samedi 31 août 2013

Le Président syrien préside, en personne et dans un lieu tenu secret, la cellule d'opération de guerre

Le Président syrien préside, en personne et dans un lieu tenu secret,  la cellule d'opération de guerreIRIB-  Selon le quotidien libanais, Al-Diyar, le Président syrien, Bashar al-Assad
, accompagné d'un certain nombre de hauts officiers de l'armée, en personne et dans un lieu tenu secret, la cellule d'opération de guerre. Cette cellule d'opération de guerre se trouve dans une installation militaire sous-terraine, dans une région tenue au secret,  dans le pays, toujours selon ce quotidien.  En outre, épouse du Président Assad et leurs enfants se trouvent dans un endroit sûr. Toujours selon  al-Diyar, les responsables syriens, accompagnés de leurs familles sont logés dans des refuges sous-terrain équipés.
 

Réponse à Laurent Joffrin

par Alimuddin Usmani

Dans son éditorial du 27 août, le directeur du Nouvel Observateur, Laurent Joffrin, se livre à un véritable appel à la guerre contre la Syrie [1]. Non seulement il commet une erreur factuelle monumentale mais il oublie sciemment de dire la vérité. Sa diatribe ne peut, dès lors, pas rester sans réponse :

Monsieur Joffrin, Votre éditorial débute par une affirmation totalement erronée. L’ancien locataire de l’Elysée avait affirmé, lors d’une conférence de presse restée dans les mémoires, que vous disiez « une grosse bêtise » pour beaucoup moins que ça. Je ne sais pas si votre inexactitude est le résultat d’une négligence ou d’une volonté réelle de tromper le lecteur mais vous écrivez d’un ton péremptoire que « Saddam Hussein mis à part, aucun pays n’a fait usage de l’arme chimique au combat depuis près d’un siècle. » Votre erreur est une insulte aux populations et aux troupes chinoises qui ont subi des attaques à l’arme chimique, lors de la bataille de Wuhan en 1938, par les troupes impériales japonaises  [2].

Que dire de l’utilisation par les Etats-Unis d’Amérique de l’Agent Orange lors de la guerre du Vietnam [3] et dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui ? Il est possible que vous ayez été aveuglé par votre inculture ou bien par votre atlantisme mais vous faites preuve, sur ce coup là, d’un grand amateurisme.

A propos de l’attaque à l’arme chimique qui a eu lieu récemment dans la Ghoutta orientale, vous l’attribuez sans la moindre preuve aux forces gouvernementales syriennes. Vous réfutez que ce massacre ait pu être commis par les rebelles syriens alors même qu’ils ont tout intérêt à provoquer une intervention militaire occidentale contre le régime qu’ils combattent depuis plus de deux ans. Selon vous, Bachar el Assad aurait commis le pire des crimes alors même que les troupes onusiennes venaient de débarquer à Damas pour des inspections. Les forces gouvernementales auraient utilisé cette arme de dernier recours alors qu’elles enregistraient victoire sur victoire sur l’opposition armée depuis quelques mois. Avouez qu’il y a de quoi se poser un certain nombre de questions. Carla del Ponte, dont la probité n’est plus à démontrer, est membre de la commission d’enquête sur la Syrie, dépendante de l’ONU. Elle a affirmé que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin  [4]. L’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995 démontre, en effet, que n’importe quel groupuscule est capable de commettre ce genre de crime. Il n’y a pas besoin de beaucoup de moyens ou de grandes infrastructures pour déverser des gaz mortels.

Vous appelez-donc à entrer en guerre contre un pays souverain sur la base d’accusations plus que discutables. S’il est démontré que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin, appellerez-vous au bombardement de ceux-ci par les troupes françaises ? Evidemment que non car votre coupable est désigné à l’avance et votre parti pris dans ce conflit est plus qu’évident. Votre vision réductrice du conflit est celle d’un peuple révolté contre son dictateur alors que la réalité est bien plus complexe. Le parti Baas dispose d’une base sociale bien plus importante que les régimes renversés de Ben Ali ou Moubarak. Les minorités religieuses redoutent la chute du gouvernement syrien actuel au profit d’islamistes obscurantistes. Tout comme le président Hollande vous vous alignez sur les positions bellicistes américaines sans la moindre honte. La politique étrangère de la France a perdu toute forme de souveraineté qui avait pu exister un temps sous le Général De Gaulle. Vous ne soutenez pas l’intervention pour des buts humanitaires mais ne faites que valider le projet impérial des néo-conservateurs américains qui souhaitaient renverser tous les régimes politiques qui refusaient de se soumettre à l’hégémonie américaine.

L’ancien général américain Wesley Clark a expliqué, lors d’une conférence en 2007, qu’il existait un plan pour se débarrasser des régimes indésirables  [5]. Dans votre éditorial il n’y a pas le moindre mot sur le rôle joué par le Qatar et l’Arabie Saoudite dans la rébellion syrienne. Vous taisez également dans votre pamphlet les atrocités commises par les rebelles parce que vous ne parvenez pas à faire preuve d’aucune honnêteté intellectuelle. Vous aviez quitté « Le siècle » en 2011 en expliquant que vous ne vouliez plus faire partie de cette oligarchie [6]. Force est de constater que vous faites toujours partie d’une élite proche du pouvoir et que gouvernement vous utilise pour mieux diffuser ses idées. Vous n’êtes finalement qu’un petit agent de l’Empire et auriez mieux fait de garder votre vrai nom : Laurent Mouchard.

Alimuddin Usmani, le 30 août 2013

 

Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Reponse-a-Laurent-Joffrin-19868.html

Des pilotes-martyrs syriens ont prêté serment de se sacrifier pour leur patrie

L’armée de l'air syrienne envisage d'utiliser des pilotes kamikazes en représailles aux attaques des forces occidentales, affirme un officier de la défense anti-aérienne de l'armée syrienne, basé près de Damas.

L'officier a indiqué 13 pilotes syriens ont fait le serment, cette semaine, de constituer "une équipe de martyrs pour affronter les avions américains". Le pilote loyaliste, la trentaine, sert dans la section de la défense anti-aérienne de l'armée syrienne à 10 miles de la capitale.

Il a déclaré: "Si les Etats-Unis et les Britanniques lancent un seul missile, nous en lancerons trois ou quatre, et si leurs avions de guerre violent notre ciel, ils devront faire face à un feu d'enfer". " Si nous sommes incapables d'abattre leurs avions de guerre avec l'artillerie, nous avons des pilotes militaires qui sont prêts à attaquer ces avions étrangers avec leurs propres avions de combat et les détruire en l'air."

The Guardian est incapable de vérifier l'exactitude de cette information. Mais l'officier interrogé a été en contact avec le journal à plusieurs reprises ces 12 derniers mois, au cours desquels il a fourni des informations fiables sur les combats entre les troupes de Bachar al-Assad et les groupes rebelles.

Il a affirmé: "Nous avons plus de 8000 candidats au martyre au sein de l'armée syrienne, prêts à mener des opérations kamikazes à tout moment pour stopper les Américains et les Britanniques. Je suis prêt à me faire sauter contre des porte-avions américains pour les empêcher d'attaquer la Syrie et son peuple".

Evoquant l'attaque chimique de la semaine dernière dans la banlieue de Damas, l'officier a nié l'implication des forces gouvernementales, déclarant que la nouvelles de l'utilisation de gaz toxique a provoqué un choc au sein de l'armée régulière". "Pourquoi devrions-nous utiliser des armes chimiques dans la Ghouta, alors que nos troupes étaient présentes dans la région et menaient une vaste offensive appelée le bouclier de la capitale? Nous avons réussi à faire 75% du chemin, mais ensuite nous avons été choqués d'apprendre que des armes chimiques avait été tirées".

L'officier a assuré que le moral de l'armée syrienne est élevé. "Ils (les Occidentaux, ndlr) doivent savoir que l'Iran et le Hezbollah se battront avec nous, main dans la main. Nous avons une alliance indéfectible. Nous sommes le fer de lance de la résistance dans le monde arabe". "L'armée syrienne est à son plus haut niveau d'alerte. Nous avons pris toutes les mesures pour éviter les attaques aériennes et tous nos missiles sont prêts à être tirés. L'armée a changé la plupart de ses positions et de nombreuses casernes et brigades ont été déplacées vers d'autres sites. Nous attendons les forces américaines et britanniques pour attaquer des cibles spécifiques", a-t-il précisé avant d'ajouter: «Ce qui se passe aujourd'hui en Syrie est incroyable. Beaucoup de jeunes syriens se sont présentés aux postes militaires et demandent à rejoindre l'armée pour se battre pour la Syrie. Certains d'entre eux étaient des partisans de l'opposition. Nous avons enregistré plus de 4000 volontaires ces dernières 48 heures."

Mona Mahmoud et Robert Booth, spécialistes du Moyen-Orient
The Guardian (Quotidien britannique)-Médiarama

 

Source : http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=127906&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Syrie : Interview du Président du Parti Anti Sioniste, en direct de Damas

vendredi 30 août 2013

Ces « fous de la gâchette » vont-ils déclencher une 3e guerre mondiale ? par Abdel Bari Atwan


Ces « fous de la gâchette » vont-ils déclencher une 3e guerre mondiale ? par Abdel Bari Atwan
IRIB-l’été 2003, j’ai participé à un débat à l’Ecole de droit de Hambourg.
Mon adversaire était Richard Perle, qui, en tant que président du Comité consultatif sur la politique de défense de George W. Bush, a été l’un des architectes de l’invasion de l’Irak plus tôt cette année-là. Dans une conversation privée après le débat, Perle a admis qu’au moment où l’invasion allait commencer, l’administration américaine savait que les inspecteurs de l’ONU ne trouveraient pas de preuves que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive (ADM).
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Hollande, nain politique et second couteau de Washington et Tel Aviv, victime sans doute d’impulsions morbides, s’excite ici sur des engins mortifères payés par le contribuable français
Perle a expliqué les raisons américaines : si les inspecteurs avaient rapporté une « feuille blanche » , Saddam aurait émergé comme un héros, les sanctions auraient été levées et dans un délai de quatre ans, il aurait probablement reconstruit son arsenal, avec des armes de destruction massive et tout le reste. Un prétexte émotif et humanitaire, facilement assimilable (par le public), était nécessaire pour justifier la guerre. Je crois que nous assistons à un scénario tout à fait similaire concernant la Syrie aujourd’hui.
Il est certain que des armes chimiques ont été utilisées contre des civils innocents dans la banlieue de Damas et les inspecteurs de l’ONU qui sont sur les lieux le confirmeront très certainement, mais nous ne pouvons pas être absolument certains de qui est derrière ce crime odieux, l’opposition ou le régime, voire une tierce partie. Il est probable que le régime ait commis ces atrocités, mais en 2003 le monde a pensé qu’il était probable que Saddam possède des ADM, et des membres de l’opposition irakienne avaient certifié qu’il en possédait... Maintenant, nous savons que la guerre qui a détruit l’Irak a été menée sous le prétexte d’un mensonge éprouvé et dans le but de répondre à des objectifs de politique étrangère à plus grande échelle des États-Unis. Comme en Irak , la politique à l’échelle mondiale est le facteur qui nourrit l’escalade de la crise en Syrie. Mais dans ce cas, la situation est beaucoup plus dangereuse.
Contrairement à l’Irak de Saddam Hussein, et aussi contrairement à la Libye de Mouammar Kadhafi, la Syrie ne restera pas seule dans le cas d’une attaque occidentale. La Russie qui était encore en convalescence après l’éclatement de l’URSS au moment où l’Irak a été attaqué, est à nouveau une grande puissance et elle est peut-être prête à le prouver au nom d’une ferme alliance. Rappelons que son unique base navale méditerranéenne est dans le port syrien de Tartous. Le poids lourd régional iranien se profile aussi derrière Bachar Al Assad, pour des raisons religieuses ainsi que politiques - la minorité allawite à laquelle appartient Al Assad est une émanation des Chiites. L’Irak, déchiré par des conflits sectaires mais dirigé par des chiites étroitement liés à l’Iran, sera également alignée avec Al Assad. Le Hezbollah, organisation chiite et libanaise, est déjà engagé dans la bataille en faveur du régime syrien. En face, et également à la recherche d’une domination régionale, le bloc sunnite - sous la poigne de l’Arabie saoudite, avec la Turquie et le Qatar - aimerait voir une intervention militaire déposer Al Assad. Toute autre régime à Damas serait probablement dominé par une majorité sunnite.
Sans aucun doute, l’Arabie saoudite et d’autres États arabes sunnites exercent une pression politique et financière sur l’Occident pour que celui-ci fasse le boulot.
Obama est peut-être moins fou de la gâchette que Bush, mais c’est sa crédibilité en tant que chef de file mondial qui est en jeu puisqu’il s’est lui-même piégé avec sa fameuse « ligne rouge » . S’il ne donne pas suite à ses menaces d’attaquer les forces d’Al-Assad - si l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien est prouvée - les critiques selon quoi Obama est faible, indécis et trop « à gauche » gagneront du crédit.
Si Obama prend la voie militaire, il a deux options : iI pourrait faire ce qu’a fait Bill Clinton en 1998, après qu’Al Qaida ait attaqué à la bombe les ambassades américaines à Nairobi et Dar-es- Salaam. Clinton a ordonné une série de frappes de missiles de croisière contre des cibles militaires clés (au Soudan, qui abritait Al Qaida) . Cela devrait apaiser l’indignation du public et livrer un avertissement. Ou alors Obama peut déclencher une confrontation militaire à grande échelle.
La première option est la plus probable, mais elle n’est pas sans danger. N’ayant rien à perdre , Al Assad peut déployer des armes chimiques en quantités toujours plus importantes contre ses ennemis. Le ministre adjoint de l’information de la Syrie, Halaf Al Maftah , a averti qu’une frappe occidentale se traduirait par une attaque commune contre Israël par les forces iraniennes, irakiennes et syriennes. Dans ce cas, l’Occident va inévitablement tomber dans l’engrenage en voulant prendre la défense d’Israël et Al Assad sortira de la confrontation comme un héros régional qui lutte contre l’impérialisme américain .
Tout porte à croire à une attaque imminente sur la Syrie, et la conférence de Genève2 , qui aurait pu conduire à un règlement politique, semble presque oubliée. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont tous les trois dit être prêts [à lancer la guerre] lors du sommet de lundi dernier à Amman entre leurs principaux généraux et leurs homologues saoudiens et qatari. Les trois puissances occidentales - qui ont joué un rôle clé dans la destruction de la Libye - ont massé une force navale et une force aérienne importante dans la région. La Turquie, stratégiquement bien placée, a annoncé qu’elle rejoindrait une coalition contre Al Assad, même sans mandat de l’ONU. Tout le monde au Moyen-Orient retient son souffle, attendant le premier missile - qui peut ouvrir les portes de l’enfer .
Cependant, au bord du gouffre nous devons prendre du recul.
Quelqu’un veut-il vraiment voir toute la région en proie à la violence sectaire qui a déjà détruit l’Irak ? Le monde peut-il envisager une autre conflagration mondiale ?
Ce n’est pas faire du mélodrame ou être alarmiste que de dire qu’une troisième guerre mondiale pourrait éclater en partant de Syrie. S’il y a des preuves irréfutables impliquant Al Assad dans des d’attaques chimiques, ses alliés devraient être incités à l’obliger à rendre des comptes. Les superpuissances sont alignées sur les côtés opposés de ce conflit régional, et les conditions économiques qui prévalent et qui se sont développées aux États-Unis depuis 2008, nous sont étrangement familières aussi. Des crises économiques mondiales, venues des États-Unis, ont précédé deux guerres mondiales.
Une solution régionale peut être recherchée, même à la onzième heure. Le bloc sunnite dirigé par l’Arabie saoudite, devrait reconnaître son erreur en ayant supposé qu’Al Assad serait rapidement chassé du pouvoir - comme l’ont été Zine Al Abidine Ben Ali en Tunisie, Maoumar Al Kadhafi ou Ali Abdullah Saleh au Yémen. Le bloc sunnite devrait faire tous les efforts nécessaires pour amener les deux parties à la table des négociations.
Allumer les flammes de la guerre est facile, mais il est presque impossible de les éteindre avant que tout n’ait été consommé.



Les 1er résultats d'enquête de l'ONU indiquent que ce sont les rebelles qui ont utilisé du gaz sarin - Vidéo Dailymotion


Les 1er résultats d'enquête de l'ONU indiquent... par Super_Resistence

Rassemblement pour dire non à l'intervention armée en Syrie


jeudi 29 août 2013

Méditerrannée, la Russie prête à intervenir

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IRIB- La marine russe a annoncé que sa flotte en mer Méditerranée est prête à intervenir à tout moment pour défendre les intérêts nationaux de la Russie dans cette région. 
Selon la chaîne Russia Today, le porte-parole de la marine russe a annoncé que la flotte de méditerranée est prêt à mener toute opération nécessaire, au moment voulu, pour défendre les intérêts nationaux de la Russie. « La flotte russe surveille tous les mouvements des navires de l’Otan à l’est et à l’ouest de la Méditerranée », a ajouté le porte-parole, en soulignant que la marine russe n’a pas encore pris la décision de renforcer sa présence en Méditerranée. une dernière information fait état du déploiement d'un bâtiment anti sous-marin et un navire de guerre font route en ce moment vers la Mediterrané. ces deux bâtiments iront grossir les rangs de 16 bâtiments de guerre russes déjà déployés en Méditerrané.

Et Nasrallah, pour quoi ce silence ?

IRIB- C'est la question qui ne cesse de se poser aux israéliens qui suivent avec inquiétude les évolutions de la région et ce silence " plus que gênant" du chef du Hezbollah ! selon AsSafir, " les israéliens s'attendaient à ce que le secrétaire général du Hezbollah réagisse très vite aux menaces de guerre américaines contre la Syrie mais le silence de ce dernier se poursuit et commence à les inquéter" " Quand Nasrallah se prononce , cela signifie qu'il a pris des décisions sur tel ou tel sujet et qu'il est déterminé à les mettre en application. . le silence de Nasrallah face aux américains signifie que le Hezbollah est en état d'alerte maximal et qu'il est prêt à passer à l'action, disent dans les couloirs les analystes israéliens. " les prises de positions du Hezbollah face aux Américains à chaque fois que ces derniers ont agi contre la Syrie ne sont jamas claire. la prole dans ce domaine est reléguée au second plan et le Hezbollah préfère agir plutôt que de parler , ce qui est bien inquiétant aux yeux des israéliens" ... les missiles du Hezbollah s'abattront -ils dès ce jeudi soir sur Israël?

Source : http://french.irib.ir/

un cheikh wahhabite rend licite l'Inceste !!


RIB-L'un des cheikhs wahhabites a émis une Fatwa autorisant aux terroristes syriennes l'inceste.
En l'absence d'une femme hors du clan familiale ces derniers sont autorisés à se livrer à l'inceste et même à épouser leur sœur, en vertu de cette fatwa, émis par Nasser al-Amr, a-t-on appris de  Farsnews. Il a également salué, lors des propos tenus transmis par la chaîne de télévision Wessal proche des extrémistes takfiris, les opérations des terroristes contre ce qui appelle la machine d'hérésie et d'oppression des Etats iranien et syrien.

Source : http://french.irib.ir/

Syrie/Guerre : Le plan défensif d'Assad, les détails....

Syrie/Guerre : Le plan défensif d'Assad, les détails....IRIB- Selon les sources proches de la présidence syrienne,
celle ci vient de communiquer aux hauts commandants de l'armée syrienne de nouvelles recommandations en prévision de l'éventuelle attaque militaire USA/Otan contre son pays. les sources proches de la présidence syrienne estiment que des frappes US pourraient avoir lieu à 50% et que la décision de lancer la guerre a été prise par Washington avant la publication des résultats de l'énquête de l'équipe onusienne qui se trouve sur place. Assad aurait recommandé aux commandants de l'armée arabe syrienne de riposer avec la plus grande fermeté aux raids aux missiles et aux bombardements éventuels. les missiles Yakont et M600 sont ainsi prêts à entrer en fonction. les images satellites tournés sur les sites de missiles syriens confirmes ces informations. le commandement de l'armée syrienne a décidé voici peu d'annuler tous les mouvements dit classiques . les stocks d'armes stratégiques sont mobiles , ce qui les rend difficile à être atteints par les bombes et les missiles américains. Les commandants de l'armée syrienne estiment que les dégâts qui seront infligé à l'armée syrienne au cours de chaque futur raid US.GB seront considérables car l'objectif des Etats Unis et Co consiste à déséqulibrer les forces armées syriennes . si le but recherche par les américains et leurs alliés consiste à armer les takfiris et à leur permettre de prendre le dessus, l'Etat et l'armée syriens n'ont d'autre choix que de riposter avec vigueur. d'après ces sources , les écoles sont ouvertes depuis une dizaine de jours en Israël et l'Occident semble ne pas comprendre q'une attaque anti syrienne fera abattre des dizaines voire des centaines de missiles sur Israël car si les missiles Scud de Saddam ont parcourui 5000 kilomètres avant d'atteindre Israël, ceux de Damas ne parcouriront que " 50" kilomètre pour s'abattre sur Israël. si Israël passe à l'offensive, la Syrie répondra puis qu'elle n'a plus rien à perdre. les soldats iraniens sont -ils présents en Syrie? les sources proches de la présidence syrienne infirment une telle présence car l'armée syrienne n'a besoin d'aucun renfort étranger quan bien même il s'agirait d'une armée telle que celle de l'Iran unie avec l'armée syrienne via des accords de coopération militaires. les sources en question prévoient que l'équipe onusienne quitte la Syrie sans prendre partie pour les uns ou les autres d'autant plus que l'ONU est célèbre pour ses propensions à rester toujours opaque dans des dossiers aussi compliqué que celui de la Syrie. ces sources raillent Obama dont le plus grand acquis aura été le contact téléphonique de Kerry avec Moallem pour que le cessez le feu soit respecté à Al Ghoutta où enquêtaient les inspecteurs onusiens , cessez le feu que les terroristes ont tôt fait de violer !!

Source : http://french.irib.ir/

Gare aux idées de septembre

Communiqué de Presse de Jean-Marie Le Pen, Président d’honneur du Front national.

Il est aujourd’hui clair pour tout le monde que la contestation armée contre le gouvernement syrien a été suscitée, alimentée, organisée par les Américains, les Israéliens et les dictatures monarchiques arabes. Ce sont des commandos entrainés par ces puissances étrangères qui se lancent à l’assaut de Damas. Les réactions occidentales sont consternantes : La France, la Grande-Bretagne, les USA, comme en Libye, veulent éliminer le gouvernement en place. Fabius et Hollande se disent certains que la contre-offensive d’Assad est un crime contre l’humanité, comme d’ailleurs les grands humanistes que furent les auteurs d’Hiroshima et de Nagasaki. À l’abri dans leurs bistrots parisiens, Kouchner et Lévy veulent qu’on fasse la guerre à Assad. On croit rêver quand on sait que le gouvernement français est incapable d’assurer la sécurité des citoyens à Marseille, devenue Chicago-sur-mer.

Humour

Une jeune journaliste de CNN avait entendu parler d'un très, très vieux juif qui se rendait deux fois par jour prier au mur des lamentations, depuis toujours.
Pensant tenir un sujet, elle se rend sur place et voit un très vieil homme marchant lentement vers le mur.
Après trois quarts d'heure de prière et alors qu'il s'éloigne lentement, appuyé sur sa canne, elle s'approche pour l'interviewer

Excusez-moi, monsieur, je suis Rebecca Smith de CNN. Quel est votre nom ?

Morris Zilberstein répond-t-il.

Depuis combien de temps venez-vous prier ici ?

Plus de 60 ans" répond-t-il.

60 ans ! C'est incroyable ! Et pour quoi priez-vous ?

Je prie pour la paix entre les Chrétiens, les Juifs et les Musulmans. Je prie pour la fin de toutes les guerres et de la haine. Je prie pour que nos enfants grandissent en sécurité et deviennent des adultes responsables, qui aiment leur prochain.

Et que ressentez-vous après 60 ans de prières ?

J'ai l'impression de parler à un mur!

 

Source : https://www.facebook.com/amed.ultranationaliste

 

 

La première guerre civile mondiale

Chaque jour qui passe apporte son lot de confirmation sur une vérité que beaucoup voudraient ignorer : nous sommes en guerre. Une guerre larvée, relativement calme mais une guerre tout de même.

Contrairement à une guerre traditionnelle, une guerre civile n’a pas de front bien tracé, de belligérants clairement identifiables à la couleur de leur uniforme. Chaque camp est partout, au sein d’une même ville, d’un même quartier, d’une même famille.

D’un côté, nous avons une classe de pouvoir. Riches, puissants, ils ont l’habitude de contrôler, ils ne connaissent pas le doute. Ils décident et sont intimement persuadés de le faire dans l’intérêt général. Beaucoup, ni riches ni puissants, les soutiennent. Par peur du changement. Par habitude. Par intérêt personnel. Par crainte de perdre certains acquis. Ou par incapacité intellectuelle de comprendre la révolution à l’œuvre.

De l’autre, voici la génération numérique. Issus de tous les sexes, tous les âges, toutes les cultures, tous les emplacements géographiques. Ils discutent entre eux, s’échangent des expériences. Découvrant leurs différences, ils se cherchent des points communs en remettant tout en question, jusqu’à la foi et aux valeurs profondes de leurs parents.

Cette population a développé des valeurs qui lui sont propres mais également une intelligence analytique hors du commun. Les outils dont elle dispose lui permettent de pointer très vite les contradictions, de poser les questions pertinentes, de soulever le voile des apparences. À travers des milliers de kilomètres de distance, ses membres peuvent ressentir de l’empathie pour tous les humains.

Un fossé grandissant

Longtemps, j’ai été persuadé qu’il ne s’agissait que d’une question de temps. Que la culture numérique imprégnerait de plus en plus chaque individu et que les plus réfractaires finiraient par disparaître, au fil des générations et du renouvellement naturel.

Malgré la popularisation des outils tels que le smartphone ou Twitter, cette fracture ne s’est pas résorbée. Au contraire, elle n’a fait que s’empirer. L’ancienne génération n’a pas adopté la culture numérique. Elle s’est contentée de manipuler aveuglement les outils sans les comprendre, en une parodie désespérée du culte du cargo. Résultats : des musiciens qui insultent leurs propres fans, des journaux dont le site web, envahi de publicités, semble être une copie conforme de la version papier, des jeunes politiciens qui utilisent Facebook ou Twitter comme une machine à publier des communiqués de presse sans jamais tenter de communiquer avec leur électorat.

Il y a 40 ans, deux journalistes révélaient au monde que le président de la nation la plus puissante utilisait les services secrets pour mettre sur écoute ses adversaires politiques. Ce travail d’investigation leur vaudra le prix Pulitzer et mènera à la démission du président.

Aujourd’hui, des acteurs imprégnés de culture numérique révèlent au monde que le président à mis le monde entier sur écoute ! Qu’il envoie des hommes massacrer cyniquement des civils. Ces révélations leur vaudront 35 ans de prison pour l’un et une traque à travers le monde entier pour l’autre. Le président en question est, quant à lui, titulaire d’un prix Nobel de la paix.

La mort du journalisme

Contrairement au Watergate, il n’est plus possible de compter sur la presse. Une grand partie des journalistes ont tout simplement cessé tout travail de fond ou d’analyse. Les journaux sont devenus des organes de divertissement ou de propagande. Un esprit un peu critique est capable de démonter la majorité des articles en quelques minutes de recherches sur le web.

Et lorsque certains journalistes commencent à creuser, ils voient leur famille se faire arrêter et détenir sans raison, ils reçoivent des menaces politiques et sont forcés de détruire leur matériel. Le site Groklaw, qui fut un site déterminant dans la publication d’actualités liées à des grands procès industriels, vient de fermer car sa créatrice a pris peur.

La classe dirigeante a décidé que le journalisme devait se contenter de deux choses : faire craindre le terrorisme, afin de justifier le contrôle total, et agiter le spectre de la perte d’emplois, afin de donner une impression d’inéluctabilité face aux choix personnels.

Bien sûr, tout cela n’a pas été mis en place consciemment. La plupart des acteurs sont intiment persuadés d’œuvrer pour le bien collectif, de savoir ce qui est bon pour l’humanité.

On vous fera croire que l’espionnage des mails ou l’affaire Wikileaks sont des détails, que les questions importantes sont l’économie, l’emploi ou les résultats sportifs. Mais ces questions dépendent directement de l’issue du combat qui est en train de se jouer. Les grandes crises financières et les guerres actuelles ont été créées de toutes pièces par la classe actuellement au pouvoir. La génération numérique, porteuse de propositions nouvelles, est bâillonnée, étouffée, moquée ou persécutée.

L’état de panique

En 1974, pour la classe dirigeante il est plus facile de sacrifier Nixon et de faire tomber quelques têtes avec lui. Le parallèle avec la situation actuelle est troublant. La classe dirigeante a peur, elle est dans un état de panique et n’agit plus de manière rationnelle. Elle cherche à faire des exemples à tout prix, à colmater les fuites en espérant qu’il ne s’agit que de quelques cas isolés.

Ils n’hésitent plus à utiliser les lois anti-terroristes de manière inique, contre les journalistes eux-mêmes. Ceux qui prédisaient de telles choses il y a un an étaient traités de paranoïaques. Mais les plus pessimistes ne les avaient probablement pas imaginées aussi rapidement, aussi directement.

La destruction des disques durs du Guardian est certainement l’événement le plus emblématique. Son inutilité, son absurdité totale ne peuvent masquer la violence politique d’un gouvernement qui impose sa volonté par la menace à un organe de presse reconnu et réputé.

Cet épisode illustre la totale incompréhension du monde moderne dont fait preuve la classe dirigeante. Un monde qu’elle pense diriger mais qui échappe à son contrôle. Se drapant dans la ridicule autorité de son ignorance, elle déclare ouvertement la guerre aux citoyens du monde entier.

Une guerre qu’elle ne peut pas gagner, qui est déjà perdue. Mais qu’elle va tenter de faire durer en entraînant dans leur chute de nombreuses victimes qui seront injustement emprisonnées pendant des années, torturées, arrêtées, harcelées, détruites moralement, poussées au suicide, traquées à travers le monde.

C’est déjà le cas aujourd’hui. Et parce que vous aurez eu le malheur d’être sur le mauvais avion ou d’avoir envoyé un email à la mauvaise personne, vous pourriez être le prochain sur la liste. Il n’y a pas de neutralité possible. Nous sommes en guerre.



Photo par Jayel Aheram. English version available on Falkvinge.net.

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Source : http://ploum.net/la-premiere-guerre-civile-mondiale/

Syrie : Les «rebelles» mercenaires tirant des obus chimiques


Syrie : Les «rebelles» mercenaires tirant des... par Super_Resistence

mercredi 28 août 2013

Attaque contre la Syrie: Tous les plans iraniens sur la table du guide surpême

Rencontre entre l'Imam Khamenei et le sultan d'Oman KabousDamas est la sœur jumelle de Téhéran. C’est ainsi que la décrivent certains politiciens iraniens influents, selon lesquels la guerre contre la Syrie et en même temps une guerre contre l’Iran.
Une source proche de la haute sphère politique iranienne a rapporté au journal libanais Assafir ce que Téhéran a dit aux Russes et aux Chinois : «  nous resterons aux côtés de la Syrie et ne l’abandonnerons jamais, même si vous décidez de le faire. Nous resterons aux côtés de Damas jusqu’au dernier souffle ».
Le comportement agressif des occidentaux est compris par Téhéran comme étant une réaction de riposte aux avancées importantes que l’armée régulière syrienne a réalisées sur le terrain, depuis la reprise de Qoussier, et la sécurisation de la plupart des villages du gouvernorat de Homs, sans oublier les exploits réalisés aussi bien dans la province de Damas que dans celle de Lattaquié, leur faisant prévoir une victoire des autorités syriennes.
«  Les plans avaient élaborés d’avance mais ils (les Occidentaux)  attendaient un prétexte. Comme il a tardé à venir, ils en ont fabriqué un », poursuit la source iranienne.
Depuis l’annonce de l’intention des occidentaux d’effectuer une attaque militaire à la Syrie, tous les plans iraniens mis au point pour faire face à une situation pareille ont été sortis des tiroirs et déposés sur la table du guide suprême de la révolution et le commandant général des forces armées l’Imam Khamenei.
Dès lors, son éminence effectue des rencontres ouvertes avec les commandants des Gardiens de la Révolution et des conseillers militaires pour évaluer la situation et étudier les options en collaboration avec Damas et le Hezbollah.
La source iranienne rappelle à cet égard le discours de son secrétaire général Sayed Hassan Nasrallah dans lequel il a assuré que « la Syrie a des amis qui ne permettront pas qu’elle tombe entre les mains des takfiristes, des Etats-Unis et d’Israël », estimant que cette position qui résume celle de l’axe de la résistance , lequel fera tout son possible pour défendre la Syrie.
Toujours selon la source iranienne, l’administration iranienne qui a plus tendance à croire que les menaces occidentales relèvent de la guerre psychologique, s’efforce toutefois, via ses diplomates, de transmettre un message aux occidentaux et par derrière les Etats-Unis, selon lequel une telle aventure, quoique limitée, précipitera dans le gouffre tous ceux qui y participeront, et que le monde après ne sera plus jamais comme avant.
«  Ce n’est celui qui ouvrira les enchères qui les emporteront, mais celui qui les cl» a-t-elle averti, signifiant qu’ils ne seront pas les mêmes.


Message de Poutine à Assad


Message de Poutine à Assad ....
IRIB-  C'est Dampress qui publie le message de Poutine à Assad  où le président russe annonce son soutien tous azimuts à la Syrie.
C'est le représentant spécial du président Poutine qui, porteur d'un message a rencontré le président Assad et l'a assuré de son plein soutien. " La Russie ne permettra pas qu'un seul missile ou une seule bombe s'abattent sur le territoire syrien . La Russie se tiendra droit aux côtés de l'Etat syrien" lit-on dans ce message. Ces derniers jours , la Russie n'a eu de cesse de mettre en garde contre toute action militaire contre la Syrie , venant des Etats6Unis et de leurs alliés . Moscou appelle Washington à être prudent , à respecter le droit international , à ne pas commettre une erreur historique.


Les missiles syriens sont braqués sur les puits de pétrole saoudiens


Les missiles syriens sont braqués sur les puits de pétrole saoudiens
IRIB- A la suite de la multiplication des spéculations sur l’éventualité d’une intervention militaire occidentale sous la houlette des Etats-Unis contre la Syrie, certaines sources militaires ont annoncé que Damas est prête à affronter  tout scénario éventuel et que les missiles de ce pays sont pointés vers les champs pétrolifères et les raffineries saoudiens.
L’Arabie a annoncé soutenir financièrement et en pétrole tout pays entreprenant une action militaire contre la Syrie, ont affirmé des sources politiques saoudiennes. Les missiles Scud de la Syrie sont plus modernes que ceux du régime de Saddam et plus proches des frontières israéliennes, or l’utilisation de ces missiles par la Syrie dépassera les attentes des responsables israéliens, a écrit Aharonot, a-t-on appris d’Al-Alam. Simultanément  aux menaces militaires proférées par les Etats-Unis contre la Syrie, les armées de l’Arabie, de la Jordanie,  de la Russie et de l’Irak sont en état d’alerte total.


Poutine a ordonné une frappe contre l’Arabie si la Syrie est attaquée


 

Selon le quotidien The European Union Times ,  le président russe Vladimir Poutine a distribué Mardi aux forces armées russes, un "ordre  d'action urgente" autorisant " une frappe militaire de grande envergure  contre l'Arabie Saoudite au cas où les menaces occidentales contre la Syrie seront exécutées".
Le journal cite des sources de l'interieur du Kremlin, qui ont soulignées  que " Poutine est trés   «en colère contre l'Arabie-Saoudite», surtout  après sa dernière rencontre avec le prince Bandar ben Sultan.
En effet,  selon ces sources, le prince Bandar  a mis en garde la Russie si elle s'oppose à la défaite de la Syrie, en brandissant la menace des  islamistes  tchétchénes de provoquer le chaos et d'exécuter des opérations terroristes  aux Jeux olympiques d'hiver de Février 2014 à Sotchi, en Russie.
De son côté, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a averti qu'une solution militaire en Syrie déstabiliserait le pays et le Moyen-Orient, a indiqué mercredi dans un communiqué le ministère des Affaires
étrangères.
 

Lors d'une conversation téléphonique mardi avec l'envoyé spécial de la Ligue arabe et de l'ONU, Lakhdar Brahimi, "Sergueï Lavrov a insisté sur le fait qu'il n'y avait pas d'alternative à une solution politico-diplomatique en Syrie, en remarquant que les tentatives de solution militaire ne mèneraient qu'à une déstabilisation supplémentaire de la situation dans le pays et la région".
  
Les deux hommes "sont convenus que dans ce moment critique, toutes les parties prenantes, y compris les +acteurs+ étrangers, devaient agir de manière extrêmement responsable et ne pas répéter les erreurs du passé", selon le
communiqué.
  
Dans un autre communiqué publié mardi soir, la diplomatie russe a indiqué que M. Lavrov avait, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue américain John Kerry, rejeté les arguments de ce dernier selon lesquels le gouvernement syrien serait derrière l'attaque aux armes chimiques.
  
Lors de cette discussion, "M. Kerry a exposé des opinions prétendument fondées sur des informations de sources fiables, selon lesquelles la responsabilité des incidents au cours desquels ont probablement été utilisées des armes chimiques reposait sur le gouvernement syrien".
  
"M. Lavrov a rejeté cette vision des choses, en exposant les arguments de la partie russe", a indiqué le communiqué.
  
"Moscou est toujours particulièrement préoccupé par la ligne dangereuse et qui semble déjà évidente de plusieurs pays visant à torpiller consciemment les prémices d'un règlement politico-diplomatique du conflit", a-t-il ajouté.

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=127235&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

Croisade de Morsi et des frères musulmans contre les chiites

/!\ INTERDIT AUX - DE 18 ANS /!\ Syrie : Le vrai visage des rebelles

Source:http://www.youtube.com/watch?v=eu3sf9B4XAc


http://www.youtube.com/watch?v=eu3sf9B4XAchttp://www.youtube.com/watch?v=eu3sf9B4XAc

Le Hezbollah en train de mettre une raclée aux rebelles de l'Armée Libre Syrienne

ALERTE INFO. Syrie : Le général Abdel Fattah al-Sissi ferme le Canal de Suez et dit NON aux Ricains

Abdel Fattah al-Sissi

Les choses se compliquent pour les pousse-au-crime et va-t-en-guerre occidentaux et dignes héritiers du petit moustachu allemand. Le général Abdel Fattah al-Sissi, nouvel homme fort de l’Egypte, en digne héritier de Nasser et bourreau de la fraternité de rien du tout, commandant en chef des forces armées, vient d’annoncer la fermeture du Canal de Suez. Ceci bloque les destroyers américains en partance pour la Syrie, notamment leur ravitailleur.


L’entrée de l’armée américaine et de ses sous-fifres est désormais compliquée. Or, les Etats-Unis ont affrété un pétrolier de ravitaillement afin de frapper la Syrie en toute impunité. Le général al-Sissi a souligné l’engagement de l’Egypte, par rapport à l’accord de défense commun avec la Syrie. Le Canal de Suez étant le passage obligé des assassins du peuple arabe, en complicité avec certains états dont l’Arabie saoudite. Les héritiers d’Hitler et de Goebbels, sont en grande difficulté. Sissi montre bien qu’il est nationaliste et indépendant. Récemment, le JDD titrait: "Le génaral qui tient tête à Obama"…En effet, le Frère musulman de la Maison Blanche est nu…

Al-Sissi a souligné que l’Égypte ne sera pas un passage pour attaquer n’importe quel pays arabe, ajoutant, l’Égypte ne va pas répéter les erreurs de la guerre en Irak. Et toc…

Source : http://allainjules.com/2013/08/28/alerte-info-syrie-le-general-abdel-fattah-al-sissi-ferme-le-canal-de-suez-et-dit-non-aux-ricains/

mardi 27 août 2013

Inutile de rêver d’une Syrie jouet de l’Occident, ce rêve ne se réalisera pas ! Par Bachar al-Assad




Entretien du 26 Août 2013 avec le journal russe Izvestia

1. Monsieur le Président, aujourd’hui la question essentielle concerne la situation sur le terrain. Quelles sont les régions du pays toujours contrôlées par les rebelles ?


En ce qui nous concerne, la question ne se résume pas à dire quelles sont les régions contrôlées par les rebelles et quelles sont celles contrôlées par l’Armée nationale, car nous n’avons pas à faire à une occupation territoriale traditionnelle par un ennemi précis pour réfléchir de cette manière.


Nous faisons face à des terroristes qui se sont infiltrés dans des villages et des zones périphériques de villes où ils sèment ravages et destructions... Ils tuent des civils innocents qui les rejettent et condamnent leurs actions... Ils démolissent les infrastructures... La police, les forces de sécurité et l’Armée se mobilisent pour les repousser et les éliminer... Ceux qui en échappent gagnent d’autres régions et ainsi de suite... Par conséquent, l’essence même de notre action est d’éradiquer le terrorisme.


Le problème que nous rencontrons et qui fait que la situation perdure est l’afflux d’un grand nombre de terroristes venus de l’étranger... des dizaines de milliers et plus... Leur soutien financier et militaire se poursuit... nos frappes se poursuivent aussi, et je vous assure qu’il n’y a pas un endroit où l’Armée nationale syrienne est intervenue sans réussir à les éliminer.


La majorité d’entre eux sont des Takfiristes ayant adopté la doctrine d’Al-Qaïda, le reste consiste en un petit nombre de hors-la-loi. C’est pourquoi nous ne pouvons parler de qui contrôle quoi... Partout où le terrorisme frappera, nous frapperons !


2. Pourtant, les grands médias occidentaux affirment que les terroristes contrôlent 40% à 70% du territoire syrien. Que contrôle vraiment l’État syrien ?


Pas un seul état au monde n’est capable de déployer son armée, toute équipée, sur tout son territoire. Les terroristes exploitent cette situation et tentent de pénétrer dans toutes les zones où l’armée est absente. Ils se déplacent d’une région à l’autre et à chaque fois que nous avons décidé de pénétrer une région où ils s’étaient installés nous les avons éradiqués. Je le répète, le problème n’est pas la superficie des territoires contrôlés par les terroristes, laquelle varie d’heure en heure et de jour en jour. Le problème est le grand nombre de terroristes venant de l’étranger.


Le critère qui compte est la réponse à la question : « Est-ce que l’Armée arabe syrienne a pu éliminer les terroristes dans toutes les régions où elle est entrée en action ? ». Je réponds : très certainement oui, et elle continue ! Mais leur éradication totale demande du temps, car ce type de guerre ne peut se terminer d’un coup. C’est ce qui fait que nous payons et que nous payerons un lourd tribut avant de réussir à tous les éliminer.


3. Monsieur le Président, vous avez parlé de combattants islamistes extrémistes et takfiristes qui envahissent la Syrie... Sont-ils des groupes indépendants les uns des autres qui se battent ici ou là, ou bien font-ils partie d’une grande puissance qui cherche à mettre fin à la sécurité et à la stabilité dans tout le Moyen-Orient, y compris en Syrie ?


Ils sont les deux à la fois, dans le sens où ce qui les rassemble est la doctrine et la source de financement, leur pensée étant extrémiste et takfiriste puisée chez des individus tels Al-Zawahiri et leur financement étant souvent puisé à des sources pratiquement similaires et parfois identiques. Ce qui les distingue est leur travail sur le terrain, car ce sont des groupements divisés et incohérents, chacun d’entre eux obéissant à une direction indépendante et à des ordres différents.


Ceci dit, il est évident que c’est celui qui finance qui tient le gouvernail. Autrement dit, les pays qui les soutiennent idéologiquement et financièrement comme l’Arabie saoudite, par exemple, peuvent très facilement les influencer et guider leurs actions directement ou indirectement. Ainsi lorsque ce pays déclare que le devoir de tout musulman est de mener le Jihad en Syrie, des milliers de combattants arrivent chez nous pour ce faire. Celui qui arme et finance fait en sorte qu’ils exécutent ses ordres : terroriser et détruire !


Oui, ils sont souvent les deux à la fois. Je vous ai donné l’exemple de l’Arabie saoudite qui les dirige par son idéologie wahhabite et les soutient avec son argent.


4. Le gouvernement syrien parle d’une relation étroite entre Israël et les terroristes. Nous aimerions comprendre en quoi consiste cette relation, alors que le simple nom d’Israël les pousse aux déclarations hystériques et fortement haineuses !


Si tel était le cas, comment se fait-il que lorsque nous les frappons à notre frontière commune, les forces israéliennes interviennent contre les nôtres pour desserrer l’étau ? Comment se fait-il que lorsque nous les assiégeons, Israël leur ouvre des brèches pour qu’ils puissent revenir attaquer d’ailleurs ? Pour quelles raisons Israël a-t-il attaqué l’Armée nationale syrienne à plusieurs reprises ces derniers mois ?


Ce n’est pas le gouvernement syrien qui parle de l’étroite relation entre Israël et les terroristes. C’est Israël qui en parle. Ne s’est-il pas vanté, plus d’une fois, de prodiguer ses soins à des dizaines de terroristes dans ses hôpitaux ? Cette affirmation de votre part manque donc de précision ; d’autant plus que si ces groupes terroristes étaient si hostiles à Israël au point de devenir hystériques devant la simple prononciation de son nom, pourquoi ont-ils combattu l’Union soviétique hier ? Pourquoi s’en prennent-ils à la Syrie et à l’Egypte aujourd’hui ? Et comment se fait-il que depuis trois décades, ils n’aient jamais lancé la moindre opération contre Israël ? Et pour en revenir à l’essentiel, qui donc a créé ces groupes terroristes ?


Ces groupes ont été créés au début des années 1980 par les États-Unis pour combattre l’Union soviétique en Afghanistan [*]. Ils sont soutenus par l’Occident en général et sont financés par les Saoudiens. Par conséquent, comment se pourrait-il que ces groupes fabriqués par les États-Unis et l’Occident s’en prennent à Israël ?


5. Monsieur le Président, notre entrevue sera probablement traduite en plusieurs langues. Les dirigeants du monde, dont ceux qui travaillent contre vous, vous liront. Que leur diriez-vous ?


Nous avons certes affaire avec de très nombreux hommes politiques occidentaux, mais très peu sont des hommes d’État. Certains ne lisent pas l’Histoire ou n’en tirent aucun enseignement. D’autres n’ont même pas été capables de garder en mémoire les événements plutôt récents de leur propre Histoire. Ont-ils seulement retenu les leçons de ces 50 dernières années ? Ont-ils enregistré que depuis le Vietnam, les politiciens qui les ont précédés ont perdu toutes les guerres qu’ils ont déclenchées ? Ont-ils retenu que toutes leurs guerres n’ont pas répondu à leurs espérances, mis à part les destructions des pays visés et l’effet déstabilisateur sur le Moyen-Orient et d’autres régions du monde ? Ont-ils compris que toutes ces guerres n’ont pas réussi à convaincre les peuples de la région de la justesse de leur politique ni à susciter leur sympathie ?


Un deuxième point sur lequel j’aimerais attirer leur attention. Il se résume à dire que le terrorisme n’est pas un atout qu’on garde dans sa poche pour le rejouer quand et où bon nous semble... Le terrorisme est comme un scorpion, il peut vous piquer à tout moment. Dès lors, vous ne pouvez pas soutenir le terrorisme en Syrie et le combattre au Mali, par exemple... Vous ne pouvez pas soutenir le terrorisme en Tchétchénie et le combattre en Afghanistan...


M’adressant aux dirigeants occidentaux en particulier, je dirais à certains d’entre eux que s’ils cherchent à garantir « leurs intérêts » ils feraient mieux de prêter l’oreille aux peuples de la région et à leurs peuples, au lieu de travailler à installer aux commandes des « marionnettes » censées leur permettre d’atteindre leurs objectifs. Ce n’est qu’ainsi que leur politique pourrait devenir plus réaliste.


Et puisque vous insistez pour que la Syrie délivre son message au monde, je dirais qu’il est inutile que qui que ce soit continue à rêver d’une Syrie qui serait le jouet de l’Occident, car ce rêve ne se réalisera pas ! Nous sommes un pays indépendant, nous combattrons le terrorisme et nous construirons, en toute liberté, nos relations avec les pays que nous choisirons pour servir au mieux les intérêts du peuple syrien.


6. Le mercredi [21 Août 2013], le gouvernement syrien a été accusé par les rebelles d’avoir utilisé des armes chimiques... Certains dirigeants occidentaux ont adopté ces accusations. Que leur répondriez-vous ? Et allez-vous permettre aux inspecteurs de l’ONU d’enquêter sur l’incident ?


À vrai dire, les déclarations de l’Administration étatsunienne et de certains pays occidentaux, à ce sujet, traduisent leur mépris de l’intelligence d’autrui et leur irrespect à l’égard de leur propre opinion publique.


Aucun État au monde et a fortiori aucune superpuissance ne lancerait une accusation pour ensuite se mettre à en collecter les preuves. Or, il se trouve que l’Administration américaine a lancé son accusation mercredi pour annoncer deux jours plus tard qu’elle allait commencer à recueillir les éléments de preuve !


La zone concernée par cette attaque, qui est donc sous le contrôle des rebelles, est contigüe aux positions de l’Armée nationale syrienne. Comment est-il possible qu’un État utilise des armes chimiques ou de destruction massive contre ses propres forces ? C’est absurde ! Ces accusations sont complètement politisées et sont motivées par les avancées de l’Armée arabe syrienne dans son combat contre les terroristes.


Quant à la Commission d’enquête de l’ONU, nous avons été les premiers à la réclamer lorsque des terroristes ont procédé à des tirs de roquettes chargées de gaz toxique dans la banlieue d’Alep. Il est important de rappeler que plusieurs mois avant cette attaque, les États-Unis et l’Occident préparaient déjà l’opinion publique à l’éventualité de l’utilisation d’armes chimiques par l’État syrien... C’est cela qui nous a poussé à les soupçonner d’être au courant des intentions des terroristes quant à l’utilisation de ces armes pour s’en servir dans leurs actes d’accusation contre le gouvernement syrien. Dès la première attaque chimique et après concertation avec la Russie, nous avons décidé de solliciter une commission d’enquête sur le terrain. Mais alors que nous attendions une enquête basée sur les faits, les États-Unis, la France et la Grande Bretagne ont tenté d’exploiter la situation en se fondant sur des rumeurs et des allégations... et ils continuent !


Ces dernières semaines, nous avons travaillé avec la Commission d’enquête pour définir les bases de notre coopération. La première est une ligne rouge indépassable et concerne notre souveraineté nationale exigeant l’organisation de tout le processus en collaboration avec nous. La deuxième est d’admettre que le problème ne se restreint pas à savoir comment sera menée l’enquête, mais aussi la façon dont les résultats seront interprétés devant les Nations-Unis. Nous attendons donc une interprétation objective des données de l’enquête et certes, nous attendons aussi que la Russie bloque toute mésinterprétation visant à servir les agendas et intérêts des politiques étatsuniennes et occidentales. Il est crucial pour nous que l’on puisse distinguer entre les accusations occidentales fondées sur des allégations et des rumeurs, et les résultats d’une enquête que nous avons demandée et qui doit se fonder sur des preuves et des faits concrets.


7. Étant donné les récentes déclarations de l’Administration étatsunienne et d’autres gouvernements occidentaux, pensez-vous que les États-Unis qui n’ont pas exclu la possibilité d’une intervention militaire en Syrie puissent se comporter de la même façon qu’en Irak ? En d’autres termes, pensez-vous qu’ils useront une fois de plus de prétextes fallacieux pour intervenir militairement en Syrie ?


Ce n’est pas la première fois qu’est soulevée l’option d’une intervention militaire. Dès le début, les États-Unis, avec la France et la Grande-Bretagne ont tenté de la mettre en pratique. Malheureusement pour eux, les événements ont pris un cours différent et l’équilibre au sein du Conseil de sécurité s’est établi contre leurs seuls intérêts. Ils ont tenté beaucoup de marchandages avec la Russie et la Chine, mais en vain !


Les conséquences négatives de leurs ingérences en Libye et en Egypte n’étaient pas en leur faveur. L’ensemble a fait qu’il leur est devenu impossible de convaincre leurs peuples et le monde de la justesse et de la sagesse de leurs politiques.


Il en est ressorti que la situation en Libye diffère de celle de l’Egypte, laquelle est différente de celle de la Tunisie, alors que la situation syrienne est différente de toutes les autres... Chaque pays a ses particularités, ce qui fait qu’ils ne peuvent plus jouer à appliquer le même scénario à chaque fois et à tous les États. Ils peuvent tout au plus initier des guerres, mais ils ne peuvent prédire jusqu’où elles les mèneront et comment elles finiront ; ce qui les conduit à réaliser que tous les scénarios qu’ils ont concoctés échappent à leur contrôle.


Désormais, il est clair pour tout le monde que ce qui se passe en Syrie n’est ni une révolution populaire, ni un appel aux réformes. Ce qui se passe en Syrie vise à détruire l’État syrien au moyen du terrorisme. Que diront-ils à leurs populations : « Nous intervenons en Syrie pour soutenir le terrorisme contre l’Etat syrien » !?


8. À quoi se heurteront les États-Unis s’ils décidaient d’intervenir militairement ou de déclarer la guerre à la Syrie ?


Ils se heurteront au même obstacle auquel ils se sont toujours heurtés depuis le Vietnam : l’échec ! Les États-Unis ont mené de nombreuses guerres, mais n’ont jamais été en mesure d’atteindre les objectifs politiques qu’ils s’étaient fixés par la guerre, comme ils n’ont jamais réussi à convaincre le peuple américain du bien fondé de ce type de politique. Oui, les grandes puissances peuvent déclencher les guerres, mais peuvent-elles les gagner ?


9. Monsieur le Président, êtes-vous en contact avec le Président Vladimir Poutine ? Vous entretenez-vous par téléphone ? Si oui, de quoi discutez-vous ?


Notre relation est solide et remonte à de nombreuses années avant la crise. Nous nous contactons de temps à autre, mais il est évident que la complexité des événements en Syrie ne peut se discuter au téléphone. Nous sommes en relation au travers des responsables russes qui nous rendent visite et des responsables syriens qui se rendent à Moscou ; autant de contacts menés loin des projecteurs et des médias.


10. Monsieur le Président, prévoyez-vous une visite en Russie ou une invitation du Président Poutine en Syrie ?


C’est certainement possible, mais les priorités actuelles sont de travailler à alléger l’impact de la violence en Syrie. Chaque jour nous amène son lot de victimes. Mais, il est évident que lorsque les circonstances iront vers le mieux, ces visites dans un sens ou l’autre devront avoir lieu. Actuellement, nos responsables respectifs gèrent bien cette relation.


11. Monsieur le Président, la Russie s’oppose à la politique étatsunienne et européenne, en particulier en ce qui concerne le dossier syrien. Que se passerait-il si jamais la Russie acceptait des compromis en votre défaveur ? Pensez-vous qu’un tel scénario est possible ?


Aujourd’hui, il est important de ne pas examiner les relations russo-américaines à travers la seule crise syrienne qui ne représente qu’un des aspects, mais de se placer dans un contexte plus large et plus global. Les États-Unis ont pensé qu’après l’effondrement de l’Union soviétique, la Russie était à jamais achevée. Mais à partir de la prise de fonction du Président Poutine, fin des années 1990, la Russie a commencé à se redresser progressivement pour retrouver sa position parmi les nations. Du même coup, la guerre froide entre ces deux puissances a repris, mais d’une manière différente et plus subtile.


Les États-Unis ont joué sur plusieurs fronts en s’efforçant de contenir les intérêts russes dans le monde, et en tentant de modifier la mentalité même du citoyen russe censée se rapprocher de la mentalité occidentale en termes de culture et de besoins ; le but étant de mettre fin au rôle important et puissant de la Russie dans plusieurs domaines, dont celui de la Syrie.


Comme tout citoyen russe, vous pourriez vous poser la question de savoir : « Pourquoi la Russie continue-t-elle à soutenir la Syrie ? ». En effet, il est important d’expliquer à tout un chacun que la Russie ne défend pas le Président Bachar al-Assad ou le gouvernement syrien, car le peuple syrien peut choisir n’importe quel autre Président et n’importe quel autre système politique, le problème n’est pas là !


La Russie défend avant tout des principes fondamentaux auxquels elle a adhéré depuis bientôt plus de cent ans et auxquels elle croit, à commencer par la souveraineté des États et la non ingérence dans leurs Affaires intérieures, et ce d’autant plus qu’elle a eu elle-même à en souffrir et que cela continue ! Par ailleurs, la Russie défend ses intérêts dans notre région et c’est son droit. Ces intérêts sont beaucoup plus importants qu’un port sur la Méditerranée à Tartous, comme le prétendent certains analystes superficiels.


Ainsi, d’un point de vue politique, lorsque le terrorisme frappe la Syrie, un pays clé dans la région, il peut affecter la stabilité de tout le Moyen-Orient avant de porter atteinte à la stabilité de la Russie. Les dirigeants russes en sont évidemment parfaitement conscients, contrairement à ceux de nombreux pays occidentaux. Et d’un point de vue social, nous ne devons pas oublier les dizaines de milliers de familles syro-russes, qui créent un pont humain et culturel entre nos deux pays.


Ceci pour dire que si la Russie devait accepter des compromis, comme vous venez de le stipuler, ce serait déjà fait depuis un ou deux ans lorsque l’image était encore floue, même pour certains responsables russes. Aujourd’hui, la situation est très claire. Qui n’a pas fait dans le compromis à l’époque, ne le fera pas aujourd’hui.


12. Monsieur le Président, existent-ils des négociations portant sur la fourniture de carburant ou de matériel militaire par la Russie ? Et concernant votre contrat de défense, avez-vous pris livraison de missiles anti-aériens russes S-300 ?


Aucun pays n’annonce publiquement le type d’armement en sa possession ou le contenu des contrats passés à cet effet. Ce sont là des informations classées « Secret Défense » et « Secret d’État ». En revanche ce que je veux bien vous dire est que tous les contrats dûment signés avec la Russie sont maintenant en cours d’application. Ni la crise, ni les pressions des États-Unis, de l’Europe ou des pays du Golfe n’ont pu l’empêcher. La Russie fournit à la Syrie ce dont elle a besoin pour sa défense et la défense de son peuple.


13. Monsieur le Président, quelle est l’aide dont la Syrie pourrait actuellement attendre de la Russie ? S’agit-il d’une aide financière, d’équipements militaires, ou même d’un simple crédit ?


Sans le retour de la sécurité, il est impossible d’espérer redresser une véritable économie. Néanmoins, ce que la Russie offre actuellement à la Syrie et à son peuple pour sa défense, dans le cadre de contrats militaires passés, pourra faciliter la reprise économique.


De plus et du point de vue strictement politique, le soutien de la Russie à notre droit à l’indépendance dans nos choix et à la souveraineté de notre État a déjà joué un rôle important en faveur notre économie. De nombreux pays ont traduit leur position politique à notre égard par des sanctions dont la plus importante est le blocus économique que nous endurons péniblement, alors que la Russie a fait tout le contraire.


Par conséquent et pour répondre à votre question, les prises de position politiques de la Russie et le respect de ses engagements militaires malgré les pressions étatsuniennes ont considérablement aidé notre économie, abstraction faite de l’impact négatif du blocus sur la vie quotidienne du citoyen syrien.


Par ailleurs, il existe plusieurs accords entre la Syrie et la Russie pour diverses marchandises et matières premières. Dans ces conditions, n’importe quel crédit venant de Russie est à considérer comme bénéfique pour les deux parties. Pour la Russie, cela offre de nouvelles opportunités à ses entreprises et industries nationales et lui permet de conquérir de nouveaux marchés. Pour la Syrie, c’est là une occasion qui nous permet de reconstruire notre infrastructure et de rétablir et stimuler notre économie.


Je répète que le soutien de la Russie a joué un rôle essentiel dans beaucoup de domaines importants concernant la sécurité et les besoins élémentaires du citoyen syrien.


14. Monsieur le Président, pouvez-vous préciser l’objet de ces contrats ? Concernent-ils des carburants ou des produits alimentaires de première nécessité ?


Le citoyen syrien subit un siège qui le prive de nourritures, de médicaments et de carburants, autant de produits essentiels à sa vie. Ce que le gouvernement syrien recherche à travers ses contrats avec la Russie, et d’autres pays amis, c’est de les remettre à sa disposition.


15. Nous savons que vous avez décrété de nombreuses amnisties. Ont-elles concerné des rebelles ? Si oui, certains de ces rebelles ont-ils vraiment rejoint les Forces armées ?


Oui, c’est vrai. Et ceci a amené de grands changements, surtout depuis que la situation est devenue plus claire pour beaucoup de gens qui ont compris que la vérité de ce qui se passe en Syrie est tout simplement le résultat du terrorisme. Nombreux sont ceux qui ont choisi de déposer les armes, de revenir vers l’État et de reprendre le cours de leur vie civile. Plus remarquables encore sont ces groupes qui sont passés du combat contre l’Armée nationale au combat à ses côtés. Ceux-là appartiennent à deux catégories. Ils ont été induits en erreur par les médias ou ont été enrôlés de force sous la menace des terroristes. C’est pour cette raison que dès le début de la crise, le gouvernement syrien a adopté une politique de « porte ouverte » à tous ceux qui voulaient faire demi-tour, malgré le fait que beaucoup de gens en Syrie se sont opposés à cette décision qui s’est finalement révélée efficace et a contribué à atténuer la tension de la crise.


16. Monsieur le Président, quels sont les États que vous pouvez qualifier de véritables amis, et quels sont les États ennemis ? Les relations de la Syrie avec plusieurs États ne cessent de se dégrader tels le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie. À qui la faute ?


Les pays qui nous soutiennent sont connus de tous avec la Russie et la Chine sur le plan international, et l’Iran sur le plan régional. Toutefois, je peux dire que nous commençons à voir un changement positif sur la scène internationale. Certains pays qui étaient fortement contre nous ont commencé à modifier leur position, d’autres ont commencé à rétablir leurs relations avec nous. Néanmoins, il est certain que nous ne pouvons ranger ces pays parmi ceux qui nous soutiennent directement.


En face, il y a les pays qui ont directement mobilisé et soutenu le terrorisme en Syrie, principalement le Qatar et la Turquie dans les deux premières années de la crise. Le Qatar finançait les terroristes, tandis la Turquie leur assurait la formation et les couloirs de passage vers la Syrie. Récemment, l’Arabie saoudite a remplacé le Qatar pour le rôle de financier. Pour être tout à fait clair et transparent, l’Arabie saoudite est un État qui n’a rien d’autre que la finance et par conséquent ne peut ni construire une civilisation ni la nourrir, bien au contraire ! La Turquie est un cas différent. Il est désolant qu’un grand pays comme la Turquie se laisse diriger par l’étranger pour quelques dollars. Il est désolant qu’un pays qui a une situation aussi stratégique et une société aussi ouverte se laisse manipuler par un pays du Golfe à la mentalité rétrograde. Toute la responsabilité en incombe évidemment au premier ministre turc, non au peuple turc avec lequel nous partageons patrimoine et traditions.


17. Monsieur le Président, qu’est-ce qui rend les relations russo-syriennes si fortes ? S’agit-il d’intérêts géopolitiques, ou bien est-ce parce que les deux peuples ont eu à souffrir du terrorisme et ont dû le combattre ?


Il ya plusieurs facteurs qui forgent si fortement les relations syro-russes. Le premier vient du fait que la Russie a souffert de l’occupation pendant la Seconde Guerre Mondiale et que la Syrie a été occupée plus d’une fois. Le deuxième vient du fait que depuis l’ère soviétique, la Russie a été l’objet de tentatives continues et répétées d’ingérences étrangères, ce qui est également le cas pour la Syrie. Le troisième, non moins important, vient en effet du terrorisme !


En Syrie, nous comprenons fort bien ce que signifie l’assassinat de civils par des extrémistes tchétchènes, la prise en otage d’enfants comme ce fut le cas à Beslan, ou la détention de gens innocents rendus au théâtre comme à Moscou... En retour, le citoyen russe nous comprend alors que nous goûtons à cette même amère désolation et, comme nous, il ne peut que rejeter les propos d’un Occidental qui vient lui raconter qu’existent « des bons terroristes et des mauvais terroristes » !


Un autre facteur renforce nos liens. Ce sont toutes les familles mixtes russo-syriennes que j’ai déjà évoquées. Elles n’auraient jamais pu autant se multiplier si nous n’avions pas partagé certaines valeurs culturelles, sociales et intellectuelles.


À tout cela s’ajoutent les intérêts géopolitiques que j’ai aussi évoqués. La déstabilisation de la Syrie et de la région concerne la Russie qui est parfaitement consciente du danger de la propagation du terrorisme qui ne connait pas de frontières, contrairement aux Européens et à l’Occident. Il est donc faux de dire que les prises de position d’une grande puissance telle que la Russie ne reposent que sur quelques éléments de circonstance, alors qu’elles se fondent sur un cumul historique de principes culturels et intellectuels.


18. Monsieur le Président, qu’attendez-vous de la Conférence de Genève 2 ?


L’objectif de la conférence de Genève 2 est de soutenir le processus en faveur d’une solution politique à la crise. Toutefois, il est impossible de démarrer le processus politique avant l’arrêt du soutien étranger aux terroristes. Nous attendons donc que cette Conférence commence par exercer des pressions sur les États qui soutiennent le terrorisme en Syrie, pour qu’ils cessent la contrebande d’armes et l’envoi massif de terroristes étrangers dans notre pays.


Lorsque ce premier pas sera franchi, il sera facile de franchir les pas suivants à commencer par le dialogue entre les différentes parties syriennes qui auront à discuter de leur système politique à venir, de leur constitution, de leurs lois et de tout le reste.


Dr Bachar al –Assad
Président de la République arabe syrienne
26/08/2013

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Texte original : Sana / Syrie
http://sana.sy/ara/2/2013/08/26/499188.htm

Note :

[*] Vidéo / Hillary Clinton : nous avons créé AL-Qaïda !
http://www.youtube.com/watch ?v=rOzCMGK6eEc

lundi 26 août 2013

Voir les atrocités insoutenables que les "opposants" font subir aux civils syriens


Le vrai visage de ces pseudo révolutionnaires présentés, depuis 2011, sous les meilleures couleurs par les principaux médias : Le Monde, Libération, Le Figaro, France Télévision, Radio France, TSR en Suisse, etc... On peut voir ici comment les "rebelles" fusillent trois civils, après les avoir interrogés sur leur appartenance religieuse. [Silvia Cattori]
25 août 2013

Cette vidéo filmée par les « rebelles » en Syrie, publiée le 24 août, montre les atrocités qu’ils perpètrent quotidiennement contre les civils syriens.




Les barbares en uniforme, qui fusillent froidement les trois pauvres chauffeurs, appartiennent au groupe terroriste l’ « Etat islamique d’Irak et du Levant » (EIIL) ; la nouvelle force montante dans les zones syriennes dites « libérées ».

On comprend qu’un chauffeur est alaouite. Les deux autres ce n’est pas clair.

Il leur est demandé comment on prie à la manière sunnite. Combien de fois on se prosterne le matin, le midi, le soir.

La paysage que l’ on voit est celui de l’Est syrien, peut-etre Deir Az Zawr, peut-être Bou Kamal, peut-être plus au nord, du coté de Hassake.

Silvia Cattori

Source : http://www.silviacattori.net/article4738.html

[EXCLUSIF] – INTERVIEW. Dr. Bachar al-Assad: «Tous les contrats conclus avec la Russie sont respectés"



Interviewé par Alexander Potapov et Yuri Matsarsky pour le quotidien russe Izvestia, le docteur Bachar al-Assad, président de la République arabe syrienne, a rassuré ses compatriotes et lancés des piques à l’encontre de ses ennemis. A propos de la menace d’invasion par les Etats-Unis et l’Occident, il a parlé de l’échec probable de l’action. Sur ses relations avec Vladimir Poutine et du destin commun entre les Russes et les Syriens, il a dit que tout était au beau fixe. Ensuite, il a aussi parlé des contrats signés avec la Russie.

Izvestia : Monsieur le Président, la question la plus urgente aujourd’hui est: quelle est la situation en Syrie ? Quels sont les territoires qui restent sous le contrôle des rebelles ?

Bachar al-Assad: On ne peut parler de zones qui sont sous le contrôle des terroristes. Le territoire est sous le contrôle de l’armée. Il y a un ennemi qui a occupé notre terre. Nous avons affaire à des terroristes infiltrés dans les villages et à la périphérie des villes. Ce sont des criminels qui tuent des innocents, détruisent les infrastructures. L’armée, les forces de sécurité et la police ont pour mission de les anéantir et de les détruire. Ceux qui parviennent à survivre passent dans d’autres régions et intègrent d’autres gangs. Ainsi est l’essence même de notre mission commune, celle de la destruction des terroristes. La principale raison de la poursuite des hostilités, c’est qu’un grand nombre de ces gens arrivent sans cesse en Syrie à partir de l’étranger. Mensuellement, on dénombre sur notre terre, des dizaines de milliers. En outre, la poursuite du financement de ces terroristes venus de l’étranger et armés par eux se poursuit. Mais je vous rassure, il n’y a aucun endroit où ne peut entrer l’armée gouvernementale. Quand elle vient, elle détruit ces terroristes où elle les rencontre.
Bachar al-Assad: «Tous les contrats conclus avec la Russie sont menées"
La presse occidentale indique que les terroristes couvrent environ 40 à 70% du territoire de la Syrie. En fait, est-il loin le temps où le gouvernement syrien contrôlait son territoire ?

Aucune armée dans aucun pays du monde ne sera pleinement opérationnelle dans tout le pays. Les terroristes tirent avantage de cela en essayant de pénétrer là où il n’y a pas d’armée. Nous avons purifié chaque province qui comprenait des nids de terroristes. Par conséquent, je le répète, le problème ne se situe pas dans une zone contrôlées par les terroristes car, il change tous les jours et toutes les heures. La presse occidentale s’inspire de leurs fictions ou des films d’action.

L’armée arabe syrienne peut pénétrer dans une zone occupée par les terroristes et les détruire ? Je vais vous le dire avec certitude, "Oui." L’armée continue de le faire. Il prend plus de temps, parce que la guerre qui nous a été imposée ne s’arrêtera pas immédiatement. Il faut un temps relativement long. Et nous payons un lourd tribut causé par cette guerre mais, la destruction de tous les terroristes en Syrie se fera.

Sont-ils des terroristes comme vous le dites ? Certains groupes ne sont-ils pas distincts des radicaux ou alors tous font partie d’une force énorme, qui vise à déstabiliser le Moyen-Orient, y compris la Syrie ?

Nous avons affaire à des groupes particuliers qui forment un ensemble constitué par des armées terroristes. Ils sont très similaires. Primo, tout d’abord, sur le plan idéologique, et deusio, ils reçoivent de l’argent à partir des mêmes sources. Leur idéologie, le radicalisme, ne supporte pas l’existence d’autres croyances religieuses, à l’exception de celle professée par leurs soins. Ils ont des leaders idéologiques communs tels que al-Zawahiri, mais chaque groupe a son propre guide. Leurs sponsors, comme je l’ai dit, sont les mêmes, ils sont même des états, comme l’Arabie Saoudite.

Malgré la désunion des groupes, leurs parrains et des leaders d’opinion ont la capacité de manipuler chacun d’entre eux par des messages radicaux. Par exemple, ils peuvent leur dire: «Les musulmans sont obligés d’effectuer le jihad en Syrie." En conséquence, des milliers de militants sont envoyés ici pour nous combattre. Ces sponsors contrôlent également les groupes de bandits, leur fournissent des armes et des fonds pour qu’ils commentent des actes spécifiques de terrorisme.

Enfin, même l’Arabie Saoudite combine les fonctions d’idéologue et de sponsor: faire circuler les rebelles wahhabites par idéologie tout en les soutenant avec de l’argent.

Le gouvernement syrien parle de relation étroite entre Israël et les terroristes. Mais pourtant, la simple mention d’Israël met en colère les islamistes radicaux. Comment, dans ce cas, la coopération est-elle possible entre les deux ?

Pourquoi Israël ouvre le feu sur nos troupes quand nous combattons les terroristes à la frontière ? Et pourquoi ne pas nous prévenir ? Et pourquoi Israël cache les terroristes à la frontière loin de nos troupes sur son territoire, alors même qu’il attaque la partie syrienne de l’autre côté ? Pourquoi Israël, à plusieurs reprises, ces derniers mois, a attaqué essentiellement les parties de l’armée arabe syrienne ? Mais, le principal élément de preuve des résultats de la coopération en Israël et les terroristes est le suivant :

Israël a dit à plusieurs reprises que ses hôpitaux ont soigné des dizaines de terroristes. Si ces groupes détestaient tellement Israël comme énoncé, c’est à dire qu’ils deviennent hystériques à l’évocation du nom d’Israël, pourquoi ces groupes radicaux qui luttent maintenant contre l’Egypte et la Syrie, et tout au long de leur histoire, n’ont jamais effectué d’opérations contre Israël ?

Eh bien, rappelons les "qui" ont initialement créé ces groupes ? Ces terroristes recrutés et soutenus par les Etats-Unis et l’Occident et l’Arabie Saoudite sont financés par eux depuis le début des années 1980, afin de lutter contre les Soviétiques en Afghanistan. Comment alors ces groupes, fils de l’Occident et de l’Amérique, seront-ils capables de frapper Israël ?
Photo: Service de presse du président de la Syrie Bachar al-Assad

Notre entrevue sera traduit en plusieurs langues, de nombreux dirigeants du monde, y compris ceux qui s’opposent à vous, le liront. Que voulez-vous leur dire ?

Parmi les chefs d’Etat à l’heure actuelle, il y a de nombreux politiciens, mais juste quelques leaders. Le fait est que, ils devraient apprendre car, ils ne savent rien à l’histoire. Certaines personnes oublient très vite le passé récent.

Ont-ils tiré les leçons des 50 dernières années ? Ont-ils au moins consulté les documents de leurs prédécesseurs qui sont, depuis la guerre du Vietnam, derrière toutes les guerres jusqu’à maintenant ? Ont-ils compris que ces guerres n’ont apporté que le chaos et l’instabilité au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde ?

Ce sont à ces politiques-là, que je tiens à expliquer ce qu’est le terrorisme car, le terrorisme ne saurait être une carte dans leur poche, qu’ils peuvent prendre et utiliser comme ils veulent, à leur guise. Le terrorisme est comme une piqûre de scorpion à tout moment. En conséquence, on ne peut pas être pour le terrorisme en Syrie et contre lui au Mali. Vous ne pouvez pas soutenir le terrorisme en Tchétchénie et dans la lutte contre l’Afghanistan.

Je vais clarifier ce que je dis, il ne s’agit pas de tous les dirigeants et les chefs de certains pays occidentaux. Ils seraient plus utiles à leurs pays que de s’occuper des affaires des autres. Ils seraient plus crédibles dans leurs propres régimes fantoches, s’ils écoutaient leurs opinions publiques. Peut-être alors que la politique occidentale sera proche de la réalité.

Si vous insistez pour que j’envoie un message au monde, je dis: si quelqu’un veut transformer la Syrie en une marionnette de l’Occident, alors il ne pourra pas. Nous sommes un pays indépendant et lutterons contre le terrorisme. Nous sommes libres de construire nos relations avec les pays avec lesquels nous souhaitons, et dans l’intérêt du peuple syrien.

Le mercredi, le gouvernement syrien a fait face à des accusations par les rebelles de l’utilisation des armes chimiques. Cette accusation a été immédiatement reprise par un certain nombre de dirigeants occidentaux. Quelle est votre réponse à cela ? Allez-vous permettre à la Commission spéciale de l’ONU d’enquêter sur cette affaire ?

Les déclarations faites par les politiciens aux États-Unis, en Occident et dans d’autres pays, sont une insulte au bon sens et un mépris de l’opinion publique de leur peuple. Cela n’a aucun sens: nous sommes inculpés, et ceci, avant même qu’on ait recueilli des preuves. Et, ils traitent avec les pays puissants – les États-Unis. Autrement dit, le mercredi nous avons été accusés, et deux jours plus tard, le gouvernement américain a annoncé le début de la collecte de preuves. Et comment font-ils pour recueillir des éléments de preuve à distance ? Notre armée est accusée d’avoir utilisé des armes chimiques dans une zone qui est censé être sous le contrôle des insurgés. En fait, dans cette zone, il n’y a pas une ligne claire du front, entre l’armée et les militants. Et comment le gouvernement peut-il utiliser des produits chimiques ou d’autres armes de destruction massive dans un endroit où sont concentrés ses troupes ? Ceci est contraire à la logique, c’est élémentaire. Donc, ce genre d’accusations sont politiques et, la vraie raison pour laquelle cela a été causé, ce sont des séries de victoires par les forces gouvernementales au cours de ces derniers jours, sur les terroristes.

Quant à l’enquête sur les crimes de guerre en Syrie, nous sommes les premiers qui avont exigé l’arrivée d’une commission internationale. Lorsque des terroristes ont tiré une roquette avec un gaz toxique à Alep, peu de temps après de nombreuses déclarations en Occident sur l’état de préparation des forces gouvernementales à utiliser des armes chimiques, nous avons demandé la visite d’experts étrangers. Cette position a été convenu avec la Russie, nous aimerions voir les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne reconnaître que ce n’était pas nous, mais nos adversaires qui avaient fait usage des armes chimiques à Khan al-Assal. Vu dans le cas de ces faits précis, pas besoin d’avoir des allégations non fondées.

Au cours des dernières semaines, nous avons négocié avec l’ONU sur les travaux de la commission, enfin, les experts sont venus chez nous (et quelques heures après l’entrevue, on a appris que le gouvernement de la Syrie et de la commission de l’ONU a adopté une procédure d’action conjointe pour enquêter sur l’utilisation présumée d’armes chimiques ). Les résultats de leurs travaux seront présentés à l’ONU.

Mais vous savez aussi que les résultats peuvent être interprétés en faveur de chaque pays. Par conséquent, nous nous attendons à ce que la Russie ne permette pas d’interpréter les documents dans l’intérêt de la politique américaine et occidentale en général.

A en juger par les déclarations des dirigeants américains et un certain nombre d’autres pays occidentaux faites au cours des derniers jours, les Américains n’excluent pas une action militaire en Syrie. Vous admettez que les Etats-Unis agiront de la même manière que l’exploitation en Irak, en essayant de trouver un prétexte à une invasion ?

La question d’une intervention militaire en Syrie qui se précise ? Ce n’est pas la première fois. Dès le début de la crise, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne, on a essayé de faire une intervention militaire mais, pour leur malheur, les choses ont pris une tournure différente. Ils ont essayé de convaincre la Russie et la Chine de modifier leur position au Conseil de sécurité de l’ONU, mais ceci n’a pas fonctionné.

Ils ont été incapables de convaincre leur peuple et le monde, avec ce qu’ils ont entrepris de faire en matière politique au Moyen-Orient, sans intelligence et qui s’avère utile. Ils ont également constaté que la situation ici est différente de celle en Egypte et en Tunisie.

Le même scénario de la «révolution arabe» a cessé d’être convaincant. Ils peuvent commencer une guerre, mais ne peuvent pas savoir combien de temps cela va durer et combien sont différents, les écarts entre des territoires. Ils ont réalisé que leur scénario était hors de contrôle.

Un autre obstacle à une intervention militaire, c’est la compréhension de tout ce qui se passe en Syrie. Ce n’est pas la révolution d’un peuple qui réclame des réformes. C’est du terrorisme. Dans cette situation, les dirigeants occidentaux ne peuvent dire à leurs concitoyens: «Nous allons à la Syrie afin de soutenir le terrorisme."

Monsieur le Président, à quoi les Etats-Unis devraient-ils s’attendre s’ils osent faire une guerre contre la Syrie ou même une invasion du pays ?

Les États-Unis doivent s’attendre à un échec, comme dans toutes leurs précédentes guerres, du Vietnam à nos jours. L’Amérique a participé à de nombreuses guerres mais n’a jamais été en mesure d’atteindre les objectifs politiques pour lesquels ces guerres ont commencé. Ils ne sont pas en mesure de convaincre leur peuple multi-ethnique d’une mesure de justice dans la guerre, ainsi que d’inculquer leur idéologie aux autres pays. Oui, en effet, les grandes puissances peuvent déclencher une guerre, mais peuvent-ils gagner ?
Photo: Service de presse du président de la Syrie Bachar al-Assad

Êtes-vous en relation avec le président russe Vladimir Poutine ? Communiquez-vous avec lui au téléphone ? Si oui, quelles sont les questions sur lesquels vous discutez ?

Nous avons, avec le président Vladimir Poutine, des relations de longue date établies bien avant la crise syrienne. De temps en temps, nous nous contactons. Bien sûr, au téléphone, pour discuter des questions aussi complexes que celle de la crise syrienne, c’est impossible. Les relations entre nos deux pays sont désormais pris en charge par les décideurs russes qui nous visitent, soit par leurs homologues syriens, qui sont envoyés à Moscou.

Envisagez-vous de visiter la Russie dans un avenir proche ou d’inviter le président russe dans votre pays ?

C’est certainement possible, mais, je pense qu’il est d’abord nécessaire de faire tous les efforts pour résoudre la crise syrienne. Maintenant, nous perdons des gens tous les jours, mais quand les circonstances s’amélioreront, j’irai rendre visite au président Poutine, ou bien je l’inviterai à Damas.

Restons sur le thème russe. Vous savez que la Russie s’oppose à la politique américaine et l’UE sur la question syrienne. Que se passerait-il si la Russie céde à leur pression ? Pensez-vous à un tel scénario ?

À ce jour, il est important d’examiner les relations russo-américaines, non seulement par la crise syrienne, nous avons besoin d’une vision plus large. La différence de positions sur la crise syrienne – juste une des contradictions existantes entre vos pays. Avec l’effondrement de l’Union soviétique, les Etats-Unis croyaient que la Russie est détruite à jamais. Mais à la fin des années 1990 avec l’avènement de Vladimir Poutine, la Russie a progressivement gagné avec force et insistance, à défendre ses positions. À la suite d’une nouvelle guerre froide pour l’influence politique, les États-Unis ont agi sur elle sur plusieurs fronts, en essayant constamment de bloquer les intérêts de la Russie dans le monde.

Le but des États-Unis est de minimiser le rôle de la Russie dans l’arène internationale, y compris par des moyens de pression sur la question syrienne.

Vous pouvez demander pourquoi la Russie soutient la Syrie. Et il est très important d’expliquer ce point. La Russie d’aujourd’hui ne protège pas le président ou le gouvernement de Bachar al-Assad. Le peuple syrien peut choisir un président et un gouvernement différent.

La Russie défend des principes idoines datant d’une centaine d’années: les principes d’indépendance et de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États. La Russie elle-même en a, à maintes fois souffert de ça.

En outre, la Russie défend ses intérêts dans la région, et c’est son droit. Ces intérêts ne sont pas limités au port de Tartous, par exemple. Ses intérêts sont beaucoup plus profonds: les attaques terroristes contre la Syrie menacent la stabilité de tout le Moyen-Orient. La déstabilisation ici se reflétera sur la Russie. Préservez votre pays, contrairement à de nombreux dirigeants des pays occidentaux qui doivent comprendre cela.

Quant à la situation culturelle et sociale, nous ne devons pas oublier les milliers de familles russo-syriennes qui créent un pont culturelle et sociale entre les deux pays. La Russie a été prudente il y a deux ans. Aujourd’hui, en Syrie, la situation est devenue tout à fait claire pour tous.

Y’a-t-il des négociations avec la Russie pour l’approvisionnement en carburant, de marchandises et d’armes ? Je tiens particulièrement à poser des questions sur le contrat de fourniture de S-300 (missiles). Ont-ils été livrés ?

Cela fait partie des secrets d’Etat et des forces armées. Bien sûr, aucun pays ne peut prétendre à l’existence de certaines armes ou signer des contrats sans leur approvisionnement.

Mais, je tiens à dire que tous les contrats conclus avec la Russie sont respectés. Et, ni la crise, ni la pression des Etats-Unis, l’Europe et les pays du Golfe n’ont pu empêcher leur mise en œuvre. La Russie fournit à la Syrie ce qu’il faut pour préserver et protéger son peuple.
Photo: Service de presse du président de la Syrie Bachar al-Assad

Quel genre d’aide attend la Syrie de la Russie: économique ? La Syrie n’a pas l’intention de demander un prêt à la Russie ?

Lorsque la sécurité nationale est affaiblie, ceci conduit aussi à des conditions d’affaiblissement économique. Et le fait que la Russie signe des contrats militaires avec la Syrie va certainement conduire à une amélioration de la situation économique en Syrie.

Le soutien de la Russie pour notre droit à affirmer notre indépendance dès le début, a aidé notre économie. Un certain nombre d’Etats opposés au peuple syrien ont causé de graves dommages à notre économie, principalement, en raison du blocus économique. Nous souffrons de ça aujourd’hui. Heureusement, la Russie a agi très différemment.

Le soutien politique par la Russie, et l’exécution précise des contrats militaires en dépit de la pression américaine taillée de manière significative, a protégé notre situation économique. Pour la Russie, cela peut signifier l’expansion des marchés et de nouvelles opportunités pour les entreprises russes et de la Syrie. C’est une occasion d’amasser des fonds pour le développement de sa propre économie. Sans compter les contrats déjà signés avec différentes sociétés russes qui fourniront une variété de produits.

Encore une fois, je dirais que la position politique de la Russie et son soutien ont un effet positif sur la Syrie, la stabilité et la prospérité des citoyens syriens.

Pouvez-vous spécifier les détails de l’accord: est-ce un apport en carburant ou en nourriture ?

Les sanctions économiques bloquent les citoyens syriens qui reçoivent de la nourriture, des médicaments et du carburant. Ce sont les produits de base nécessaires à la vie. Et, en conséquence, le gouvernement syrien signe en ce moment des accords avec la Russie et d’autres pays amis, qui permettrons d’ajuster ces produits.

Pour revenir à la question syrienne, nous savons que vous avez décrété, à plusieurs reprises, des amnisties. Quels sont les résultats ? Y’a-t-il quelqu’un parmi ces rebelles amnistiés qui se bat dans les rangs des forces gouvernementales ?

Oui, c’est vrai, et, l’amnistie produit des résultats positifs. Surtout quand l’image de ce qui se passe en Syrie est devenue claire pour tous.

La plupart des rebelles ont déposé les armes et sont retournés à une vie normale. Beaucoup d’entre eux sont allés au gouvernement. Ces groupes sont divisés en deux parties: la première a été trompée par la presse, la seconde, ce sont ceux qui ont été contraints d’aller aux milices en raison de menaces terroristes. Par conséquent, nous croyons toujours que nous devrions laisser la porte ouverte à ceux qui ont décidé d’aller à l’encontre de leur pays. Alors que beaucoup de personnes, en Syrie, étaient opposés à l’amnistie, elle est positive et est en mesure de réduire les tensions dans la société.

Monsieur le Président, quels pays sont vos principaux alliés, et lesquels sont vos adversaires ? Les relations de la Syrie avec certains pays comme le Qatar, la Turquie et l’Arabie saoudite se sont sensiblement dégradées: qui faut-il blâmer ?

Les pays avec lesquels nous avons de bonnes relations sont la Russie et la Chine, et au niveau régional, l’Iran. Mais, je peux dire que dans le monde, il y a un changement positif: certains pays qui étaient radicalement contre nous ont commencé à changer leurs positions, tandis que d’autres ont déjà restauré leurs relations avec la Syrie. Hélas, il y a des pays qui ne nous soutiennent pas. Certains états sont les soutiens des terroristes en Syrie: le Qatar ou encore la Turquie. Comme sponsor du terrorisme, après la Qatar, l’Arabie saoudite a repli le flambeau. L’Arabie saoudite est un pays qui ne dispose que d’argent. Mais celui-ci ne peut pas créer une société civilisée ou maintenir la paix sociale.

Si l’Arabie Saoudite agit en tant que sponsor principal, il est à regretter la position de la Turquie. Peut-être que ce pays est sous contrôle avec juste une poignée de dollars. C’est triste de voir ce pays désormais contrôlé par les pays du Golfe malgré sa position stratégique et sa société progressiste. Je parle du premier ministre de la Turquie, pas du peuple turque avec qui nous avons en commun de nombreuses coutumes et le même patrimoine.

Qu’est-ce qui se cache derrière la position commune entre la Russie et la Syrie, est-ce une similitude des deux nations, qui doivent composer avec la menace constante du terrorisme ou des intérêts géopolitiques ?

Les relations russo-syriennes ont beaucoup de point en commun. Le premier d’entre eux, la Russie a connu une occupation pendant la Seconde Guerre mondiale, la Syrie, aussi, qui a été à plusieurs reprises occupée. Deuxièmement, la Russie comme la Syrie a souffert de nombreuses tentatives d’ingérence dans ses affaires intérieures. Troisièmement, c’est du terrorisme. En Syrie, nous comprenons ce que signifie tuer des civils, tout comme le Caucase du Nord. Nous savons ce qu’ont été la prise d’otages de Beslan et celle du théâtre Doubrovka, à Moscou. Ainsi, les Russes comprennent ce que nous devons faire en Syrie parce qu’ils ont eux-mêmes été victimes du terrorisme. Alors, quand les responsables occidentaux disent qu’il y a un mauvais terrorisme et un terrorisme modéré, les Russes ne croient pas à ça.

Il y a une autre similitude entre la Russie et la Syrie, c’est celle des familles mixtes. Si ce n’était pas pour les similitudes culturelles, sociales et mentales, il y aurait ces familles qui lient les deux pays. Ajoutez à tout cela, il y a des intérêts géopolitiques dont j’ai également parlé. L’instabilité en Syrie ou dans la région, dans son ensemble donc, affectera également la Russie. Elle est bien consciente et ne comprend pas que l’Europe et l’Occident car, la menace terroriste n’a pas de frontières. Il serait faux de penser que la position d’un grand Etat comme la Russie est basée essentiellement sur un ou deux principes.

Qu’attendez-vous de la conférence Genève-2 ?

La mission de la conférence de Genève est d’ouvrir la voie à une solution politique en Syrie. Mais, nous ne pouvons pas entamer un vrai dialogue politique, tant qu’ils soutiennent le terrorisme. Ce que nous attendons de Genève, c’est qu’il exerce une pression sur les pays qui soutiennent le terrorisme en Syrie. Ils ont besoin d’arrêter la contrebande d’armes et de mercenaires. Quand on arrivera à cette étape, il sera beaucoup plus facile de travailler sur l’organisation du dialogue politique entre toutes les parties syriennes et sur la forme future de gouvernement, la loi et la Constitution.

Source.

Traduction: Allain Jules