mardi 30 juillet 2013

Syrie : Le biais des médias en faveur des groupes terroristes épinglé

La lettre que nous publions ici, datée de mai 2012, demeure malheureusement d’actualité. Son auteur, syrienne, dit son amertume et son incompréhension à l’égard de journalistes dont la couverture médiatique biaisée innocente les groupes radicaux et contribue à répandre leur propagande, alors qu’ils sont, de toute évidence, responsables des attentats qui ensanglantent la Syrie. Ce qui est inquiétant est qu’aujourd’hui, malgré le fait que les actes de barbarie commis par ces groupes "rebelles" sont abondamment documentés par les sites internet d’information, la presse traditionnelle continue de présenter les insurgés comme une alternative. Les « bons » contre le « méchant » Bachar el-Assad (qui a pourtant le soutien de plus de 70% des Syriens, raison pour laquelle il n’est pas encore tombé).

24 JUILLET 2013
A l’attention de Madame Silvia Cattori
Constatant que les principaux médias ont publié [le 10 mai 2012] un article de l’AFP donnant une interprétation tendancieuse des évènements qui frappent la Syrie (*) je me dois de réagir. Cet article tend à faire porter la responsabilité du double attentat terroriste, qui a ensanglanté Damas le 10 mai, au gouvernement syrien et non pas aux « rebelles ».
Voici mes remarques.
Il y a mille et une manières de contribuer à massacrer un peuple et à détruire un pays. Par leurs commentaires favorables à des forces qui commettent des crimes en Syrie, comme hier en Libye, de nombreux journalistes légitiment ces crimes et s’en font les complices. Il en va de même pour les rédactions qui publient leurs articles.
Nous Syriens qui connaissons ce qui se passe en vérité dans notre pays, que trouvons-nous dans la presse depuis plus d’une année ?
Des images truquées, des reportages falsifiés, des articles qui ne font entendre qu’un seul et unique point de vue : celui d’une « opposition » extérieure décrédibilisée étant liée aux diplomaties et aux décisions occidentales et de certains Etats arabes ; et le point de vue des groupes militarisés financés et armés par des puissances étrangères.
Les terribles attentats suicides et les opérations militaires perpétrés par des « rebelles » - qui veulent renverser le gouvernement légal de Bachar el-Assad, ceci contre la volonté de son peuple - ont tué et blessé des milliers de Syriens.
Les journalistes ont à chaque fois commenté les carnages traumatisants qui se sont succédé en Syrie comme étant commandités par le gouvernement Assad, qu’ils qualifient à tort de « sanguinaire », « tyran », alors même que toute l’armée et le peuple sont unis avec lui et se sacrifient pour résister aux agresseurs.
Depuis une année, tous les commentaires sur la Syrie sont en faveur de ce que les Syriens qualifient de gangs. De mercenaires qui ont pour but de détruire notre patrie.
Hier, après le carnage qui a coûté la vie à plus de 55 Syriens, mutilé gravement et blessé 372 autres - alors qu’il ne fait aucun doute que ce double attentat a été perpétré par les gangs de l’ « opposition » et que l’écrasante majorité du peuple syrien est unie derrière son président - la presse en France, s’appuyant sur les dépêches tendancieuses de l’AFP, n’a rien trouvé d’autre à dire que : « le régime et l’opposition se rejettent mutuellement la responsabilité ».
Ou encore :
« Le régime de Bachar al-Assad est confronté depuis près de 14 mois à une révolte populaire qu’il refuse de reconnaître et réprime dans le sang. Il accuse des "terroristes" d’être à l’origine des violences dans le pays et de commettre ces attentats ».
« L’opposition syrienne accuse de son côté le régime de "fabriquer" ces attentats ».
« La répression par le régime de la révolte populaire qui s’est militarisée au fil des mois et les combats entre soldats et insurgés ont fait près de 12.000 morts depuis mars 2011, en grande majorité des civils tués par les troupes gouvernementales. »
Tout cela participe d’une désinformation qui couvre les crimes de ces gangs qui opèrent en Syrie pour servir l’agenda de puissances étrangères et non pas les attentes du peuple syrien. Tout cela a déjà trop duré.
1) Pourquoi les journalistes, dont le devoir est de dire la vérité, continuent-ils de qualifier le gouvernement syrien de « régime de Bachar el-Assad » alors que c’est un gouvernement légitime et légal aux yeux de la grande majorité du peuple syrien ? Auraient-ils qualifié le gouvernement français confronté à des gangs terroristes de « régime de Nicolas Sarkozy » ?
2) Pourquoi qualifient-ils de « révolte populaire », de « révolution », « d’opposition pro démocratie » les actes de barbarie (les attentats tuant des centaines de personnes, des décapitations) commis par des gangs terroristes contre le peuple syrien qui lui se rallie en majorité à son gouvernement ?
3) Pourquoi les médias mettent-ils uniquement en évidence les manifestations clairsemées de Syriens fanatisés, très minoritaires, qui veulent la chute du « régime », et ne parlent-ils pas des grandes manifestations quotidiennes des millions Syriens qui soutiennent l’action du gouvernement de Bachar el-Assad et qui condamnent la barbarie de ces groupes de terroristes qui détruisent leur patrie et terrorisent son peuple ?
Je reviens sur ce passage tendancieux et mensonger de l’AFP disant que « Le régime de Bachar el-Assad est confronté depuis près de 14 mois à une révolte populaire qu’il refuse de reconnaître et réprime dans le sang ».
Pourquoi les médias ne disent-ils pas que - malgré toutes les tentatives de déstabilisation que subit la Syrie - des réformes sont en cours, une nouvelle Constitution a été approuvée par le peuple, et des élections législatives sont en cours avec la participation de plusieurs partis et forces indépendantes ? Pourquoi ne parlent-ils que de ces « opposants », venus de l’extérieur qui refusent le vote par les urnes et prétendument « demandent la démocratie » ?
Il est mensonger de dire que Bachar el-Assad « réprime dans le sang… ». Il serait plus vrai de dire qu’il combat les criminels qui ont du sang syrien sur les mains et s’en vantent... Voir le témoignage terrifiant qu’a recueilli Der Spiegelhttp://www.infosyrie.fr/re-information/der-spiegel-a-interroge-des-rebelles-tortionnaires-de-bab-amr/
En Syrie, tous les jours les gens vous parlent des actes de barbarie qu’ils voient de leurs propres yeux. Et les journalistes, eux, s’attachent depuis le début des troubles à faire la part belle aux gangs armés, ce qui revient à approuver leurs crimes.
Il est étonnant de constater que, quand les journalistes syriens ont attribué les deux attentats épouvantables de Damas à ces terroristes, les médias (Libération, La Croix, Le Figaro, Le Monde, etc) ont mis ce terme entre guillemets, alors que c’est une évidence que ce sont des « opposants » terroristes qui ont commis ces attentats.
Cela ne montre-t-il pas que la version mensongère des faits concernant la Syrie est dictée par une ligne éditoriale délibérément biaisée ?
Les rédactions se rendent ainsi complices des crimes odieux commis par ces fanatiques islamistes contre le peuple syrien.
« L’opposition syrienne accuse de son côté le régime de "fabriquer" ces attentats. » dit en conclusion l’article de l’AFP.
De quelle « opposition » parle-t-il ?
Seule, la pseudo opposition liée au Conseil national syrien, financée par le Qatar, peut parler ainsi. Car elle n’est qu’une fiction, pas une véritable opposition, raison pour laquelle elle soutient les bandes armées qui détruisent la Syrie. Cette fausse opposition est récusée par la grande majorité des Syriens qu’elle prétend représenter.
La vraie opposition démocratique syrienne en Syrie n’a aucun doute sur l’origine de ces attentats barbares. La véritable opposition fait face à la menace terroriste qui pèse sur le pays et fait front avec le gouvernement.
L’article de l’AFP, qui a été repris par tous les médias, laisse également entendre que cette prétendue opposition s’est« militarisée au fil des mois ». C’est faux. Ces groupes armés étaient infiltrés et actifs dès le début dans les manifestations pacifiques. Ce qui a fait fuir les manifestants pacifiques et les a ralliés à Bachar el-Assad.
Ce sont les actes de violence de ces gangs infiltrés dans les manifestations qui ont amené le peuple syrien à se distancer des opposants islamistes qui partaient des mosquées pour manifester le vendredi. Peut-on qualifier d’« opposition », de « démocrates » ces bandes armées dotées d’un armement très sophistiqué, de fabrication US, française et israélienne, transporté par des navires en provenance de Libye et à destination des « révolutionnaires » de la prétendue Armée syrienne libre ?
L’article de l’AFP publié sans rien vérifier, se termine sur un autre mensonge : « 12.000 morts depuis mars 2011, en grande majorité des civils tués par les troupes gouvernementales ». Qui a établi ces chiffres ? Qui les a vérifiés ? Un Observatoire (OSDH) bidon basé à Londres auquel les journalistes –et l’ONU- curieusement se réfèrent. Les Syriens qui réclament partout en Syrie la présence de l’armée pour les protéger, eux seuls peuvent parler de la Syrie et de sa souffrance.
Ce qu’en disent les propagandistes acquis aux « rebelles », à des groupes qui veulent la destruction de notre pays, n’est que fabrication de fausses informations. Les journalistes qui relayent leur propagande - en violation de la mission du journaliste qui est de dire la vérité - se rendent complices des crimes monstrueux que cette « opposition armée » dévoyée commet contre toute la population syrienne.
Roula K
12 mai 2012
(*) Liens de journaux (liste non exhaustive) ayant relayé le 10 mai 2012 l’article tendancieux de l’AFP.


Les habitants du Liban-Sud participent à toutes les guerres contre Israël


Les habitants du Liban-Sud participent à toutes les guerres contre "Israël"La décision de l’Union européenne d’inscrire l’aile militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes est sortit de Bruxelles pour toucher les habitants des villages du Liban-Sud frontaliers avec la Palestine.
La population n’a pas compris la distinction faite par les Européens, censés être éduqués, entre le Hezbollah et sa branche militaire. Comment ont-il fait cette séparation et selon quels critères? Ce qu’ils ont compris, c’est que toute personne qui a eu une activité militaire, ou soutient un acte militaire du Hezbollah, est visée par cette décision. Ce qui signifie qu’ils sont tous visés.
Hussein Khalil, de Majdel Silm, va plus loin. «Que signifie nous considérer tous comme des terroristes? N’est-ce pas un appel à nous combattre et à nous tuer? s’interroge-t-il.
Quel est le rôle des soldats de la Finul dans ce contexte? Les ministres européens ne savent-ils pas que la plupart des fils du Liban-Sud participent aux guerres contre Israël et que les femmes de Aïta el-Chaab ont contribué à porter et transporter les armes aux combattants du Hezbollah?»
Ainsi, la réalité de l’aile militaire du Hezbollah est très différente de ce que s’imaginent les ministres européens des Affaires étrangères ou des partis politiques qui lui sont hostiles.
Cette réalité est même difficile à préciser pour les fils du Sud, et plus particulièrement pour les habitants des villages du Sud du Litani, qui se considèrent aujourd’hui les plus concernés par l’aile résistante, comme ils se plaisent à l’appeler.
Dans cette région frontalière, il n’y a aucune différence entre «un civil et un militaire, entre un membre du Hezbollah qui porte les armes en secret sur les champs de bataille et un cultivateur qui plante du tabac pour subvenir aux besoins de ses enfants, sous le regard de l’ennemi posté sur les collines surplombant la région», ajoute-t-il.
Mohammad, qui est instituteur dans une école de Bint-Jbeil, se souvient comment des dizaines de ses élèves ont pris les armes, en juillet 2006, et comment 13 d’entre eux sont tombés en martyrs, le plus âgé ne dépassant pas la vingtaine.
«Je ne savais pas que ces étudiants étaient de tenaces combattants. Rien ne le montrait. Ils étaient des civils et aucun n’a jamais porté son uniforme devant les habitants», dit-il avant d’ajouter: «Nous entendons parler de quelque chose que l’on appelle le dispositif de la résistance mais nous n’en connaissons pas les membres. Chacun de nous peut en faire partie. Rien ici n’a une connotation militaire. Nous le savons uniquement après le martyre.»


La grande surprise de la guerre 2006 : un génie d’ingénierie (1) L’équipe du site


Durant la guerre 2006, connue depuis pour avoir été la guerre des surprises par excellence, la surprise la plus édifiante a sans doute la capacité de la résistance à amortir la force de feu de l’armée de l’air israélienne, pendant longtemps source de supériorité et de fierté israéliennes.
Durant les 33 jours de guerre, la stratégie de la terre brûlée que les bombardements intensifs devaient en principe réaliser n’a  nullement affecté ni la force de frappe de la résistance basée une force balistique qui n’a pas connu de répit, ni la marge d’action et de déplacement des combattants de la résistance.
Ces derniers étaient presqu’invisibles. A peine les militaires israéliens les captaient-ils qu’ils disparaissaient, après avoir sorti, installé et actionné les lance-missiles dirigées vers les colonies israéliennes en Palestine occupée.
Se croyant à l’abri, les soldats israéliens ont souvent été pris de court par les combattants du Hezbollah qui leur sortaient à l’improviste et s’abattaient sur eux.
Le sous-sol pour vaincre la mort du ciel...à la cuillère ?
Or le secret derrière tout cela, et qui n’en est plus un depuis, réside dans les réseaux de tunnels confectionnés par les résistants. L’un d’entre eux se trouve à 200 mètres seulement des postes frontières israéliens.
Ce qui laisse penser que les résistants l’ont édifié sous le nez des soldats israéliens!
« Un véritable miracle d’autant plus dans cette région s’activait l’un des dispositifs israéliens les plus perfectionnés du monde, sans compter qu’il se situait à quelques kilomètres du quartier  général des forces onusiennes à Nakoura »,  rapporte le sociologue américano-palestinien Dr. Seif Daana, qui enseigne l’université Wisconsin, dans un article publié dans le quotidien libanais arabophone Al-Akhbar. Faisant l’écho du témoignage de l’un des observateurs de l’ONU qui s’est rendu à la frontière libano-palestinienne au lendemain du cessez-le-feu. Celui-ci a dit avoir suffoqué lorsqu’il a vu un réseau de tunnels aussi grand qu’un stade de football, fortifié d’un mur de ciment d’un mètre d’épaisseur.
« C’est comme si le Hezbollah avait transporté le ciment à la cuillère », a pertinemment commenté le fonctionnaire onusien.
Sous le nez des israéliens : la surprise des surprises.
Une autre surprise aussi, non moins importante, en a découlé : durant les 33 jours de bombardements sans répit, aucun de ces tunnels n’a été détruit.
Les combattants n’ont jamais été contraints de les évacuer, durant la guerre.
« C’est comme si l’armée israélienne ne pouvait imaginer que des réseaux similaires pouvaient être édifiés si près de la frontière, si ce n’est pour dire qu’elle ne pouvait envisager des réseaux aussi complexes, édifiés avec tant de secret, sous leur nez, et qui de surcroit sont fortifiés et camouflés avec efficacité pour devenir la surprise de toutes les surprises ». La remarque a été exprimée par Daniel Helmer, officier de l’armée américaine, dans son étude intitulée «  ce n’est pas tout à fait une contre-insurrection- Une mise en garde des forces américaines basée sur l’opération israélienne de changement de direction ».
(( Daniel Helmer. Not Quite Counterinsurgency: A Cautionary Tale for US Forces Based on Israel’s Operation Change of Direction. The Australian Army Journal. V 5, No. 2, Winter 2008))
Un joyau d’ingénierie   
Il s’agit d’un exploit de taille, surtout lorsqu’on sait que ces tunnels renfermait d’immenses dépôts de missiles de courte et de moyenne portée, sans oublier les roquettes antichars.
Selon l’expert militaire américain Matt Matthew dans son livre «  Nous avons été pris au dépourvu », le système mis au point par le Hezbollah, contenant les réseaux de tunnels et les dépôts d’armements et de munitions, en plus l’entrainement des combattants, de l’appareil de commandement et de contrôle et de l’unité de communication et du signal corp, et autre constitue un véritable « joyau d’ingénierie ».
(( Matt Mathew. “We were Caught Unprepared: The 2006 Hezbollah-Israeli War.” U.S. Army Combined Arms Center: Combat Studies Institute Press. Occasional Paper 26.))
Capacités balistiques : lorsque la seconde est d’or   
S’agissant des missiles, le Hezbollah a formé un ensemble d’unités ayant pour mission de préserver la force de frappe et de faire face à la stratégie militaire israélienne basée en grande partie sur l’armée de l’air. C’est ainsi qu’au sud du Litani, des unités « balistiques » dotées d’énormes quantités de Katioucha 122 mm ont été disséminées sur de larges étendues dans le but de saper la supériorité aérienne israélienne.
En même temps, le Hezbollah a développé un système aussi simple qu’efficace qui permet à 3 groupes complémentaires de lancer des roquettes en 28 secondes seulement : l’un d’entre eux surveille l’espace aérien pour s’assurer qu’il n’y a pas d’avion israélien, un deuxième installe les lance-roquettes et se retire à grande vitesse, et le dernier charge les projectiles pour le lancement, généralement à travers une commande  à distance ou un appareil de minuterie.

Il y avait également des unités balistiques disséminées au sud et au nord du Litani, et qui disposaient de missiles de moyenne portée. (Des Fajrs et des Katiouchas perfectionnés).
Et pour ne pas être étouffés à Beyrouth et dans le Litani, le Hezbollah a créé une unité des missiles de longue portée lançables à partir de plates-formes mobiles, installées sur des camions (à l’instar des Zalzal 2, et des missiles 610 mm et autres). L’information est détaillée dans l’ouvrage de Mathew.
Les performances de la résistance comptent un autre exploit de la même nature du précédent, qui a porté un coup fatidique à la doctrine militaire israélienne.
En effet, les commandant de la résistance avaient calculé que les israéliens avaient besoin de 90 minutes au moins après le déclenchement du missile de détecter le point de son lancement, et de dépêcher l’aviation pour le détruire. Au fil  des années d’entrainement, ces unités sont parvenues à mener l’opération de diffusion, d’installation et de lancement des missiles , puis de se retirer et de cacher les plates-formes mobiles, le tout en 60 secondes ! Ils l’ont fait avec le missile Khaybar 1, le 28 juillet, qui s’est écrasé sur Afoulah.
Et la doctrine américaine avec
C’est ainsi que la doctrine militaire israélienne a été vaincue , quand bien même elle était basée en principe sur le recours intensif à l’armement aérien, et à une force de feu immense, à l’instar de celle mise en exécution par les Américains dans la guerre du Golfe, et face à laquelle les Arabes ont toujours été  totalement impuissants.
Sachant que l’ennemi sioniste avait utilisé cette tactique dans la guerre de 1993. «  Il a apparemment échoué de prendre conscience que le Hezbollah l’a bien assimilé et a mis au point des plans pour l’affronter et la torpiller comme il l’a fait dans l’offensive « Raisins de la colère » en 1996 en instaurant l’équation qui prend pour cible l’entité entière et non seulement les militaires".
 Le constat revient à Amir Kulik, dans son ouvrage «  Hezbollah face à Israël », publié en 2006 par la maison d’Edition de l’Institut de la sécurité nationale .
(( Amir Kulick. “Hizbollah vs. the IDF: The Operational Dimension”, Strategic Assessment, November 2006, Vol. 9, No. 3)
A SUIVRE

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122571&cid=18&fromval=1

Al-Jazeera appelle au meurtre des chefs militaires égyptiens

Lors de son émission La Religion et la Vie, diffusée par Al-Jazeera dont il est le « conseiller spirituel », cheikh Youssouf al-Qaradawi, leader des Frères musulmans, a émis une fatwa déclarant licite l’exécution de ceux qui se rebellent contre « le seul pouvoir légitime en Égypte, celui de Mohamed Morsi » (c’est-à-dire contre les membres du Conseil militaire).
Leader des Frères musulmans égyptiens, le président élu Mohamed Morsi a été destitué par l’armée, le 3 juillet, alors qu’il tentait d’entraîner son pays dans une guerre contre la Syrie.


Le Liban officiel rejette la décision de l’UE contre le Hezbollah

Liban/Najib MikatiLa décision de l’Union européenne d’inscrire l’«aile militaire» du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes reste au centre de l’actualité politique et continue de susciter des réactions d’indignation et de rejet.
Le Premier ministre démissionnaire, Najib Mikati, a déclaré que «le gouvernement libanais rejette la décision adoptée par l’Union européenne.» Il a promis que le cabinet oeuvrera «en vue de l’annulation de cette décision en effectuant sans cesse des contacts avec les pays de l’Union».
 Le Premier ministre désigné, Tammam Salam, a pour sa part souhaité que «l’Union européenne révise sa décision». Il a estimé que «cette mesure ne peut guère servir les objectifs affichés par l’Union, notamment celui de soutenir le Liban pour surmonter les difficultés de sa situation politique intérieure». «Cette décision ne sert pas non plus la volonté libano-européenne de lutter contre le terrorisme dans la région et le monde, a affirmé M. Salam. Le Liban traverse une période délicate. La nature de la décision européenne, son application et ses éventuelles répercussions sur le Liban et les Libanais sont assez vagues. Elle ne pourra pas contribuer à coordonner les efforts déployés par le président de la République en vue de relancer le dialogue national et d’immuniser le pays aux niveaux sécuritaire et politique», a ajouté M. Salam.
De son côté, le leader du Courant patriotique libre, Michel Aoun, a déclaré que la décision de l’UE «est en contradiction avec la Charte des Nations unies qui prévoit le droit des peuples à libérer leur territoire et le droit légitime à l’autodéfense». «Nous aurions souhaité que l’UE nous soutienne dans notre droit à récupérer notre territoire, qu’elle soutienne également les Palestiniens dans leur droit de retour, et non qu’elle accuse la résistance de terrorisme en se fondant sur des allégations mensongères», a-t-il dit, précisant que l’Argentine «a démenti l’implication du Hezbollah» dans l’attentat qui s’est produit sur son territoire, et que le ministre bulgare des Affaires étrangères avait relevé que le rôle du Hezbollah dans l’attentat de Bourgas n’est pas prouvé.
Sécurité renforcée autour des postes de la Finul
Sur le terrain, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a pris des mesures préventives dans ses zones d'opération au sud de la rivière Litani, à la suite de la décision de l'Union européenne contre le Hezbollah.
L’Agence nationale d’information (Ani, officielle) précise que la sécurité a été renforcée autour des postes de la Finul, et que le nombre de patrouille a été réduit, à l’exception des sorties effectuées conjointement avec l’Armée libanaise.


dimanche 28 juillet 2013

Plus de 70 morts au Caire, l’Egypte s’enfonce un peu plus dans la crise


L'Égypte s'enfonçait un peu plus dans la crise et le chaos dimanche, au lendemain de manifestations rivales qui ont fait au moins 72 morts au Caire parmi les partisans du président déchu Mohamed Morsi alors que le pouvoir, dominé par l'armée, a annoncé sa volonté de mettre un terme à la contestation islamiste.
  
Le bilan de samedi, donné de source gouvernementale, le plus lourd depuis la destitution du président Mohamed Morsi, a suscité une vague d'avertissements au nouveau pouvoir, qui a indiqué vouloir disperser les sit-in organisés depuis un mois sans discontinuer au Caire.
  
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est dit "très inquiet" par cette dernière "explosion de violence", qui porte à plus de 300 le nombre de tués dans les troubles politiques en un mois, rappelant les autorités à leur "obligation morale et légale de respecter le droit de manifester de manière pacifique".
  
En Egypte même, des personnalités de premier plan qui ont soutenu le renversement de M. Morsi le 3 juillet ont laissé percer leur inquiétude face au risque d'escalade entre l'armée et les islamistes, qui s'accusent mutuellement de mener le pays à la guerre civile.
  
La plus haute autorité musulmane d'Egypte, l'imam d'Al-Azhar cheikh Ahmed Al-Tayeb, a demandé une "enquête urgente" sur ces violences, et le vice-président du pouvoir de transition, le Prix Nobel de la Paix Mohamed ElBaradei, a "condamné le recours excessif à la force".
  
Selon un dernier bilan du ministère de la Santé, 72 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées dans les affrontements.
Des journalistes de l'AFP ont compté dans la matinée 37 morts dans un hôpital de campagne des islamistes, où les médecins ont précisé que tous avaient été touchés par balles. La police a fait état d'une cinquantaine de blessés dans ses rangs.
  
Les affrontements, dont les deux camps se sont rejeté la responsabilité, ont éclaté quelques heures après la dispersion des manifestations massives rivales vendredi des partisans de l'armée et des Frères musulmans, la formation de M. Morsi.
  
Des pro-Morsi partis de leur campement à la mosquée Rabaa al-Adawiya (nord-est du Caire) ont tenté de bloquer la circulation à un pont routier et se sont heurtés à des habitants, selon le ministère de l'Intérieur.
  
La police est intervenue pour s'interposer et n'a "utilisé que du gaz lacrymogène", selon le ministère, laissant entendre que les pro-Morsi tués l'avaient été par des habitants.
 Les fidèles du président déchu ont en revanche incriminé des "policiers en uniforme agissant aux côtés d'hommes de main", tirant des balles réelles et de la chevrotine.
 Les Frères musulmans ont condamné dans un communiqué un "massacre inhumain", assurant qu'il ne ferait "que renforcer (leur) détermination à refuser le coup d'Etat et exiger le retour de la légitimité incarnée par le président élu".
  
Samedi soir, les milliers de pro-Morsi qui campent à Rabaa al-Adawiya ont rompu le jeûne du ramadan dans le calme, et ont déployé des banderoles avec le mot "pacifique".
 
"Moins de pertes possible"

Faisant redouter de nouveaux heurts sanglants, le ministre de l'Intérieur Mohamed Ibrahim a annoncé la dispersion "très prochaine" des deux campements au Caire où se sont installés des milliers de partisans de M. Morsi depuis son renversement.
  
Il a promis une intervention "dans le cadre de la loi" et "le moins de pertes possible", mais a appelé les protestataires à quitter les lieux d'eux-mêmes "pour éviter que le sang ne coule".
  
Pour le porte-parole de l'Intérieur, la réponse massive à l'appel du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, à manifester vendredi pour lui donner "mandat d'en finir avec le terrorisme", démontre que le peuple "souhaite une stabilisation sous la protection de l'armée".
  
Mais les partisans de M. Morsi voient dans les violences "le résultat direct du prétendu mandat réclamé par Sissi", maître d'œuvre du renversement du premier président d'Egypte élu démocratiquement.
  
Le Front du salut national (FSN), principale coalition politique de gauche et libérale laïque, a exprimé sa "tristesse" après les violences meurtrières, mais a dénoncé "l'attitude provocatrice" des Frères musulmans.
 "Le général Sissi est l'homme fort du nouveau régime" et "jouit du soutien d'une grande partie de la population en raison de son action contre les Frères musulmans", souligne Moustafa Kamel el-Sayyed, professeur de science politique à l'Université du Caire.
  
Par ailleurs, un civil a été tué et un policier a succombé à ses blessures dans la péninsule du Sinaï, selon des sources de sécurité.
 
Ankara a condamné les violences, appelant à un transfert du pouvoir à une "direction démocratique", tout comme l'Union européenne, Londres a "condamné" l'usage de la force et Paris a appelé "à la plus grande retenue".
  
Arguant que M. Morsi ne pouvait régler la crise politique secouant le pays depuis son élection en juin 2012, l'armée l'a déposé le 3 juillet et a nommé un président civil intérimaire pour conduire la transition avant la tenue de législatives, en principe début 2014, puis d'une présidentielle. 

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=123022&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=41&s1=1

Plus de 70 morts au Caire, l’Egypte s’enfonce un peu plus dans la crise


L'Égypte s'enfonçait un peu plus dans la crise et le chaos dimanche, au lendemain de manifestations rivales qui ont fait au moins 72 morts au Caire parmi les partisans du président déchu Mohamed Morsi alors que le pouvoir, dominé par l'armée, a annoncé sa volonté de mettre un terme à la contestation islamiste.
  
Le bilan de samedi, donné de source gouvernementale, le plus lourd depuis la destitution du président Mohamed Morsi, a suscité une vague d'avertissements au nouveau pouvoir, qui a indiqué vouloir disperser les sit-in organisés depuis un mois sans discontinuer au Caire.
  
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est dit "très inquiet" par cette dernière "explosion de violence", qui porte à plus de 300 le nombre de tués dans les troubles politiques en un mois, rappelant les autorités à leur "obligation morale et légale de respecter le droit de manifester de manière pacifique".
  
En Egypte même, des personnalités de premier plan qui ont soutenu le renversement de M. Morsi le 3 juillet ont laissé percer leur inquiétude face au risque d'escalade entre l'armée et les islamistes, qui s'accusent mutuellement de mener le pays à la guerre civile.
  
La plus haute autorité musulmane d'Egypte, l'imam d'Al-Azhar cheikh Ahmed Al-Tayeb, a demandé une "enquête urgente" sur ces violences, et le vice-président du pouvoir de transition, le Prix Nobel de la Paix Mohamed ElBaradei, a "condamné le recours excessif à la force".
  
Selon un dernier bilan du ministère de la Santé, 72 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées dans les affrontements.
Des journalistes de l'AFP ont compté dans la matinée 37 morts dans un hôpital de campagne des islamistes, où les médecins ont précisé que tous avaient été touchés par balles. La police a fait état d'une cinquantaine de blessés dans ses rangs.
  
Les affrontements, dont les deux camps se sont rejeté la responsabilité, ont éclaté quelques heures après la dispersion des manifestations massives rivales vendredi des partisans de l'armée et des Frères musulmans, la formation de M. Morsi.
  
Des pro-Morsi partis de leur campement à la mosquée Rabaa al-Adawiya (nord-est du Caire) ont tenté de bloquer la circulation à un pont routier et se sont heurtés à des habitants, selon le ministère de l'Intérieur.
  
La police est intervenue pour s'interposer et n'a "utilisé que du gaz lacrymogène", selon le ministère, laissant entendre que les pro-Morsi tués l'avaient été par des habitants.
 Les fidèles du président déchu ont en revanche incriminé des "policiers en uniforme agissant aux côtés d'hommes de main", tirant des balles réelles et de la chevrotine.
 Les Frères musulmans ont condamné dans un communiqué un "massacre inhumain", assurant qu'il ne ferait "que renforcer (leur) détermination à refuser le coup d'Etat et exiger le retour de la légitimité incarnée par le président élu".
  
Samedi soir, les milliers de pro-Morsi qui campent à Rabaa al-Adawiya ont rompu le jeûne du ramadan dans le calme, et ont déployé des banderoles avec le mot "pacifique".
 
"Moins de pertes possible"

Faisant redouter de nouveaux heurts sanglants, le ministre de l'Intérieur Mohamed Ibrahim a annoncé la dispersion "très prochaine" des deux campements au Caire où se sont installés des milliers de partisans de M. Morsi depuis son renversement.
  
Il a promis une intervention "dans le cadre de la loi" et "le moins de pertes possible", mais a appelé les protestataires à quitter les lieux d'eux-mêmes "pour éviter que le sang ne coule".
  
Pour le porte-parole de l'Intérieur, la réponse massive à l'appel du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, à manifester vendredi pour lui donner "mandat d'en finir avec le terrorisme", démontre que le peuple "souhaite une stabilisation sous la protection de l'armée".
  
Mais les partisans de M. Morsi voient dans les violences "le résultat direct du prétendu mandat réclamé par Sissi", maître d'œuvre du renversement du premier président d'Egypte élu démocratiquement.
  
Le Front du salut national (FSN), principale coalition politique de gauche et libérale laïque, a exprimé sa "tristesse" après les violences meurtrières, mais a dénoncé "l'attitude provocatrice" des Frères musulmans.
 "Le général Sissi est l'homme fort du nouveau régime" et "jouit du soutien d'une grande partie de la population en raison de son action contre les Frères musulmans", souligne Moustafa Kamel el-Sayyed, professeur de science politique à l'Université du Caire.
  
Par ailleurs, un civil a été tué et un policier a succombé à ses blessures dans la péninsule du Sinaï, selon des sources de sécurité.
 
Ankara a condamné les violences, appelant à un transfert du pouvoir à une "direction démocratique", tout comme l'Union européenne, Londres a "condamné" l'usage de la force et Paris a appelé "à la plus grande retenue".
  
Arguant que M. Morsi ne pouvait régler la crise politique secouant le pays depuis son élection en juin 2012, l'armée l'a déposé le 3 juillet et a nommé un président civil intérimaire pour conduire la transition avant la tenue de législatives, en principe début 2014, puis d'une présidentielle. 

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=123022&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=41&s1=1

Massacre contre 50 soldats syriens à Alep


Les groupes terroristes ont commis un massacre contre des soldats de l’armée arabe syrienne dans la localité de Khan al-Assel à Alep, tuant à balles réelles plus de 50 personnes. Le bataillon terroriste "Ansar al-Khilafa" a revendiqué le massacre. Les dépouilles des victimes ont été mutilées et jetées dans une grande fosse aux abords de ladite localité.
Selon l’OSDH, plus de 150 soldats syriens ont trouvé la mort dans les derniers combats à Khan al-Assel.
Dans la région de Hassakeh, l’agence de presse syrienne Sana a fait état d’un massacre commis par les groupes armés contre les habitants du village Makbara, dans la campagne de la ville. Ils ont condamnés sept civils en réaction à l’opposition des habitants aux agissements des hommes armés !
L’armée syrienne progresse dans un quartier rebelle de Homs
L'armée syrienne contrôle désormais "50%" de Khaldiyé, bastion rebelle et un des plus grands quartiers de la ville de Homs (centre), où bombardements et combats faisaient rage samedi.
"L'armée a progressé au cours des dernières 24 heures et contrôle désormais 50% de Khadiyé", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Dans la nuit de vendredi à samedi, "les violents bombardements au mortier et à l'artillerie n'ont pas arrêté", a-t-il indiqué, précisant que le secteur rebelle était encore pilonné samedi en matinée.
Khaldiyé se situe dans le nord de Homs, surnommé "capitale de la révolution" par les militants.
   Abdel Rahmane a indiqué que les rebelles opposaient une "résistance farouche" à cet assaut et que les "combats étaient très intenses".
   Les militants ont également rapporté des "combats très violents" entre rebelles et l'armée.
   "Khaldiyé est visé par un bombardement violent et sans interruption; des combats très violents opposent l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) aux forces du régime appuyées par le Hezbollah libanais qui tentent de prendre le quartier", indique pour sa part la Commission générale de la révolution syrienne, un réseau de militants.
 Outre Khaldiyé, les quartiers du vieux Homs, tenus par les insurgés, étaient également bombardés, selon l'OSDH et les militants.
 Le régime veut rééditer son succès militaire à Qousseir (centre-ouest), bastion rebelle depuis un an repris en juin par l'armée.
Plus de 70 islamistes allemands en Syrie (presse)
  
Plus de 70 islamistes allemands sont partis en Syrie participer aux combats, un nombre en augmentation, a rapporté samedi le journal régional "Westdeutsche Allgemeine Zeitung" sur son site internet.
"Selon les plus récentes données du gouvernement fournies au Parlement, les services de sécurité ont maintenant des indications sur le fait que plus de 70 islamistes d'Allemagne sont partis en direction de la Syrie pour participer aux combats ou soutenir la résistance au régime de Bachar al-Assad d'une autre manière", écrit le journal, citant une réponse du gouvernement à une question parlementaire.
Au niveau européen, ce nombre monterait à "plusieurs centaines de personnes", sans plus de précisions.
 Fin juin, il n'était encore question que de 60 islamistes d'Allemagne partis en Syrie. Le gouvernement allemand estime que ces combattants représentent à leur retour en Allemagne un "risque accru pour la sécurité" du pays.
Accord sur les armes chimiques en Syrie (ONU)
  
L'ONU a indiqué vendredi être parvenue à un accord avec la Syrie pour enquêter sur l'emploi éventuel d'armes chimiques, sans préciser si les inspecteurs des Nations Unies auraient la possibilité d'enquêter sur place.
   Deux envoyés spéciaux de l'ONU se sont rendus mardi et mercredi à Damas et ont eu des entretiens avec le vice-Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères syriens, selon un bref communiqué des Nations Unies.
   "Les discussions ont été rigoureuses et productives et ont mené à un accord sur la façon de poursuivre", a ajouté le communiqué, sans donner plus de détails.
  Ake Sellstrom, chef de la mission des Nations unies chargée d'enquêter sur les allégations d'usage d'armes chimiques en Syrie, et Angela Kane, haute représentante des Nations unies pour les Affaires de désarmement, vont rendre compte de leur voyage au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
   Ban Ki-moon a réclamé un accès généralisé pour enquêter sur toutes les allégations d'emploi d'armes chimiques dans le conflit qui dure depuis 28 mois.
L'ONU a déclaré avoir reçu des informations sur 13 cas d'attaques dans le conflit.



Plus de 70 morts au Caire, l’Egypte s’enfonce un peu plus dans la crise


L'Égypte s'enfonçait un peu plus dans la crise et le chaos dimanche, au lendemain de manifestations rivales qui ont fait au moins 72 morts au Caire parmi les partisans du président déchu Mohamed Morsi alors que le pouvoir, dominé par l'armée, a annoncé sa volonté de mettre un terme à la contestation islamiste.
  
Le bilan de samedi, donné de source gouvernementale, le plus lourd depuis la destitution du président Mohamed Morsi, a suscité une vague d'avertissements au nouveau pouvoir, qui a indiqué vouloir disperser les sit-in organisés depuis un mois sans discontinuer au Caire.
  
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est dit "très inquiet" par cette dernière "explosion de violence", qui porte à plus de 300 le nombre de tués dans les troubles politiques en un mois, rappelant les autorités à leur "obligation morale et légale de respecter le droit de manifester de manière pacifique".
  
En Egypte même, des personnalités de premier plan qui ont soutenu le renversement de M. Morsi le 3 juillet ont laissé percer leur inquiétude face au risque d'escalade entre l'armée et les islamistes, qui s'accusent mutuellement de mener le pays à la guerre civile.
  
La plus haute autorité musulmane d'Egypte, l'imam d'Al-Azhar cheikh Ahmed Al-Tayeb, a demandé une "enquête urgente" sur ces violences, et le vice-président du pouvoir de transition, le Prix Nobel de la Paix Mohamed ElBaradei, a "condamné le recours excessif à la force".
  
Selon un dernier bilan du ministère de la Santé, 72 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées dans les affrontements.
Des journalistes de l'AFP ont compté dans la matinée 37 morts dans un hôpital de campagne des islamistes, où les médecins ont précisé que tous avaient été touchés par balles. La police a fait état d'une cinquantaine de blessés dans ses rangs.
  
Les affrontements, dont les deux camps se sont rejeté la responsabilité, ont éclaté quelques heures après la dispersion des manifestations massives rivales vendredi des partisans de l'armée et des Frères musulmans, la formation de M. Morsi.
  
Des pro-Morsi partis de leur campement à la mosquée Rabaa al-Adawiya (nord-est du Caire) ont tenté de bloquer la circulation à un pont routier et se sont heurtés à des habitants, selon le ministère de l'Intérieur.
  
La police est intervenue pour s'interposer et n'a "utilisé que du gaz lacrymogène", selon le ministère, laissant entendre que les pro-Morsi tués l'avaient été par des habitants.
 Les fidèles du président déchu ont en revanche incriminé des "policiers en uniforme agissant aux côtés d'hommes de main", tirant des balles réelles et de la chevrotine.
 Les Frères musulmans ont condamné dans un communiqué un "massacre inhumain", assurant qu'il ne ferait "que renforcer (leur) détermination à refuser le coup d'Etat et exiger le retour de la légitimité incarnée par le président élu".
  
Samedi soir, les milliers de pro-Morsi qui campent à Rabaa al-Adawiya ont rompu le jeûne du ramadan dans le calme, et ont déployé des banderoles avec le mot "pacifique".
 
"Moins de pertes possible"

Faisant redouter de nouveaux heurts sanglants, le ministre de l'Intérieur Mohamed Ibrahim a annoncé la dispersion "très prochaine" des deux campements au Caire où se sont installés des milliers de partisans de M. Morsi depuis son renversement.
  
Il a promis une intervention "dans le cadre de la loi" et "le moins de pertes possible", mais a appelé les protestataires à quitter les lieux d'eux-mêmes "pour éviter que le sang ne coule".
  
Pour le porte-parole de l'Intérieur, la réponse massive à l'appel du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, à manifester vendredi pour lui donner "mandat d'en finir avec le terrorisme", démontre que le peuple "souhaite une stabilisation sous la protection de l'armée".
  
Mais les partisans de M. Morsi voient dans les violences "le résultat direct du prétendu mandat réclamé par Sissi", maître d'œuvre du renversement du premier président d'Egypte élu démocratiquement.
  
Le Front du salut national (FSN), principale coalition politique de gauche et libérale laïque, a exprimé sa "tristesse" après les violences meurtrières, mais a dénoncé "l'attitude provocatrice" des Frères musulmans.
 "Le général Sissi est l'homme fort du nouveau régime" et "jouit du soutien d'une grande partie de la population en raison de son action contre les Frères musulmans", souligne Moustafa Kamel el-Sayyed, professeur de science politique à l'Université du Caire.
  
Par ailleurs, un civil a été tué et un policier a succombé à ses blessures dans la péninsule du Sinaï, selon des sources de sécurité.
 
Ankara a condamné les violences, appelant à un transfert du pouvoir à une "direction démocratique", tout comme l'Union européenne, Londres a "condamné" l'usage de la force et Paris a appelé "à la plus grande retenue".
  
Arguant que M. Morsi ne pouvait régler la crise politique secouant le pays depuis son élection en juin 2012, l'armée l'a déposé le 3 juillet et a nommé un président civil intérimaire pour conduire la transition avant la tenue de législatives, en principe début 2014, puis d'une présidentielle. 

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=123022&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=41&s1=1

Moscou et Pékin s’attaquent au dollar

La Russie et la Chine se sont unies pour lutter contre la position de monnaie de réserve principale du dollar. C’est ce qu’a déclaré le célèbre trader américain Russ Winter.
 Il affirme que Moscou et Pékin mettent déjà en pratique la première partie de leur plan contre l’hégémonie du dollar sur les marchés mondiaux.
 La Russie et la Chine ont choisi des tactiques similaires : refuser le plus possible de paiement international en dollars et consolider leurs devises en achetant de l’or.
Moscou encourage activement les transferts transfrontaliers en roubles et limite les échanges en devises.
Pékin, quant à lui, commence progressivement à échanger directement le yuan avec l’euro, la livre sterling et le yen. En même temps, la Chine a plusieurs fois augmenté les importations d’or et en achète aujourd’hui plus qu’elle n’en produit. Plus le yuan est approvisionné en or, plus la position de monnaie de réserve principale du dollar est affaiblie.
 Par ailleurs, selon les analystes, il ne s’agit que d’une conséquence. La cause en serait la chute de solvabilité du dollar en général, et de l’économie américaine en particulier. À cause de l’augmentation de la masse monétaire, la devise américaine pourrait voir son cours divisé par deux dans les trois prochaines années. Pékin et Moscou sont donc obligés de protéger leurs monnaies d’un tel scénario et c’est pour cela qu’ils convertissent leurs réserves en or.
 Comme l’explique Russ Winter, leur plan est simple : augmenter progressivement la convertibilité du rouble et du yuan, en leur donnant un rôle plus important dans le commerce international, pour finalement en faire une monnaie de réserve.
Les USA, où la dette frôle les 110 % du PIB, ne peuvent tout simplement pas relever ce défi. Toutefois, la victoire sur le dollar (et aussi l’euro et la livre sterling) est encore évidemment loin. Ivan Fomenko, directeur du département fiduciaire d’Absolut Bank, souligne que, pour que le monde accepte une devise comme monnaie de réserve, elle doit respecter certaines conditions.
 « Premièrement, c’est une transparence totale sur le marché des changes et une grande convertibilité. Deuxièmement, il faut que les instituts financiers des pays qui veulent que leur devise devienne une monnaie de réserve soient fiables et transparents. Troisièmement, c’est la cohérence des actions de l’autorité monétaire. Et enfin, le plus important, il faut que les entreprises aient envie d’utiliser le yuan comme monnaie de base. »
 En analysant les agissements de Moscou et de Pékin, on peut en conclure que le trader américain n’est pas loin de la vérité.
La Chine avait déjà déclaré en 2009 que la domination mondiale d’une seule devise représentait un trop grand risque de voir la crise se propager.
Les autorités russes s’étaient aussi prononcées en faveur de l’augmentation du nombre de monnaies de réserve, et proposaient même le rouble. Mais tout cela ne se limite pas à quelques déclarations.
La Russie, l’Iran, l’Angola, le Soudan et le Vénézuéla se sont mis d’accord pour payer la fourniture de pétrole en yuan. Aujourd’hui, cinq millions de barils de pétrole par jour sont négociés avec la devise chinoise. À la mi-juillet, le volume des tractations directes entre yuan et yen avait doublé un an après le début des manœuvres. Depuis le 4 juillet, Singapour refuse de passer par les services de compensations pour les opérations avec le yuan. En ce qui concerne la Russie, nous n’avons connaissance d’aucun arrangement officiel pour soutenir le yuan. Alekseï Maslov, expert de la Haute École d’économie, note que les actions de Moscou montrent qu’elle soutient le cours de la monnaie chinoise.
 « Le rôle de la Russie est surtout technique. Il n’y a aucun accord direct entre la Chine et la Russie pour bloquer le dollar. Pour moi, la Russie n’est qu’une des parties prenantes au grand plan de la Chine. Mais cela lui convient d’un point de vue tactique. D’un point de vue stratégique, le renforcement de pays tels que la Chine peut susciter des préoccupations. »
 Pour Russ Winter, la prochaine étape consisterait à « enlever la chaise sous les USA, qui ont déjà la corde autour du cou ». Pour cela, la Chine et la Russie doivent absolument approvisionner leur devise en or (elles s’en chargent déjà).
Toutefois, la majorité des analystes estiment que les chaises à Washington sont curieusement très solides.
Pour les faire définitivement fléchir, il faudra au moins 5 à 10 ans.


mercredi 24 juillet 2013

Alep : le prince Bandar passe à l'action

Alep : le prince Bandar passe à l'action ...
IRIB-L'AFP rapporte le plan de guerre du chef de renseignement saoudien en charge du dossier syrien. Le voici : "Les rebelles en Syrie préparent une vaste offensive pour prendre la ville et la province d'Alep (nord), à la demande et avec l'aide de l'Arabie saoudite, a affirmé mercredi à l'AFP une source de l'opposition.
L'Arabie saoudite a décidé qu'Alep, ville et province, doit tomber aux mains des rebelles. Des armes et des munitions, dont des roquettes anti-char, leur parviennent chaque jour pour cette bataille, a indiqué cette source sous couvert de l'anonymat.L'Arabie saoudite est l'un des principaux soutiens de l'opposition syrienne.De son côté, une source pro-régime a affirmé à l'AFP que l'armée syrienne était sur la défensive car elle manque de troupes pour pouvoir attaquer.Les rebelles ont remporté un premier succès lundi en prenant Khan al-Assal, bastion du régime à l'ouest d'Alep.La prochaine étape, c'est de prendre l'Académie Assad pour l'ingénierie militaire, située à l'entrée sud d'Alep et à quelques kilomètres de Khan al-Assal, affirme la source de l'opposition.Cette académie fait office de salle d'opérations pour l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Sur un autre front, au huitième jour d'affrontements entre Kurdes et jihadistes, au moins 17 combattants des deux bords ont péri dans de violents combats dans la province de Hassaka (nord-est), selon l'OSDH. Les combattants kurdes progressent dans cette région, où ils cherchent à établir une zone autonome.Au moins 13 combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et du Front Al-Nosra, deux groupes affiliés à Al-Qaïda, ont été tués dans ces violents combats dans le village de Mechrafé contre les Kurdes, qui ont perdu quatre hommes, selon l'Observatoire.Mechrafé est au sud de Ras al-Aïn, la ville kurde frontalière de la Turquie d'où l'EIIL et Al-Nosra ont été chassés le 23 juillet, provoquant l'embrasement de la région avec des combats dans plusieurs localités.Les affrontements se sont également étendus à la province voisine de Raqa, plus à l'ouest. Dans cette région, où Kurdes et Arabes vivent dans les mêmes localités, les tensions intercommunautaires augmentent.Toujours à Hassaka, dans la localité de Jal Agha, un kamikaze a fait exploser une voiture devant un barrage kurde, faisant deux morts parmi les combattants.


Israël menace toujours la Syrie

IRIB- Le régime sioniste a, une nouvelle fois, menacé la Syrie d’attaque militaire.
«Si les politiques provocatrices du gouvernement syrien se poursuivent, Israël attaquera, manu militari, la Syrie», a déclaré, mardi, le représentant du régime sioniste, auprès de l’ONU, Ron Prosor, devant le Conseil de sécurité. «Le gouvernement syrien dispose d’armes chimiques, une question à laquelle Israël ne peut pas rester indifférent», a prétendu Ron Prosor, selon qui le gouvernement syrien s’est doté d’armes sophistiquées, ce qui a mis en danger la sécurité israélienne.
Les Etats-Unis et le régime sioniste accusent le gouvernement syrien de disposer d’armes chimiques, dans des circonstances où Carla Del Ponte, inspecteur de haut rang des Droits de l’homme de l’ONU, avait annoncé, le 6 mai 2013, qu’il y avait des preuves confirmant l’emploi du gaz sarin par les rebelles, en Syrie.


Tel-Aviv/ Hamas ont les yeux tournés vers le Qatar


Tel-Aviv/ Hamas ont les yeux tournés vers le Qatar!
IRIB- Le jeune émir du Qatar saura-t-il poursuivre la politique de son père pour garder l’influence du petit émirat sur le monde arabe ? 
L’abdication de l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa était une exception dans le monde arabe. A l’apogée de son pouvoir l’émir Hamad ben Khalifa qui n’a que 61 ans, a décidé d’abdiqué en faveur de son fils, Tamim ben Hamad, 33 ans, après 18 ans de règne pendant lesquels il a donné à son petit pays le statut d’un Etat influent au sein du monde arabe.
Le jeune émir est donc héritier d’une petite pétromonarchie très riche avec une politique ambitieuse. Le Qa       tar entretient de bonnes relations avec son puissant voisin dans le golfe Persique, c’est-à-dire la République islamique d’Iran. L’ancien émir a su également établir de très bonnes relations avec les Frères musulmans en Egypte. Sur le plan international, Doha a établi aussi des relations très étroites avec l’Occident, notamment les Etats-Unis qui compte sur le Qatar comme un allié stratégique dans le golfe Persique.
Ces liens stratégiques profonds avec Washington a permis à Doha de garantir sa sécurité et sa stabilité aux évolutions intérieures et régionales. Durant ces deux dernières années, le Qatar a su se protéger contre les conséquences que le « Printemps arabe » pourrait avoir dans ce petit émirat. Quant à la Syrie, le Qatar a pris le risque de se lancer dans une véritable aventure, en soutenant très activement l’opposition armée au gouvernement du président Bachar al-Assad. Les dirigeants qataris ont saisi également l’importance des médias : leur chaîne d’information Aljazeera est devenue depuis plusieurs années l’une des sources d’information les plus importantes du monde arabe, voire du monde entier. En outre, Aljazeera véhicule dans le monde entier une nouvelle image du Qatar et de la famille royale.
Les dirigeants qataris ont vite compris que le chemin de l’amélioration des relations avec Washington passe indispensablement par Israël. Juste après la seconde Intifada des Palestiniens, l’ex-émir du Qatar a réussi à établir des relations très privilégiées non seulement avec l’administration américaine mais aussi avec le Congrès, ce qui ne serait pas réalisable si les Qataris ne s’étaient pas rapprochée du puissant lobby pro-israélien à Washington. A partir de cette date, le Qatar était toujours favorable au processus du compromis au Proche-Orient t encourageait toujours les responsables de l’Autorité palestinienne à se mettre à la table des négociations avec les autorités israéliennes. En effet, c’était l’ex-émir du Qatar, Hamad ben Khalifa, qui a annoncé pour la premier fois en mai derniers que les palestiniens seraient prêts à accepter le plan de l’échange de terres avec les Israéliens.      
En outre, depuis un an et demi, Doha a essayé d’établir des relations très proches avec le Hamas et le chef de son bureau politique Khaled Machaal. Son objectif était d’affaiblir les liens entre le Hamas et la République islamique d’Iran d’une part, et de convaincre de l’autre les dirigeants du Hamas à accepter le processus de compromis avec le régime sioniste.
A présent, après l’abdication de l’ancien émir en faveur de son fils, les regards se tournent à Tel-Aviv et à Gaza du Hamas vers le Qatar, et ce d’autant plus que depuis quelques mois Qatar a visiblement changé sa position quant aux évolutions de la Syrie. La question qui se pose actuellement consiste à savoir si le jeune émir du Qatar poursuivra ou non la politique de son père pour soutenir le Hamas. Pour connaître la réponse de cette question, il faudra peut-être attendre la reprise éminente des négociations de compromis.



Syrie : une guerre en sous-sol


Une véritable guerre de tunnels se déroule depuis quelque temps entre les terroristes de l'Armee syrienne libre (ASL) et leurs complices d'une part et les soldats de l'armée arabe syrienne (AAS) de l’autre.
Selon Al Alam, la télévision iranienne arabophone, les terroristes excavent des centaines de mètres de tunnels pour se déplacer loin des regards de l’armée régulière qui se devrait les localiser et les détruire. Ces passages souterrains sont devenus d'ailleurs le théâtre de très violents affrontements surtout dans des localités ou des villages dont le sol ne prête pas à l'excavation.
4 tunnels ayant été découverts à Homs, la longueur de l'un d'entre eux est de 1000 m.Selon une source militaire syrienne qui s’est confié au quotidien arabophone londonien Al Qods Al-Arabi, « une véritable guerre sous-terraine se déroule en Syrie, une guerre à laquelle il faut donner le nom de guerre des renseignements car les services secrets syriens sont actifs 24 heures sur 24 pour localiser ces tunnels où les terroristes sont retranchés ».
« L’armée syrienne vient de se doter de nouveaux senseurs, capables de détecter le moindre mouvement sous terre ou la moindre fouille et pourtant, le nombre de ces senseurs n'est pas suffisant. Mais la guerre des tunnels la plus féroce a lieu à Daraya au sud-ouest de Damas et plus particulièrement à Jobar, Qaboune, et à Daré à l'est de Damas », poursuit la source.
À Douma aussi, les terroristes affrontent les soldats sous terre et de manière particulièrement acharnée. En effet " ces rats" se sont piégés dans ces voies sous-terraines depuis que l'armée a défait les miliciens dans les localités de la Ghouta orientale. Le point le plus lointain du pays où "les rats" creusent des tunnels se trouve à proximité de Mazzé, non loin de l'aéroport militaire où le renseignement de l'armée syrien a rapporté des travaux de fouille.
Selon des informations, les terroristes obligent leurs otages à participer aux travaux de creusement dans le but de lancer l’assaut contre l'aéroport militaire de Mazzé.

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122373&cid=18&fromval=1

Le Hezbollah ne quittera pas la Syrie (al-Akhbar)

L’évaluation à laquelle ont procédé des responsables officiels libanais quelques heures après la décision européenne de placer l’aile militaire du Hezbollah sur la liste européenne des organisations terroristes a abouti aux données suivantes:
1-La distinction opérée entre les branches politique et militaire du Hezbollah n’est qu’illusion avec un parti dont la réputation a été forgée par son aile militaire, qui constitue la colonne vertébrale de son rôle et de sa présence, au vu de son attachement à la résistance, à ses armes et à la pérennité de sa mission liée à la poursuite de la menace israélienne au Liban-Sud. Il s’agit de jumeaux inséparables.
La vérité est que des ministres et des députés du parti ont envoyé leurs enfants, il y a deux mois, se battre à Qoussair contre les rebelles syriens aux côtés des troupes de Bachar al-Assad. Certains d’entre eux ont même été blessés. Cela constitue un indice qui supprime toute confusion au sujet de l’enchevêtrement de la relation entre les ailes militaire et politique. Le parti estime en fait avoir acquis son prestige et son respect aux yeux de l’Occident, ou la haine qu’il suscite chez une partie de cet Occident, de sa force, qu’il tire de son arsenal et de la menace qu’il représente pour Israël.

2-La recommandation de l’Union européenne intervient dans un moment de confusion, alors que le Hezbollah avait offert à plus d’une occasion la possibilité de subir une telle sanction, surtout après la guerre de 2006. Malgré cela, l’UE s’était abstenue de l’inscrire sur sa liste noire. Après la guerre de juillet, l’ambassade de Grande-Bretagne à Beyrouth avait même ouvert un dialogue avec ce qu’elle appelait l’aile politique du parti, organisant des rencontres avec ses députés. Le dialogue a ensuite été interrompu subitement, puis la distinction a été opérée avec l’aile militaire.
3-Il serait illogique de croire qu’une telle mesure, précédée par une décision similaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG) considérant le Hezbollah comme une organisation terroriste après son rôle dans la prise de Qoussair, puisse pousser le parti à ne plus intervenir en Syrie.
La campagne de dénigrement lancée par le CCG contre le Hezbollah ne l’a pas fait broncher, et il a poursuivi son but, qui est de relier le centre de la Syrie à la Békaa du nord. Le président Assad n’a besoin ni des effectifs du Hezbollah ni de ses armes mais de son expertise et de son expérience dans les combats de rue, acquise lors des offensives israéliennes de 1993, 1996 et 2006, et auxquels son armée n’était pas prête.
4-La distinction faite par les Européens entre les ailes politiques et militaires du Hezbollah vise à ne pas faire assumer au gouvernement libanais actuel et à venir le poids de la décision de l’UE. Des responsables officiels libanais avaient entendu de la bouche d’ambassadeurs occidentaux que leurs pays étaient déterminés à ne pas briser la stabilité du Liban.
Ils ne voyaient pas dans l’enthousiasme affiché par leurs gouvernements respectifs à inscrire le Hezbollah sur la liste noire une volonté de remettre en cause cette stabilité mais un message reflétant leur évaluation négative de son rôle interne et externe.


Et si le Hezbollah tournait le dos aux Européens?


Une source officielle libanaise bien informée a indiqué que l’enquête bulgare sur l’attentat de Bourgas «n’a abouti à aucune donnée ou preuve irréfutable susceptible de bouleverser le paysage européen, aussi, l’inscription du Hezbollah sur la liste noire est-elle une décision politique et morale, qui n’aura aucune conséquence matérielle ou pratique, ni aujourd’hui ni à l’avenir».
La source ajoute que les résultats de la bataille de Qoussair étaient fortement présents dans la décision américaine-israélienne-européenne (avec une incitation saoudienne), d’autant que chaque partie a ses propres considérations. De plus, il existe un environnement arabe et libanais encourageant tout ce qui est susceptible de ternir la réputation du Hezbollah.
La même source souligne que la mesure européenne n’est pas encore officielle car le ministre suédois des Affaires étrangères a posé comme condition qu’elle soit agréée par son gouvernement. Par ailleurs, cette décision sera révisée tous les six mois.
Le gouvernement libanais a été informé que la mesure européenne n’aura aucun effet sur les virements bancaires légaux effectués à travers les banques européennes. La chef de la Délégation de l’UE au Liban, Angelina Echhorst, a interrompu son congé et est rentrée hier à Beyrouth où elle a rencontré le président de la République. Elle doit être reçue, aujourd’hui, par le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, pour l’informer que la sanction prise par l’UE n’aura aucune répercussion pratique car il s’agit d’un message politique et moral. Les aides accordées par l’Europe au Liban se poursuivront.
La vraie question qui se pose est celle de savoir comment le Hezbollah va-t-il réagir à ce qu’il a appelé «une décision israélo-américaine injuste et agressive». Le parti compte-t-il revoir le mécanisme des relations avec les pays de l’UE? Qu’adviendrait-il si un responsable européen demandait un rendez-vous au responsable du comité de liaison (le canal sécuritaire officiel du part), Wafic Safa, à l’instar de ce qu’a fait hier le représentant spécial de Ban Ki-moon au Liban, Derek Plumbley. Le Hezbollah pourrait-il tourner le dos aux rencontres sécuritaires que les Européens ont pris l’habitude de solliciter loin des médias?
Qu’adviendrait-il si le Hezbollah informait officiellement les Européens de l’équation suivante: «Nous autres, au Hezbollah, nous sommes un parti jihadiste (militaire) de la tête aux pieds et nous n’avons pas une aile militaire et une autre politique. Ce que le commandement du parti décide (du secrétaire général, au Conseil de la Choura en passant par les conseils exécutif, jihadiste et politique), est appliqué à tous les membres du parti sans aucune exception.» Les Européens décideront-ils, alors, de jeter leur décision à la poubelle.
Si un officier européen de la Finul entre en contact avec un responsable militaire du Hezbollah pour régler un problème sur le terrain, comme cela se produit tous les jours dans les dizaines de villages au sud du Litani, sera-t-il sanctionné par son pays, ou bien les impératifs du moment autorisent-ils les deux parties à braver les interdits?
Qu’adviendrait-il si le Hezbollah décidait de tourner le dos aux Européens et cessait de leur fournir les garanties qu’ils ont réclamées, avant même de se déployer au Liban dans le cadre de la résolution 1701, en 2006. Si une «tiers partie» décidait de s’infiltrer entre les lignes de cette nouvelle équation pour s’en prendre à la Finul et porter atteinte à sa relation avec les habitants du sud, le Hezbollah se verra-t-il obligé de couper court à ces tentatives?
Cette décision est fabriquée, elle comporte une chose et son contraire. Les Européens ont qualifié le Hezbollah militaire de terroriste tout en affirmant leur volonté de poursuivre le dialogue avec le Hezbollah politique !. La question qui se pose n’est pas de savoir ce que recherchent les Européens à travers cette décision, mais ce que veut exactement Israël, qui l’a favorablement accueillie avant d’estimer qu’elle était insuffisante. Que veulent aussi les Américains qui ont poussé à l’adoption d’une telle décision?


"Des milliers de qaidistes en Syrie", selon un général israélien


Le chef des renseignements de l'armée israélienne Aviv KochaviDes "milliers des membres d’AlQaida sont venus des quatre coins du monde en Syrie", c’est ce qu’a révélé le chef des renseignements de l'armée israélienne Aviv Kochavi.
Cité par le site israélien Debkafile, le major-général met en garde contre les conséquences de cette présence qui pourrait faire courir des dangers à l'ensemble de la région.
"Ces qaidistes ne se contenteront pas de la chute du (président) Assad, ils cherchent en effet à instaurer un émirat islamique en Syrie" a dit le général sans évoquer le fait qu' « Israël » envoie armes et munitions à ces mêmes qaidistes et que ces derniers agissent sur ordre israélien dans les hauteurs du Golan à l’encontre des positions de l’armée syrienne.
Et d’ajouter : "L’Emirat islamique de Syrie sera semblable à l'Afghanistan à l'époque des Talibans".
Kochavi a en outre indiqué que les qaidistes " sont présents au Sinaï et ils y étendront leur action", ce qui permet à « Israël » d'avoir une plus grande présence armée dans cette région.
Pour de nombreux analystes, les qaidistes ne sont que des agents de la CIA. Ils se déplacent dans les régions là où les Etats Unis et « Israël » ont besoin de justifier leurs ingérences.
Le Sinaï vient ainsi s'ajouter à la longue liste où les Etats Unis et leurs alliés se disent déterminer de lutter contre le terrorisme!

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122472&cid=18&fromval=1

"La plainte pour viol en réunion contre Lang, Hollande est recevable"

Jack-Lang-Francois-Hollande_pics_390Scoop.it – Justice : Droits des enfants & Affaires Familiales
Plainte lang-hollande
"Viol en réunion : La plainte contre Lang et Hollande est recevable" [enreg. num. 12/244, TGI Paris] Source : "M. Verdin, le père de Laureen, une enfant décédée d’une MST contractée lors des viols en réunion dont elle a été victime, a déposé une plainte contre Lang, Hollande (…). Celle-ci vient d’être jugée recevable, donc un juge d’instruction devrait (…) instruire. M. Verdin l’a annoncé hier sur la page de son groupe Facebook, la plainte qu’il a déposée (…) est donc retenue par la Justice, ce qui ne manque pas d’étonner. (…)" (Dondevamos)
Pour rappel, DDH 48, Article 11 : "Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées (…)"
+ voir également : dispositions – Bulletin Officiel Ministère de la Justice n°82 – sur "la présomption d’Innocence et les droits des victimes"relatif à la procédure de dépôt de plainte / 2.1.1.al.3 Délivrance d’un récépissé de plainte : "Ces déclarations, destinées à permettre l’identification des auteurs des faits, pourront être recueillies ultérieurement par le service qui sera chargé de l’enquête." / 2.1.2.al.1 Délivrance d’un récépissé de plainte : "Il convient, ainsi que cela est généralement d’ores et déjà pratiqué, qu’à la demande de la victime lui soit remis un récépissé de dépôt de plainte.")
Annonce de M. Verdin sur Facebook, le 23 mai 2012
Annonce de M. Verdin sur Facebook, le 23 mai 2012
"(…) Pour résumer l’affaire, Verdin n’a jamais connu sa fille. Elle est née après que sa compagne et mère de l’enfant l’ait quitté, fin 1996. Laureen naît le 31 janvier 1997. Cette année-là, L’ex de Verdin se retrouve dans un foyer pour femmes enceintes: le foyer d’Ariane à La Roche sur Yon. Un foyer qui a défrayé la chronique il y a quelques années.
Etrangement, selon le quotidien Le Parisien du 12/05/2005, le directeur de ce foyer était poursuivi pour viols et agressions sexuelles sur des pensionnaires et des salariées. (…). Le directeur en question, (…) a été condamné à 13 ans de prison pour "deux viols, quatre agressions sexuelles et deux harcèlements", et à 15 ans en appel. (…)
fillette_prostrc3a9eVerdin finit par apprendre que si Laureen a bien été placée, c’était pour des soupçons de pédophilie. Il apprend encore par un témoin, voisin et autre ex de la mère de Laureen, (…) que des partouzes ont bien eu lieu, dont Laureen a été victime.
Verdin lance alors, (…) une procédure pour les viols en réunion, procédure qui s’est perdue, lui explique-t-on en juillet 2011.(…)" (Dondevamos)
Vidéo (2011) témoignage du père de la victime, Emmanuel Verdin ( lien alternatif sur rutube )
(cf également . conférence de presse Emmanuel Verdin 1er septembre 2012)

Source : http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/05/24/la-plainte-pour-viol-en-reunion-contre-lang-hollande-est-recevable/