terrestre occidentale, hormis quelques éléments de forces spéciales, ne devrait être envisagée quelles que soient d'ailleurs les capacités réelles de la rébellion armée syrienne. Les enseignements tirés des opérations en Afghanistan interdisent, de fait, pratiquement toute intervention terrestre menée par les occidentaux dans un pays musulman.
Ces hypothèses désormais posées, quels moyens crédibles pourraient être engagés ? A l'instar des opérations menées en Libye les forces maritimes et aériennes appuyées au sol par un nombre limité de forces spéciales devraient donc constituer la colonne vertébrale des capacités militaires de la coalition.
Les moyens maritimes de la force multinationale seraient chargés d'assurer l'embargo et de bloquer la façade méditerranéenne de la Syrie. La marine de guerre syrienne possède des sous-marins et quelques bâtiments de surface mais ne seraient pas de taille à s'opposer à une coalition très supérieure dans ce domaine. Par contre, les missiles anti-navires syriens, dont certains fournis tout dernièrement par la Russie, représentent une menace très dangereuse qu'il faudrait savoir brouiller ou anéantir rapidement. Cette menace sérieuse nécessiterait, de facto, de faire croiser le groupe aéronaval dont le(s) porte(s)-avions à une bonne distance des côtes syriennes.
Les moyens aériens, par leur souplesse et leur réversibilité devraient être également privilégiés. Leur mission consisterait tout d'abord à assurer la supériorité aérienne afin d'obtenir la liberté du ciel et interdire toutes les attaques sur les populations civiles menées par les avions et les hélicoptères de combat syriens . Malheureusement les forces anti aériennes syriennes sont nombreuses et efficaces. La destruction d'un avion de reconnaissance turc vraisemblablement par la DCA syrienne est explicite sur ce sujet. Dans ces conditions les forces aériennes de la coalition devraient, au moins dans un premier temps, se contenter d'une supériorité spatio- temporelle. L'Italie ou la Turquie sont certes dotés d'armements anti radar mais ces moyens seront ils suffisants face à des adversaires mobiles ? En clair, la coalition pourrait donc se retrouver dans le cas difficiles des opérations menées au dessus du Kosovo en 1999. Une solution alternative consisterait à demander aux Américains d'engager leurs missiles de croisière Tomawak mais aussi leurs avions de combat "furtifs" comme le F22 ?
Ces avions indétectables aux radars pourraient pénétrer au sein des défenses anti aériennes adverses détruire ces sites tout en renseignant en temps réel les appareils de combat "plus classiques" de la coalition sur les emplacements de ces défenses anti aériennes résiduelles afin d'aider à leur destruction. Les Américains sans s'engager réellement offensivement pourraient toutefois effectuer quelques missions de ce type pendant la première phase du conflit sachant que les engagements initiaux sont toujours très suivis au plan médiatique et politique. A noter que dans ces conditions cet engagement ne pourrait se faire que sous un commandement américain et donc vraisemblablement dans le cadre de l'OTAN.
La seconde mission dévolue aux forces aériennes de la coalition consisterait à effectuer de l'appui au profit des forces de la rébellion syrienne mais les forces terrestres de Bachar el Assad sont bien installées en ville et l'appui aérien en centre urbain devrait être délicat à mener pour les forces aériennes compte tenu des dommages collatéraux possibles sachant que les forces syriennes utilisent également des boucliers humains. Ces missions très sensibles nécessiteraient des armements adaptés que possèdent uniquement les britanniques. Dans ces conditions les interventions d'appui de la coalition seraient donc axées principalement sur les zones périurbaines et nécessiteraient le soutien de forces spéciales sur le terrain. La troisième mission reposerait sur la destruction des centres du pouvoir, de commandement et logistiques syriens. Moins visible cette mission d'attrition qui s'inscrit dans la durée est toutefois très efficace. L'édifice politico-militaire adverse désorganisé par des frappes très ciblées dans la profondeur du dispositif ennemi s'écroule, de fait subitement sans signes annonciateurs.
Toutes ces missions y compris navales nécessiteraient des moyens de renseignements précis en temps réel reposant sur des capteurs variés et des analyses affinées afin de débusquer des cibles très camouflées et bien défendues. Or dans ce domaine les forces européennes sont très démunies, comme l'ont démontré les opérations en Libye. Le manque crucial de drones performants, par exemple, a été largement souligné après cette intervention.
A noter enfin que les appareils de la coalition devraient être vraisemblablement basés à Chypre et en Crête voire en Turquie et que les avions de ravitaillement en vol apporteraient l'allonge indispensable pour réaliser toutes ces missions longues. Dans ce domaine, les forces européennes seraient, sans nul doute largement tributaire des moyens américains, comme ce fut le cas pendant toutes les dernières opérations aériennes d'envergure.
Que dire des moyens d'attaques offensifs de cyberdéfense qui pourraient perturber voire détruire les réseaux d'informations et de commandement syriens mais qui n'existent pas en Europe et dont seuls les Etats-Unis possèdent une véritable capacité.
En conclusion une intervention crédible en Syrie, limitée exclusivement à des forces navales et aériennes pour des raisons développées supra, serait vraisemblablement impossible au plan militaire sans les Etats-Unis voire la participation de la Turquie. Cette démonstration également met en exergue indirectement les limites des capacités d'intervention des forces armées européennes et plus particulièrement françaises qui possèdent des lacunes capacitaires dans tous les domaines cités dont la lutte contre les défenses anti aériennes et anti surface mais aussi les moyens de renseignements et de drones, d'armements précis en zone urbaine, de ravitailleurs et d'avions de transport tactique modernes ainsi que de capacités de cyber attaque... Concrètement, une intervention "en premier" comme celle effectuée le 19 mars 2011 par les Rafale pour sauver la population de Benghazi promise à un massacre face serait aujourd'hui impossible en Syrie. Espérons que nos décideurs seront en tenir compte au moment de la rédaction du prochain livre blanc et de la future loi de programmation ! 

mercredi 15 août 2012

Témoignage sur les combats autour de Sayyda Zaynab (Damas)


Un de nos contacts nous a fait parvenir le témoignage d'un habitant de la banlieue de Damas. L'auteur y décrit les combats, la fuite des habitants et de manière générale la récente situation dans le quartier abritant le sanctuaire de Sayyda Zaynab près de Damas. En voici la traduction ainsi qu'une vidéo illustrant ses propos. 
L'auteur a souhaité garder l'anonymat pour des raisons de sécurité. Nous le remercions profondément ainsi que la personne qui nous a fait parvenir son témoignage.



Dans ce rapport, je vais énoncer ce qui a été vu et publiquement reconnu dans la zone de Sayyda  Zaynab (Banlieue de Damas).

Cette zone abrite le sanctuaire de Sayyda Zaynab à 15 km au sud-est de Damas. La région est composée de communautés multiethniques et multiconfessionnelles. La majorité des personnes qui habitent les quartiers environnants viennent à la base du Golan syrien alors que la zone qui accueille le sanctuaire est habitée par environ 60% de chiites. Ces derniers sont souvent propriétaires d’hôtels et viennent principalement de Syrie, d'Irak, et d’Afghanistan. On y trouve des centres d'enseignement et des séminaires islamiques et les diverses confessions pratiquent leurs activités religieuses très librement. Les institutions religieuses et éducatives chiites et séminaires (principalement gérés par des non-syriens) sont ouverts à de nombreux étudiants de tous les coins du monde et parrainent également des étudiants locaux. Tous les fonds viennent de l'étranger par l'intermédiaire d'organismes de bienfaisance, les centres éducatifs et de grands clercs. Etant donné les prix attractifs de l’immobilier, d’autres chiites, pauvres pour l’essentiel qu’ils soient Syriens, Afghans ou alors réfugiés irakiens vivent en tant que minorité dans des zones voisines avec une majorité sunnite originaire du Golan (des régions appelées Hijjirah, Ghurbah, Thiyabiyyah, Speanah, Bibbilah, etc). Ses habitants sont essentiellement des familles pauvres ayant un faible niveau d'éducation scolaire.

Durant environ un an, de petites manifestations quotidiennes contre les autorités syriennes avaient lieu dans ces zones environnantes. Mais ce n’était pas le cas pas du côté du sanctuaire autour duquel ni les chiites ni les sunnites n’ont participé à ce genre de protestations. Les sunnites vivant aux abords du saint sanctuaire ont compris que tout renversement politique en faveur de l’opposition islamiste sunnite éliminerait le tourisme religieux et ses pèlerins chiites. Cela signifierait la faillite de leurs commerces, tout comme celui des chiites si un tel changement de pouvoir avait lieu. S’ils ne seraient pas forcément abattus, cela aurait au minimum pour conséquence une restriction de leurs libertés et droits religieux. C’est pourquoi les sunnites ont toujours pratiqué leur religion dans le calme, au sein des nombreuses mosquées sunnites qui entourent le sanctuaire de Sayyda  Zaynab jusqu'à ces derniers jours (3 août 2012).

Cependant ce n’était pas le cas dans les zones voisines. Des gens jalousaient des habitants de la zone  du sanctuaire, à qui le tourisme religieux offre plus d’opportunités commerciales. Les groupes d'opposition sunnite reprochent sévèrement aux minorités religieuses en Syrie (en particulier aux chiites) de ne pas soutenir leurs revendications. Ils voient dans ce silence une manière de soutenir le « régime syrien ». Ainsi, certaines personnes, et en particulier les extrémistes sunnites "wahhabites" et "salafistes" utilisent ce genre de critique politique pour agiter une haine sectaire.

Par conséquent, une nouvelle étape du conflit a commencé à partir d’avril 2012.
Des personnes liées à des groupes d'opposition ont commencé à assassiner certains chercheurs ou enseignants des établissements religieux chiites et en particulier ceux qui vivaient parmi eux près des points chauds. Cependant la communauté chiite s’est efforcée de rester inébranlable et de terminer l'année scolaire pour les étudiants parmi les quelques cas de violence.

Le lundi 17 Juillet 2012, les tensions ont atteint leur point culminant.
Dans la matinée, des groupes armés (de pistolets, fusils, épées ou haches) constitués d’étrangers ont été remarqués par les habitants de ces zones, accompagnés par quelques personnes locales liées à des groupes d'opposition. Ils sont apparus armés publiquement pour la première fois
et erraient dans les rues. À 12 heures, des haut-parleurs dans les mosquées sunnites et dans les rues ont été entendus appelant au "jihad islamique" et ordonnant aux chiites de quitter immédiatement l’endroit sous peine d’être tous tués. Après quelques minutes, d'autres appels ont commandé à toutes les personnes sunnites qui ne soutenaient pas l'opposition de quitter également l’endroit sans quoi ils rencontreraient le même sort que les chiites. Les gens étaient terrifiés et déconcertés. Ils se précipitèrent dans toutes les directions sans ne rien prendre avec eux. 

La plupart des chiites et certains sunnites non liés à l’opposition ont cherché refuge dans le quartier du sanctuaire de Sayyda  Zaynab. Cette zone semblait plus sûre en raison des bâtiments modernes donc solides, des hôtels et des rues très étroites, plus faciles à protéger.

Le mardi 17 juillet 2012, une attaque a eu lieu sur le poste de police dans la rue principale jouxtant le sanctuaire. Les tirs ont duré au moins deux heures, puis les assaillants se sont retirés après l’arrivée d’un groupe de policiers. Dans la soirée, on entendait des tirs à l’artillerie lourde et des bruits de bombes. Des hommes armés qui prétendaient être de l'armée libre (d’opposition) ont déclaré que leurs zones (Hijjira, Mashtal, thiyabiyya, etc) étaient sous leur contrôle et qu’ils étaient maintenant prêts à entrer dans celle du sanctuaire de Sayyda  Zaynab, abritant principalement des chiites de différents pays.
La majorité des gens avec qui je vis dans cette zone étaient des civils politiquement neutres. En dehors d’un poste de police local, ni l’armée syrienne ni milices ne se trouvaient sur place. A minuit, une bataille acharnée éclata entre l'opposition armée et les résidents du quartier, qui ont immédiatement formé une milice locale pour défendre la zone. Après avoir à plusieurs reprises tenté de pénétrer la zone, ils ont finalement attaqué une mosquée iranienne au nord ainsi que le bureau de l'Imam Khamenei avec des roquettes et des bombes.




De l'autre côté du quartier, des jeunes hommes armés ont attaqué l'hôpital caritatif Imam Khomeyni et volé tout son contenu. Deux membres du personnel (essentiellement composé de chiites) ne sont jamais réapparus les jours suivants.
Le lendemain, à partir du toit de notre immeuble, j'ai pu voir des hélicoptères venant bombarder l'hôpital après qu'il ait été pris comme bastion pour les activités de « l'armée libre » (d’opposition) dans la région de Thyabiya. Il semblait y avoir deux camps distincts : les résidents syriens chiites à proximité du sanctuaire saint face à des sunnites de l'autre côté de la zone. Ce que nous avons vu était une véritable bataille entre les jeunes de ces deux régions voisines. La bataille a été considérablement marquée par son caractère sectaire. Il y eut de nombreux morts, blessés et kidnappés des deux côtés, en plus du saccage des maisons et des meurtres de leurs habitants. Jusque là, l’armée n’était pas intervenue.

Le mercredi 18 juillet 2012, les hélicoptères sont venus et ont ouvert le feu sur toute la zone aux mains des groupes d'opposition. La plupart de ces mosquées sunnites appelaient au Jihad et criaient « Allahu Akbar » continuellement pendant l'attaque. Les groupes armés ont tiré contre les hélicoptères utilisant des missiles et autres armes, mais sans succès. Les bâtiments, les portes et les fenêtres tremblaient à cause de cette bataille féroce qui a finalement quasiment cessé l'après-midi.

En fin d'après midi, un grand nombre d’hommes armés étrangers sont arrivés sur la rue « irakienne » et la place « irakienne » (à seulement 500 mètres du sanctuaire), soit la porte nord de la zone. C’est là que se trouvaient la plupart des réfugiés chiites, ainsi que des réfugiés en provenance de Homs. La majorité de ses habitants sont des irakiens sunnites et chiites, mais aussi des hommes d'affaires irakiens. Ils ont ordonné à tous les Irakiens de partir sur le champ après avoir tué quelques-uns d'entre eux au cours des derniers jours. Il n'y avait pas assez de moyens de transport pour évacuer les milliers de familles. Dans la soirée, de grosses batailles ont eu lieu entre les assaillants armés et des jeunes chiites de la région ainsi que plusieurs tentatives de pénétrer la zone, s’étendant sur moins d’un km2. De nombreux appels venant des résidents étaient lancés à la police et aux forces armées par les résidents, mais il n'y eut aucune réponse directe. Certaines personnes ont été tuées et blessées par les deux côtés.

Jeudi 19 juillet 2012, un hélicoptère a lancé un missile sur un enterrement ayant lieu dans la zone de Hijjirah à 3 km du sanctuaire de Sayyida Zaynab. Un porte-parole de l'opposition a affirmé que près de 100 personnes ont été tuées et blessées, dont certains étaient inconnus. Plusieurs hélicoptères également sont venus et ont ouvert le feu sur des bâtiments abritant les rebelles armés. De nombreux civils se sont échappés decette zone pour se rendre dans la zone du sanctuaire.
Les gens de ce quartier accueillent au sein de leurs maisons et parfois même des gens qu’ils ne connaissent pas. Plus de 3000 familles vivent désormais dans ce quartier gratuitement sous la bienveillance de ses habitants, les familles d'orphelins sont nourries et les pauvres soutenus financièrement. Contrairement à ce qui avait été annoncé, je n'ai pas remarqué de milices irakiennes, ni libanaises du côté chiite.

Jeudi après-midi, les groupes d'opposition appelaient via les haut-parleurs des mosquées à tuer tous les chiites et en criant «Allahu Akbar». Ils ont bloqué toutes les routes vers  Damas et ailleurs. Des chiites ont été capturés et parfois tués, ce qui a agité de l'autre camp.

Dans la soirée, de violents combats ont éclaté entre les groupes armés et les jeunes chiites armés dans la zone de Sayyida Zainab. Au matin, les cadavres étaient retrouvés dans les rues semant la confusion parmi la population et un niveau de panique inégalée. La peur et l'anxiété étaient palpables pour tout le monde, y compris moi-même et ma famille.





Au petit matin, un grand nombre d'hommes armés se préparaient dans la région Hijjirah pour une attaque en représailles sur la zone du sanctuaire en réponse aux événements de la veille. Beaucoup étaient morts ou blessés suite à des bombardements venant d’hélicoptères. Les gens du côté du sanctuaire commençaient à craindre des massacres de masse, surtout quand les rebelles ont déclaré leur volonté de détruire la région.  Armés de fusils, les habitants ont clairement affiché leur volonté de défendre leur quartier jusqu’à la mort. Il n’y avait jusqu’à lors aucune forces gouvernementales excepté quelques vols d'hélicoptères de temps à autre.

Vendredi 20 juillet 2012 a été un tournant décisif contre les rebelles. Les troupes de l'armée de terre couvertes par des hélicoptères sont arrivés dans la zone. D’énormes bombardements nous obligèrent à nous précipiter dans un humble abri de notre immeuble. Nous ne savions pas ce qui se passait pendant la journée. Aucun magasin n’était ouvert, aucun soin n’était dispensé et notre rue était déserte (à environ 400 mètres du sanctuaire). La quasi totalité de mes voisins se sont échappé sans prévenir. Il n'y a plus de nourriture, pas d'eau potable et pas de moyens de transport à l'extérieur. L'après-midi, mon ami, un Irakien professeur d'arabe et sa famille ont  insisté pour quitter le pays quoi qu’il arrive.  J'ai pu l'aider à porter leurs bagages sur un fauteuil roulant. Nous avons marché 1200 mètres jusqu’à station de bus « irakienne, des tirs lourds au dessus de nos têtes.  Je l'ai salué à mi-chemin puis suis rapidement retourné à ma famille.

Samedi 21 Jul.2012. Les bombardements étaient de partout. J'ai réussi à réserver des places de bus pour ma famille à un prix très élevé. Les rues étaient vides, sauf de quelques jeunes gens armés qui bloquaient les routes de la zone aux inconnus. J'ai transporté les bagages lourds de ma famille sur une distance de plus de 1200 mètres et réussi à les évacuer. C'était un chemin très risqué. Dans la soirée, j'ai entendu que les troupes de l'armée gouvernementales se dirigeaient vers « Thyabiya » et quelques autres zones. Cette nuit a été la pire de toutes. Beaucoup d'hommes armés ont réussi à s'échapper du champ de bataille et vinrent dans notre bloc se cacher sur les toits des bâtiments vacants. Ils ont alors commencé à ouvrir le feu contre le point de contrôle de la porte sud de la zone du sanctuaire. Des tireurs d'élite occupaient des endroits appropriés sur les toits.
Une bataille acharnée a pris place dans la nuit sombre lorsqu’ il n'y avait pas d'électricité, pas de cliniques, pas de pharmacies, etc ... Les fenêtres explsaient et les bris de glasses étaient omniprésents le lendemain matin. Je remercie Dieu de m’avoir permis d’évacuer ma famille à temps.


 

Dimanche 22 juillet 2012, la matinée était très calme puis la situation a explosé l’après-midi. Des troupes de l'armée accompagnées d’hélicoptères ont commencé à attaquer les zones chaudes et ceci également aux alentours du sanctuaire où des milliers de familles déplacées et les réfugiés étaient hébergées. Les hôpitaux de la région ont d’abord été occupés par les rebelles armés pour y installer leur base, puis par la suite ont été repris par les forces gouvernementales. Les mosquées également prises comme bases pour les rebelles armés ont aussi été bombardées et endommagées. Cette situation a duré les 2 jours suivants.

Le mardi 24, la situation s'est améliorée grâce à certaines personnes qui ont commencé à aller chercher de la nourriture, de l'eau et d’autres produits de première nécessité. J'ai été en mesure de trouver un ami qui a un taxi pour me rendre à Damas afin de réserver des billets en
cas d'urgence. Le chemin de Damas était vide et absolument terrifiant. Si des hommes armés barraient la route et vanaient à savoir que moi et mon compagnons sommes chiites, ils nous auraient capturés. Mais nous avons été en mesure de passer et de revenir à nouveau. À notre retour, il m’a semblé que les combattants avaient été abattus ou bien qu’ils se reposaient. Dans la soirée, nous avons de nouveau entendu les combats mais cette fois-ci plus loin qu'auparavant. Le lendemain se déroula de la même manière sauf que les organisations de bienfaisance, l'équipe du Croissant-Rouge et les sauveteurs ont commencé à arriver et à aider les personnes en difficulté.

Les jours suivants se sont beaucoup améliorés jusqu’à maintenant mais la situation n’est pas stable. De temps à autres, des rebelles peuvent saisir une opportunité d'attaquer un point de contrôle ou un poste de police. Cependant, certains magasins ont commencé à ouvrir de nouveau et nous pouvons apercevoir quelques taxis dans les rues. Je suis allé à Damas le mercredi 1er août 2012 pour recevoir des aides destinées aux pauvres et aux personnes déplacées. La route était sécurisée. Les habitants des zones chaudes ont alors pu commencer à retourner dans leur maison. Certaines personnes ont les ont trouvé endommagées. En outre, certains chiites sont retournés à leurs écoles pour constater les vols, les incendies causés par les rebelles ou bien la destruction des bombardements. En outre, certains chiites syriens ou afghans que je connais ont été attendus sur ces lieux par des snipers pour les abattre.
Actuellement, il n’y a plus de troupes dans la zone, mais la police occupe principalement les rues.